Sholem-Aleikhem, la-paix-soit-avec-vous, est le nom emblématique choisi par un des pères fondateurs de la littérature yiddish, dans une période de persécutions, de pogromes et d'exode pour les juifs de l'empire tsariste. Une paix par le rire et l'humour, par la parole qui s'enivre de ses propres prouesses - manière de faire la nique aux tragédies de l'Histoire et à la mort. Un lieu mythique, Kasrilevkè, bourgade qui de loin a l'air d'un " tournesol rempli de graines ", mais de près est moins idyllique : ruelles et venelles de boue. Microcosme où se répercutent amplifiées et dérisoires à la fois, toutes les rumeurs et violences du monde. Seize épisodes, dont chacun peut se lire indépendamment comme l'art et la manière de survivre quand tout se défait, et qui, réuni s, campent l'univers de ces joyeux " meurt-la-faim " et " trompe-la-mort " que sont les Gens de Kasrilevkè. Virtuosité et invention langagière dans la veine de Rabelais, mélange de vraie et de fausse érudition, de sentences de Sages et de dictons du peuple - humour, auto-dérision et tendresse comme antidote à la cruauté de l'Histoire. On accueille Gens de Kasrilevkè comme Gargantua a accueilli la naissance de son fils Pantagruel, ne sachant, si l'on doit " pleurer pour le deuil " ou " rire pour la joie ". R.E.
Nombre de pages
408
Date de parution
08/01/1993
Poids
372g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782260009207
Titre
Gens de Kasrilevkè
Auteur
Aleichem Cholem
Editeur
JULLIARD
Largeur
130
Poids
372
Date de parution
19930108
Nombre de pages
408,00 €
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Un conseil. Un conseil avisé. C'est ce que vient chercher un jeune homme affolé chez l'écrivain Sholem Aleikhem. Les mots se bousculent, le voilà déjà qui vide son sac, raconte sa vie, sa femme si souvent malade... Sa femme, c'est bien là le problème. Que veut-elle de plus qu'elle n'a déjà? Et pourquoi fait-elle venir à tout bout de champ le nouveau docteur... Nous voilà en plein vaudeville, mais un vaudeville d'Europe de l'Est, avec une pointe d'accent yiddish...
Le temps d’un été caniculaire, en Toscane, dans les années 1960, une famille voit basculer irrémédiablement son équilibre, avec des conséquences sur plusieurs générations. L’auteur explore avec finesse et pudeur les zones d’ombres de l’intime, les non-dits, les rancœurs, tout en nous immergeant dans les paysages solaires, la langueur estivale, la gastronomie gourmande, et la riche histoire de la région. Un roman à la fois doux et brûlant sur des choix impossibles et leurs répercussions.
Sous la forme d’une fable, Rachid Benzine raconte avec empathie et douceur, la vie d’un vieil homme qui a toujours vécu dans un pays en guerre. Le protagoniste parle de son amour pour les livres, pour la littérature, le plaisir de la lecture, et le partage. A travers le récit, l’auteur nous plonge dans le quotidien de la population palestinienne, son exil, sa vie dans les camps, les combats, la peur, la résignation, la colère, la résilience, l’espoir et la volonté de vivre. « Car la littérature,(...), donne des repères dans le chaos, du courage pour continuer, et une forme de dignité qui permet de se soustraire à la violence. »
Tu connais mon histoire, forcément tu la connais. C'est la tienne aussi. Peu importe ce que tu en penses, je te la raconte quand même. De notre rencontre jusqu'à ce jour où elle se terminera. J'ignore comment. Vois ça comme une défiance. De la justice et de ses égarements. Prends mes mots comme un plaidoyer et mes intentions comme l'exécution d'un juste châtiment. " Une nuit d'ivresse, un coup de feu, une vache abattue : le geste impardonnable d'un homme, le comte Abélard de Hesbaye. Des années plus tard, alors que la justice a depuis longtemps détourné le regard, débute la revanche des oubliés. Dans une grange isolée, Nikki, l'agricultrice trahie, fait comparaitre son bourreau, jadis ami. Se déroule alors un autre procès, plus intime, plus implacable, enraciné dans un terreau social contrasté et mû par la nécessité d'une femme et de toute une communauté de se faire justice soi-même. Au risque de s'y perdre ? Tragédie sociale, La Dernière nuit est un roman haletant qui oscille entre vengeance et réparation en interrogeant des questions très actuelles, parmi lesquelles : le spécisme et les dérives du patriarcat.
En chacun de nous une fêlure passe, elle menace l'ensemble, l'organise, elle est notre chance et notre péril le plus haut. C'est sur cette conviction que j'ai conçu ce livre, comme une enquête vivante, littéraire, incarnée, sur les petites et les grandes tragédies de notre sort partagé, et qui sont sans doute le lieu à partir duquel nous pensons et aimons avec la plus grande intensité. C'est aussi le lieu où nous risquons de casser, de nous détruire, de perdre, d'abîmer les autres, de nous gâcher mais où nous sommes capables de déplacer notre identité et de réinventer notre existence. Il y a des effondrements visibles et spectaculaires, et des craquelures minuscules en surface, dont on ne prend conscience qu'après, une fois qu'on est brisé. Ce livre n'est pas un traité, ni un récit, encore moins une confession. Il faudrait plutôt le voir comme une traversée, une série de variations sur un même thème, à partir d'une célèbre nouvelle de Fitzgerald et à travers les oeuvres des écrivaines Ingeborg Bachmann, Colette ou Marguerite Duras, de la poétesse Anna Akhmatova, du navigateur Bernard Moitessier ou du chanteur J. J. Cale, et bien d'autres. La chanson de nos vies où se rejoue sans cesse une idée fixe : quelque chose de nous est cassé ; tant mieux.