En Occident, il est de bon ton de dire que dans le chaudron des relations internationales, la religion est facteur d'oppression et de terrorisme. Il faudrait donc à tout prix évacuer les données religieuses de toute analyse sérieuse en politique étrangère. Madeleine Albright affirme le contraire et démontre brillamment que la religion alliée à la raison recèle un potentiel inexploité de paix et de progrès dans les rapports de force entre les Etats, spécialement entre les nations musulmanes et l'Occident laïc. Un ouvrage-clé qui renouvelle l'intelligence des problèmes stratégiques. Le livre indispensable après Le Choc des civilisations de Huntington.
Albright Madeleine ; Woodward Bill ; Girod Marie-F
Elle est l'une des femmes les plus remarquables de notre temps et la première dans l'histoire des Etats-Unis à avoir exercé la fonction de secrétaire d'Etat. Intervention de l'OTAN au Kosovo, entrée de la Tchéquie, de la Pologne et de la Hongrie dans l'Alliance atlantique, pourparlers de paix au Proche-Orient, établissement de relations nouvelles avec la Chine et l'Afrique..., pendant huit ans, au cours des deux mandats de Bill Clinton, ses fonctions ont appelé Madeleine Albright à faire face aux crises et aux conflits politiques les plus sensibles et déterminants pour l'ordre mondial. De son arrivée sur le sol américain en tant que réfugiée politique, fuyant avec sa famille la Tchécoslovaquie d'Hitler puis des communistes, à son infatigable action en faveur des droits civils et des droits des femmes, Madeleine Albright fait revivre les grands acteurs de ce monde et les batailles d'une femme dans un monde dominé par les hommes. Les portraits de Bill et Hillary Clinton, Colin Powell, Vàclav Havel, Yasser Arafat, Vladimir Poutine, Ariel Sharon ou Kim Jong-il se mêlent à celui, méconnu, d'une femme ordinaire : une mère de trois enfants, séparée d'un des magnats de la presse, et pour qui la tardive découverte de ses origines juives fut une révélation capitale. Cette vie où les domaines privé et public, intime et international se rejoignent et se répondent, est passionnante de bout en bout. Derrière le parcours étonnant d'une " femme de pouvoir ", c'est aussi un regard différent sur les enjeux politiques et économiques de la planète, que nous propose ce témoignage exceptionnel.
Fascisme : ce mot pourrait sembler réservé au vocabulaire des livres d'histoire plutöt qu'à un essai d'actualité. Pourtant, l'époque a de quoi inquiéter. Madeleine Albright s'appuie sur son enfance vécue dans une Europe déchirée par la Seconde Guerre mondiale et sur sa brillante carrière de diplomate pour montrer comment le fascisme n'a pas seulement été le fait du xx' siècle, mais combien il pèse sur les relations internationales, aujourd'hui plus que jamais depuis 1945. L'élan de démocratie qui a traversé le monde à la suite de la chute du mur de Berlin semble en train de s'inverser. L'auteur a non seulement étudié l'histoire, mais elle a contribué à la façonner. Cet ouvrage est un appel à une prise de conscience générale et à l'action. Faisant mémoire des mécanismes qui ont fait les grands fascismes du xx' siècle et analysant les signaux faibles et inquiétants de nombreux pouvoirs politiques nouvellement en place, à commencer par les Etats-Unis, Madeleine Albright invite le lecteur à une véritable prise de conscience politique. La démocratie est un trésor précieux, mais fragile. Pour la défendre, il faut d'abord en décrypter les menaces. C'est toute l'ambition de ce livre.
Le désir d'être humble ! Voilà ce qui taraude Benoît Standaert depuis son plus jeune âge. A partir d'août 2007, ce moine bénédictin, devenu ermite, a relevé dans les pages d'un cahier ses expériences et ses réflexions pour approfondir sa quête. Dans le sillage des Pères du désert ou des mystiques flamands Ruysbroeck et Dom André Louf, ce moine d'aujourd'hui rappelle que le secret de la foi, de la joie chrétienne, n'a qu'un nom : l'humilité. C'est par l'humilité qu'on devient pauvre de coeur et c'est par l'humilité que l'Evangile vaincra toutes les résistances, à commencer par les nôtres ! Un plaidoyer remarquable pour un christianisme humble.
Discours au Parlement européen et au Conseil de l'Europe (Strasbourg, 2014) ; à la réception du Prix Charlemagne (Vatican, 2016) ; aux chefs d'état et de gouvernement de l'Union européenne (Vatican, 2017) ; aux participants à la conférence "(Re)Thinking Europe" (Vatican, 2017). Préface du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'Etat du Saint-Siège.
Terre inconnue dans laquelle nous pénétrons lentement, âpre pays à traverser et à conquérir, la vieillesse a ses grandes ombres, ses embûches et ses fragilités, mais ne doit pas être séparée de la vie : elle fait partie du chemin de l'existence, avec ses propres atouts. La vieillesse est un art de vivre que nous pouvons bâtir, jour après jour, en s'appuyant sur notre conscience, nos choix, la qualité de nos relations avec les autres, et jamais sans les autres. Elle nous prépare, peu à peu, à accepter l'inachevé, à relâcher le contrôle que nous avons sur le monde et sur les choses. Dans l'inexorable face-à-face avec le corps qui progressivement nous trahit, Enzo Bianchi invite chacun de nous à accueillir cette étape, sans jamais considérer l'avenir avec une nostalgie mélancolique, mais en y trouvant au contraire l'occasion précieuse d'un acte généreux de confiance envers les nouvelles générations.