En raison du mouvement de grève à Bpost, nous vous recommandons de privilégier les envois par Mondial Relay sur notre site.
Le marché et la langue occitane au vingt-et-unième siècle : microactes glottopolitiques contre subst
Alén Garabato Carmen ; Boyer Henri
LAMBERT-LUCAS
15,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782359353105
Depuis deux décennies. dans les régions du sud de la France. l'émergence de nouveaux usages de l'occitan dans les raisons sociales d'entreprises et les noms de produits et services commerciaux constitue un paradoxe : cette langue dominée, dont les usagers natifs sont en voie d'extinction, est mise en scène sous forme de lexies et dénoncés dont la visibilité est inversement proportionnelle à la normalité, témoignant souvent d'une grande créativité. Nommer une cave " Opi d'aquí " [Opium d'ici], une bière " Trobairitz " [Femme troubadour], un vin rosé " Lo camin del còr " [Le chemin du coeur] ou des pâtes alimentaires " Camba de blat " [Jambe de blé] n'est pas anodin. Il s'agit de microactes glottopolitiques qui entrent en dissonance avec la substitution de l'occitan par le français. Ce phénomène n'est pas sans lien avec une évolution positive de la perception de l'occitan par la société : la multiplication de ces pratiques — concernant une langue en voie de disparition — est digne de mobiliser l'attention des sociolinguistes.
Nombre de pages
144
Date de parution
18/06/2020
Poids
235g
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782359353105
Titre
Le marché et la langue occitane au vingt-et-unième siècle : microactes glottopolitiques contre subst
Auteur
Alén Garabato Carmen ; Boyer Henri
Editeur
LAMBERT-LUCAS
Largeur
0
Poids
235
Date de parution
20200618
Nombre de pages
144,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Cet ouvrage analyse la vitalité sociolinguistique de l'occitan, dans une société où cette langue est peu présente. Les périodiques en langue d'oc se sont développés à la périphérie du grand marché de la presse d'expression française. Elaborées par des militants, ces publications survivent grâce aux efforts de leurs créateurs. Carmen ALEN GARABATO les analyse comme des actes de résistance à un processus d'homogénéisation linguistique et culturelle.
Les deux dynamiques sociolinguistiques analysées dans cet ouvrage concernent deux langues dominantes officielles, prestigieuses et de portée internationale (le français et l'espagnol) et deux langues dominées à portée communicative limitée à un territoire qui correspond (plus ou moins) à une ou plusieurs régions à l'intérieur d'un Etat : la galicien en Espagne et l'occitan en France. L'analyse en regard de ces deux cas de contact linguistique s'avère éclairante pour mieux comprendre les différentes étapes et les différentes formes d'un conflit diglossique.
Malgré les efforts uniformisateurs de la plupart des Etats, de nombreuses minorités linguistiques continuent d'exister sur le vieux continent. Les langues sont de plus en plus considérées comme des éléments du patrimoine. Des instruments de protection à visée universaliste ont été élaborés au sein du Conseil de l'Europe : la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires et la Convention cadre pour la protection des minorités nationales. Mais tous les Etats n'ont pas signé et ratifié ces traités et la question des minorités continue à être source de conflit. Abordant notamment la situation glottopolitique en Ukraine, Lettonie, Estonie, Moldavie et Albanie, en Aragon, Catalogne et Andorre, au Pays Basque, en Bretagne, en Corse et en Nouvelle Calédonie, ainsi que celle des Rroms et celle des locuteurs italiens du francoprovençal, l'ouvrage s'articule en trois parties qui présentent de nombreuses transversalités thématiques : La première partie est consacrée aux particularités de diverses minorités ; La deuxième étudie plus généralement les rapports entre langue, identité, nation et Etat ; La troisième propose divers éclairages - juridiques, politiques, sociaux et culturels - sur la situation des minorités linguistiques. L'index terminal fait ressortir les liens thématiques et conceptuels existant entre les différents textes qui composent le recueil.
Dans une région montagneuse et tourmentée de l'Afrique Occidentale, où le problème de la subsistance se pose de façon aiguë, une population a frappé depuis longtemps les observateurs par la hardiesse de son architecture, la qualité de son artisanat, la vitalité de ses rites et la beauté de ses manifestations culturelles. Depuis les travaux classiques de Marcel Griaule, les Dogon sont un des hauts lieux de la littérature ethnographique. Geneviève Calame-Griaule, sa fille, en renouvelle l'étude. Civilisation du verbe : le mythe même de la création y atteste le rôle primordial de la parole. Les ancêtres des hommes, êtres proches du poisson, descendus sur la terre avec "l'Arche du monde", reçoivent le miracle de la parole de Nommo, leur compagnon, lui-même fils de l'oeuf fécondé par la "parole" d'Amma. Dans ce monde créé, tout "parle". L'homme cherche son reflet dans tous les miroirs d'un univers à son image, dont chaque brin d'herbe, chaque moucheron, est porteur d'une "parole", d'un symbole. Si la réalité est ainsi comme un livre dont il faut, pour un esprit dogon, interpréter les signes et décoder le message, il est clair que ces "archives de la parole du monde" se sont constituées, au cours des siècles, selon des habitudes et des lois qui dominent la mentalité dogon. D'où une théorie et une mythologie de la parole ; d'où l'inventaire de ses rôles dans la vie amoureuse et religieuse comme dans la solution des conflits sociaux ; d'où sa place enfin parmi les autres moyens d'expression que sont la plastique et la musique. C'est toute la conscience qu'une collectivité a d'elle-même et du monde qui nous est ainsi restituée. Vaste inventaire. Patient déchiffrement. Mais cette analyse exemplaire que fait Geneviève Calame-Griaule des rapports entre le langage et une société particulière revêt alors un sens universel." (Présentation de la première édition, Paris, Gallimard, 1965) Geneviève Calame-Griaule.