L'Afrique du Nord en mouvement. Entre mobilisations populaires et restaurations autoritaires
Alcaraz Emmanuel ; Chena Salim ; Kadri Aissa
CROQUANT
24,00 €
Épuisé
EAN :9782365124737
Quels sont les facteurs et contradictions qui jouent aujourd'hui dans les transformations des sociétés et des Etats en Afrique du Nord ? Quels en sont les effets sur les populations locales et celles des diasporas et quels effets les évolutions de ces dernières, et les questions qu'elles posent à des sociétés sécularisées ont-elles en retour sur les sociétés de la rive sud de la Méditerranée ? En quoi les enjeux de sécurité, d'environnement, de croyances, de contestations, de migrations, d'historiographie redessinent-ils les cadres de construction même de l'Afrique du Nord ? Comment cette région s'insère-t-elle dans la mondialisation et les transformations des espaces et territoires, et comment cela affecte-t-il sa définition, sa délimitation et sa caractérisation ? Ces transformations économiques, sociales et culturelles internes, portées par une mondialisation qui requestionne les cadres de l'Etat-nation, ont indéniablement des effets qui manifestent une crise multidimensionnelle - crise de l'Etat, de la société, des identités - dans les pays du Sud de la Méditerranée ; celle-ci exprime une conjoncture, un moment clé pour réfléchir sur les conditions qui peuvent faire prévaloir des dynamiques porteuses de co transformations vers la construction d'espaces démocratiques. Au-delà des débats sur les interrelations et les poids explicatifs réciproques des processus de libéralisation économique et de démocratie politique mais aussi des prospectives ethnocentriques du schéma " democratic bargain ", la question centrale est celle des conditions de l'autonomisation des différentes sphères de l'activité sociale et de l'exercice d'une citoyenneté effective qui se pose dans les domaines politiques, économiques, sociaux, culturels et dans les relations internationales. Plus au fond, celle des temporalités différentes dans lesquelles ces transformations s'inscrivent et à partir desquelles se définit l'avenir. Cet ouvrage, propose une approche transhistorique, multi-située et interdisciplinaire, dont l'objectif principal est d'interroger " l'objet Afrique du Nord " à partir d'une multiplicité de focales et d'une variété de regards qui, prenant appui sur les connaissances et faits issus des terrains, entendent renouveler les perspectives théoriques et empiriques des études sur les pays de l'aire socioculturelle nord-africaine.
Nombre de pages
547
Date de parution
10/02/2026
Poids
670g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782365124737
ISBN
2365124739
Auteur
Alcaraz Emmanuel ; Chena Salim ; Kadri Aissa
Editeur
CROQUANT
Largeur
140
Date de parution
20260210
Nombre de pages
547,00 €
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Alcaraz Marion ; Escoufier Dorothée ; Gomy Camille
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Nadia Alcaraz propose un recueil de ces textes égrenés au fil d'une vie, depuis l'intolérable déchirement du départ d'Algérie, ce pays de l'enfance dont elle est restée profondément imprégnée, jusqu'à ce temps d'aujourd'hui où la retraite la ramène à l'écriture. Aucun thème ne réunit ces poèmes. Ils sont des jaillissements en réponse à un désir soudain d'écrire, de dire...
Résumé : Nous en sommes là : avec une extrême droite aux portes du pouvoir et qui a failli l'emporter. Qui gagnera si on n'engage pas tous les moyens pour l'empêcher. Or cette extrême droite est féroce : elle n'a rien abandonné de son racisme ni de sa violence, malgré ses tentatives pour se respectabiliser. Ce livre examine son programme et ses stratégies, la machine médiatique qui lui sert de marchepied et le pouvoir en place qui ne cesse de la favoriser en imitant son projet. Mais l'analyse ne suffit pas : battre l'extrême droite exige non seulement de comprendre ce qu'elle est, avec ses mensonges, ses faux-semblants et ses mesures de régression sociale, mais aussi de proposer une alternative véritable, qui aide à se fédérer. D'urgence : remettre la honte au racisme, miser sur la solidarité et considérer nos vies à égale dignité.
Cet ouvrage rassemble les témoignages inédits de cinq hommes et cinq femmes impliqués dans des organisations de la gauche extra-parlementaire italienne des années 1960-1980 (Potere Operaio, Brigades Rouges, Autonomie ouvrière, Lotta Continua, Prima Linea), c'est-à-dire depuis l'origine du mouvement social jusqu'aux démantèlements des groupes clandestins, facilités par les dispositions juridiques et les possibilités d'exil offertes en France par la " doctrine Mitterrand ". Parmi ces témoignages inédits, figurent ceux de Toni NEGRI et de Sergio SEGIO. A partir de ces récits biographiques, issus d'une enquête de sociologie menée auprès de 33 personnes entre février 2016 et février 2020, l'ouvrage fait ressortir les raisons et explications favorisant l'engagement illégal ou clandestin dans un contexte de forte tension et de violence politique y compris de la part de l'Etat contre l'extrême gauche. Ce livre s'inscrit dans une approche de sociologie " compréhensive ". Il n'a pour vocation ni de condamner ni de faire l'apologie des positions ou des actions entreprises par les groupes considérés et les activistes interviewés. L'objectif est de reconstruire un sens à partir de la parole des acteurs dont on cherche à saisir les ressorts de la trajectoire. Offrant une lecture vivante, l'ouvrage s'adresse au grand public. En lui faisant entendre des voix restées jusqu'ici peu audibles, il lui livre non seulement des données utiles à une meilleure compréhension partagée de la période historique évoquée mais aussi des éléments qui éclairent, à bien des égards, l'époque actuelle.
Dans l'espace politique français, l'Union européenne est partout. Elle planifie la libéralisation des services publics. Elle organise le libre-échange qui pousse aux délocalisations et interdit de taxer significativement les détenteurs de capitaux. Elle impose l'austérité budgétaire et monétaire tout en laissant libre cours à la concurrence fiscale. Incapable de répondre aux enjeux du siècle, et notamment de conduire la transition écologique, elle obéit aux lobbies et dépossède les peuples de leur souveraineté démocratique. Pourtant, dans le débat politique, elle est reléguée au second plan, quand son rôle n'est pas tout simplement effacé. La question européenne est pourtant essentielle. Elle hante la gauche partout en Europe. Certains défendent la réécriture à plusieurs du droit communautaire, le changement de l'intérieur. D'autres, à l'inverse, défendent la sortie de l'Union européenne, tout au moins de l'euro, et la présentent parfois comme la solution à elle seule à tous nos maux. Ce livre, dont l'orientation eurocritique est pleinement assumée, entend parler sérieusement de l'Union européenne. Il montre que le statu quo est impossible. Il examine, dans une perspective de gauche, les différentes stratégies envisageables (sortie, réforme, rupture partielle, crise permanente) sans en défendre une en particulier, mais en décrivant pour chacune d'elles les conditions nécessaires à sa réalisation, les difficultés - le cas échéant les impossibilités - et les perspectives qu'elle ouvre. A l'heure du Brexit, d'une crise politique européenne qui n'en finit pas, et à l'approche des élections européennes de 2019, ce livre constitue un outil indispensable.
Le procès des sciences humaines et sociales (SIS) semble avoir été rouvert à l'occasion des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, quand plusieurs déclarations publiques ont dénoncé La "culture de l'excuse" qui serait implicite aux tentatives d'explication ou de compréhension du djihadisme portées par ces disciplines. Quelles sont les distinctions à opérer entre comprendre, expliquer, justifier et excuser ? Les causes dissolvent-elles les raisons ? La compréhension exclut-elle le jugement moral ou politique ? faut-il ou non considérer que les explications apportées par les sciences sociales peuvent, à l'image des savoirs psychiatriques, constituer des "circonstances atténuantes" dont les juges, et la société plus largement, auraient à tenir compte ? Comment situer cette condamnation de la "culture de l'excuse" dans l'histoire plus longue des usages politiques des théories des sciences humaines et sociales ? Et plus Largement, dans quelle mesure les sciences humaines et sociales peuvent-elles ou doivent-elles aider à comprendre "l'incompréhensible" ? Telles sont les questions posées par cet ouvrage à partir d'exemples passés et contemporains— La collaboration de scientifiques sous l'occupation nazie, les violences physiques collectives, La radicalisation ou la folie.