Alén Garabato Carmen ; Arnavielle Teddy ; Camps Ch
L'HARMATTAN
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EAN :9782296084056
Si la Romanistique, entendue comme l'ensemble du champ des études de divers ordres concernant Les Langues romanes, n'est plus la " praeceptrix linguisticae " dont parlait Leo Spitzer, elle reste un domaine de recherches linguistiques très fécond, d'autant qu'il intègre, sans renier sa tradition historienne, la diversification liée à l'expansion de quelques langues majeures. Elle s'incarne dans des institutions (revues, sociétés, centres de recherche, ...), se manifeste à travers des rassemblements et des rencontres d'envergure (congrès, colloques, ...), mais a peine à se maintenir dans les cursus d'enseignement et de recherche universitaires, notamment en France, en même temps que la pratique comparatiste large se fait rare. Ce constat a été le point de départ du colloque international La Romanistique dans tous ses états, organisé par Le laboratoire DIPRALANG (EA 739) avec la collaboration du CERC et de REDOC (ETOILL, E.A. 3020), qui s'est tenu à Béziers (Centre Du Guesclin, Université Montpellier III) du 15 au 17 mai 2008.
Nombre de pages
320
Date de parution
23/04/2009
Poids
565g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296084056
Titre
La romanistique dans tous ses états
Auteur
Alén Garabato Carmen ; Arnavielle Teddy ; Camps Ch
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
565
Date de parution
20090423
Nombre de pages
320,00 €
Disponibilité
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Cet ouvrage analyse la vitalité sociolinguistique de l'occitan, dans une société où cette langue est peu présente. Les périodiques en langue d'oc se sont développés à la périphérie du grand marché de la presse d'expression française. Elaborées par des militants, ces publications survivent grâce aux efforts de leurs créateurs. Carmen ALEN GARABATO les analyse comme des actes de résistance à un processus d'homogénéisation linguistique et culturelle.
Les deux dynamiques sociolinguistiques analysées dans cet ouvrage concernent deux langues dominantes officielles, prestigieuses et de portée internationale (le français et l'espagnol) et deux langues dominées à portée communicative limitée à un territoire qui correspond (plus ou moins) à une ou plusieurs régions à l'intérieur d'un Etat : la galicien en Espagne et l'occitan en France. L'analyse en regard de ces deux cas de contact linguistique s'avère éclairante pour mieux comprendre les différentes étapes et les différentes formes d'un conflit diglossique.
Malgré les efforts uniformisateurs de la plupart des Etats, de nombreuses minorités linguistiques continuent d'exister sur le vieux continent. Les langues sont de plus en plus considérées comme des éléments du patrimoine. Des instruments de protection à visée universaliste ont été élaborés au sein du Conseil de l'Europe : la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires et la Convention cadre pour la protection des minorités nationales. Mais tous les Etats n'ont pas signé et ratifié ces traités et la question des minorités continue à être source de conflit. Abordant notamment la situation glottopolitique en Ukraine, Lettonie, Estonie, Moldavie et Albanie, en Aragon, Catalogne et Andorre, au Pays Basque, en Bretagne, en Corse et en Nouvelle Calédonie, ainsi que celle des Rroms et celle des locuteurs italiens du francoprovençal, l'ouvrage s'articule en trois parties qui présentent de nombreuses transversalités thématiques : La première partie est consacrée aux particularités de diverses minorités ; La deuxième étudie plus généralement les rapports entre langue, identité, nation et Etat ; La troisième propose divers éclairages - juridiques, politiques, sociaux et culturels - sur la situation des minorités linguistiques. L'index terminal fait ressortir les liens thématiques et conceptuels existant entre les différents textes qui composent le recueil.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...