De son père, Héloïse, jeune métisse qui n'a jamais quitté sa banlieue, ne sait rien, à part les petits bouts de légende trafiqués par sa mère. Invitée à Ti-Brava par ce géniteur désinvolte, Héloïse est accueillie par sa demi-s?ur africaine Parisette. Face à l'absence du père, c'est elle qui l'initiera, à Ti-Brava, petit pays ouest-africain voilé par l'ombre jurassique du dictateur Yamatoké. Héloïse et Parisette, la Française et la Ti-Bravienne? Deux moitiés de noix de cola, s'ajustant avec délices. Deux ingénues dans la tourmente rêvée par un Sade tropical, qui aurait forcé sur le jazz, la BD et l'alcool de palme. Né en 1966 au Togo, Kangni Alem est auteur, metteur en scène et comédien. Fondateur de l'Atelier Théâtre de Lomé, il a obtenu en 1990 le Prix Tchicaya U'Tamsi du Concours Théâtral Interafricain. Il vit aujourd'hui à Bordeaux. Son écriture, qui explore les contradictions de la mémoire sociale de son pays, lui vaut d'être connu et admiré comme un auteur "engagé'. Kangni Alem est l'auteur de trois pièces de théâtre ('La Saga des rois" et "Chemins de croix" publiées aux Nouvelles Éditions Africaines du Togo, en 1991 et 1992, et "Nuit de cristal', Le Bruit des Autres, 1994), et de recueils de nouvelles ('La Gazelle s'agenouille pour pleurer', Éditions Acoria, coll. Fictivores, 2000). Il a également participé au recueil"Amours de villes, villes africaines"(coédition Dapper - Ed. Fest'Africa, 2001), avec un texte sur Lomé, la capitale de ses origines."Coca Cola Jazz"est son premier roman. Quatrième de couverture Héloïse, jeune métisse, n'a toujours connu de son père que ce que sa mère a toujours bien voulu lui raconter. Un jour pourtant, ce géniteur évanescent sort de l'ombre et l'invite à entreprendre le voyage jusqu'à TiBrava. Et la voilà partie, avec dans ses bagages, un viatique insolite: le manuscrit d'un roman inachevé, témoignage d'un passé lointain, quand le père rêvait de devenir écrivain. Mais le père tant rêvé n'est pas au rendez-vous. À sa place, pour accueillir Héloïse, sa demi-s?ur Parisette. Héloïse et Parisette, la Française et la TiBravienne. Deux moitiés de noix de cola, s'ajustant avec délices, même si l'une a le teint ivoire et l'autre des reflets violacés. Deux ingénues dans la tourmente rêvée par un Sade tropical, qui aurait forcé sur le jazz, la BD et l'alcool de palme. Sur le thème de la quête des origines, Kangni Alem nous livre ici un premier roman délirant. "
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Nombre de pages
203
Date de parution
16/03/2002
Poids
230g
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EAN
9782906067820
Titre
Cola cola jazz
Auteur
Alem Kangni
Editeur
DAPPER
Largeur
0
Poids
230
Date de parution
20020316
Nombre de pages
203,00 €
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Je m'appelle Apollinaire, j'ai soixante-dix ans, un diabète, du cholestérol, et je fais de l'hypertension. Ce tableau clinique généreux pourrait surprendre, si je ne m'empressais d'ajouter qu'il ne m'empêche pas aussi de m'offrir, de temps à autre, quelques plaisirs, ceux-là même qu'un vieillard sous les tropiques ne se refuse pas, même avec un risque d'AVC suspendu au-dessus de sa tête. Je ne sais ce qui me pousse à l'avouer, sinon le désir de nouer un pacte de vérité dès l'entrée de ce récit qui couvre trois journées de ma vie."Pendant trois jours, Apollinaire cherche à comprendre l'affaire la plus emblématique qu'il ait perdue. Son client, KA, avait été accusé d'un crime atroce. Il avait pris les proportions de la légende : KA était devenu le criminel le plus honni, le plus médiatisé du jeune Etat de Tibrava. Le pays tout juste indépendant, mené d'une main de fer par un dictateur soucieux de l'ordre publique, avait rendu un jugement sans appel. KA avait été condamné à mort sans qu'Apollinaire ne puisse rien tenter. Trop jeune, trop inexpérimenté, commis d'office, un peu lâche aussi, il n'avait pas su comprendre le crime et la sentence. Apollinaire ne veut pas prendre sa retraite sans comprendre ce crime qui le hante. Il s'engage alors sur un chemin tortueux. Il cherche la Justice. Il cherche surtout le souvenir du jeune avocat qu'il était et qui n'avait pas pu ou pas voulu se battre pour elle. Le portrait d'un homme seul et d'un pays qui joue avec les mots, les mythes et les légendes.
Dans « Un privé à Bujumbura », un journaliste d'un quotidien américain de Washington part à la recherche de Jacqueline, la correspondante au Burundi de son journal, qui semble avoir disparu. Sur place, il engage un détective privé qui découvre vite qu'elle n'a pas été enlevée comme on le craignait, mais a choisi de se retirer dans un couvent. Elle déclare même vouloir prendre le voile, mais a-t-elle vraiment la vocation ?« Une histoire américaine » raconte comme le narrateur, écrivain togolais dans la dèche errant dans les rues de Chicago, parvient à se faire engager comme percussionniste dans une troupe de danseurs noirs, l'Afrika Dance. Un soir, la directrice de la troupe, femme mûrissante mais plus que séduisante, lui propose de passer la soirée avec elle. Et voilà qu'à l'instant décisif la belle se révèle être un homme...Un pied en Afrique, l'autre en Amérique, et comme thèmes favoris les femmes, la vie, les surprises des voyages... Le fil conducteur qui relie les sept nouvelles de ce recueil a pour texture la nostalgie, servie ici par une langue en liberté totale, une conscience politique toujours à l'affût - et un solide sens de l'humour.
1818 Royaume du Danhomé. En dépit des traités d'abolition, le commerce de la honte prospère. Il ronge les côtes, sème la ruine et la peur, fait la fortune des maîtres esclavagistes et de leurs alliés. Les plus faibles sont vaincus, leurs existences bouleversées. Le seul qui ose s'élever contre l'esclavage, le roi Adandozan, est destitué. Il perd son pouvoir et son nom. Son plus fidèle soutien, un jeune maître des rituels, est vendu à un négociant anglais et débarqué au Brésil. Kangni Alem nous conte avec passion l'histoire bouleversante de cet homme, superbe personnage qui connut l'emprisonnement, le ventre des bateaux négriers, le Brésil et ses champs de canne. Il participa aux grandes révoltes et revint sur la terre d'Afrique, après vingt-quatre années d'esclavage, honorer la mémoire de son roi, mort dans l'oubli, et retrouver une contrée qui lui était désormais étrangère. Une magnifique fresque sur la destinée de ceux qu'on nomme les Afro-brésiliens.
Bienvenue au Togo, en Albanie, à Chicago, où que ce soit, mais bienvenue en dictatures, en colonies ou en ghettos. Ici la ville appartient aux soudards, aux gaz lacrymogènes et aux machettes. En contrepoint de cette vie méprisée et battue, il y a le jazz, porteur d'espoir autant que d'identité. Les nouvelles de Kangni Alem, au style vif et protéiforme, prennent toules biais pour porter un message fort de résistance et de combat
Quitter Capesterre-Belle-Eau, en Guadeloupe, pour la banlieue parisienne... c'est bien une idée de parents et ce n'est pas facile pour Lindy, douze ans, et ses frère et soeur. Au collège, Lindy se lie d'amitié avec Carola, originaire de Corse, et Hamidou, un Sénégalais qui anime un groupe de rap. Mais pourquoi Oscar, le père de Lindy, est-il retourné si vite en Guadeloupe ? Comment Jeanine, mère-tendresse en Guadeloupe, s'est-elle transformée en Calamity Jane ? Pourquoi Carola ment-elle sans arrêt ? Pourquoi Andrew, le correspondant américain, n'écrit-il plus ?
Gisèle Pineau est une Guadeloupéenne née à Paris. Elle a grandi dans une famille nombreuse entre la France, l'Afrique et les Antilles. Confrontée très jeune au racisme et à l'intolérance, elle trouve le bonheur et l'évasion dans les romans. Elle écrit ses premières histoires à l'âge de dix ans alors qu'elle habite en banlieue parisienne. Cette passion ne l'a jamais quittée. Aujourd'hui, ces romans sont traduits dans plusieurs pays. Elle a reçu en 1994, le Grand Prix des lectrices d'Elle et le prix Carbet de la Caraïbe pour La Grande Drive des esprits En 1996, elle a reçu le prix RFO pour L'Espérance - Macadam. Elle est l'auteur de plusieurs romans pour la jeunesse, notamment: Un papillon dans la cité, (Sépia 1992) et Caraïbes sur Seine (Dapper 1999).
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Dans l'ancien royaume du Bénin s'est développé un art de cour qui a donné naissance à un nombre considérable d'oeuvres : têtes commémoratives de souverains, défenses et insignes décorés de personnages de la suite royale, bas-reliefs représentant la vie et les rites de la cour et destinés à orner les palais. Ils ont été réalisés par des maîtres de la technique de la fonte à cire perdue.