Depuis plus de deux siècles la suprématie de Sèvres parmi les manufactures européennes ne s'est jamais démentie. En raison de sa précoce nationalisation en 1751 et grâce à l'incessante aide de l'Etat, la manufacture de Sèvres est l'un des rares, sinon l'unique établissement, qui ait subsisté inchangé jusqu'à nos jours. Son mode de fonctionnement technique et technologique est proche pour ne pas dire identique à celui de la manufacture du XVIIIe siècle. Non seulement toutes les pièces sont fabriquées et décorées à la main, mais encore toutes les pâtes, les couvertes, les couleurs et les métaux précieux sont préparés à l'aide de matières premières qui sont dosées et assemblées dans le sein même de l'établissement. La manufacture conserve, gère et utilise couramment près d'un millier de formules de toutes sortes. Elles sont constamment tenues à jour et constituent le patrimoine vivant de cet établissement qui est ainsi unique en son genre. Ses procédés et ses méthodes de fabrication garantissent et conditionnent l'originalité ainsi que la qualité de ses productions et par voie de conséquence, la pérennité même de l'établissement. Bien des ouvrages sur la porcelaine ont vu le jour mais l'exemple le plus connu est celui d'Alexandre Brongniart qui, au milieu du XIXe siècle, publia le Traité des Arts céramiques... Depuis la publication d'Alexandre Brongniart, époque à laquelle une seule pâte était utilisée, le patrimoine technologique et scientifique de la manufacture de Sèvres n'a cessé de s'enrichir. Ainsi, l'établissement utilise-t-il aujourd'hui couramment quatre pâtes et leurs couvertes. Trois sont dures et kaoliniques, l'autre est tendre et phosphatique. L'objet du présent ouvrage est de faire connaître au public tous les procédés de fabrication utilisés à ce jour à la manufacture de Sèvres. Qu'il s'agisse de pâtes et de couvertes, de colorants, de fondants, de couleurs de fonds ou à peindre, de teintes de grand ou de petit feu ou de métaux précieux. Cet ouvrage entend montrer au public, aux professionnels, aux experts, aux collectionneurs, aux amateurs et aux historiens, comment la manufacture de Sèvres travaille de nos jours, selon les mêmes principes et pratiquement avec les mêmes moyens qu'au XVIIIe siècle. Il montre également par ses illustrations comment cet établissement est capable, non seulement de créer des objets d'art qui à n'en pas douter resteront dans l'histoire, mais encore sa capacité à reproduire aujourd'hui et de façon tout à fait convaincante n'importe quelle pièce appartenant à son répertoire, aussi compliquée soit-elle, du XVIIIe siècle en porcelaine tendre et du XIXe siècle en porcelaine dure.
Nombre de pages
392
Date de parution
16/12/2002
Poids
1 620g
Largeur
216mm
Plus d'informations
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EAN
9782878440553
Titre
Traité de la porcelaine de Sèvres
Auteur
Albis Antoine d'
Editeur
FATON
Largeur
216
Poids
1620
Date de parution
20021216
Nombre de pages
392,00 €
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Abrigeon Pauline d' ; Albis Antoine d' ; Bellemare
Résumé : Si notre oeil a pris aujourd'hui l'habitude de percevoir une palette infinie de couleurs se déployant sur toutes sortes d'objets, du panneau publicitaire au dessin animé en passant par l'estampe et la photographie, il n'en a pas toujours été ainsi. En céramique comme au cinéma, la couleur a fait l'objet d'une quête, parfois longue et fastidieuse, mais souvent source d'une émulation sans précédent. Cet ouvrage raconte l'histoire tumultueuse de cette quête de la couleur sur porcelaine en Chine et en France. Il propose de mettre en regard deux moments phares de l'histoire de la porcelaine caractérisés par la volonté d'étendre la palette des émaux sur porcelaine : les tournants du XVIIIe siècle en Chine et du XIXe siècle en France. Un premier volet montre le développement des émaux opaques sur porcelaine et sur cuivre au XVIIIe siècle à travers la très riche collection de porcelaines impériales d'Alfred Baur, les émaux de Canton de la Fondation Zoubov et les porcelaines d'exportation du musée Ariana (Genève). La deuxième partie débute en France au XIXe siècle à la manufacture de Sèvres et suit le périple des différentes missions menées en Chine pour en rapporter des échantillons de couleur, les analyser chimiquement et les imiter ; elle se termine par les expérimentations de l'artiste Fance Franck (1927-2008) sur le rouge sacrificiel. Ouvrant sur la période contemporaine, la dernière partie de l'ouvrage interroge le travail sur la couleur du céramiste autrichien Thomas Bohle (né en 1958).
Faÿ-Hallé Antoinette ; Albis Antoine d' ; Ducrot B
Les porcelaines de Sèvres, conservées en si grand nombre dans le musée qui leur est consacré, attirent nécessairement l'attention sur la virtuosité qui a été mise en ?uvre pour les réaliser. " Virtuosité ", mot ô combien dénigré à notre époque. Il vient pourtant de l'italien virtù, qui signifie " propriété, valeur ". Comment refuser à un objet sa valeur propre ?
Nous allons mettre la France à l'heure de la Chine !". Par cette phrase péremptoire, Louis XV veut mobiliser toutes les autorités du royaume, intendants, prélats, savants, dans l'unique et primordial dessein de trouver du kaolin sur le sol de France. L'auteur nous plonge dans une aventure des plus passionnées de ce XVIIIe siècle où la course à l'or blanc - le kaolin - aiguise les appétits des puissances européennes. Louis XV, Frédéric II, après la guerre de sept ans, continuent à s'affronter pour le précieux minerai. Grâce à la sagacité de Jean-Baptiste Darnet, chirurgien militaire en retraite à Saint-Yrieix, petite ville du Limousin, le kaolin sera identifié dans l'argile blanche utilisée par sa femme comme savon. Un roman historique, mais aussi un roman lyrique qui fait la part belle aux sentiments, aux amours princières, aux amitiés trahies. En cet âge charnière, des personnalités fortes, Voltaire, Turgot, Lavoisier, Macquer, préfigurent le vent libre de la Révolution et du romantisme. Une aventure européenne et française traversée par des figures d'arcanistes, alchimistes et francs-maçons.
Schwartz Selma ; Rothschild Lord ; Albis Antoine d
Le XVIIIe siècle a vu naître parmi les plus beaux services de table jamais créés : la porcelaine, grâce à la magie de ses couleurs rehaussées d'or, permit des créations d'un luxe inouï. La Manufacture de Sèvres s'est fait une spécialité de ces ensembles impressionnants. Le service Razoumovski qui fait partie des collections Rothschild de Waddesdon Manor (The National Trust), appartient aux plus beaux de ces services, avec son fond bleu céleste, si éclatant et ses oiseaux qui s'envolent. L'auteur raconte la vie de son commanditaire, l'un de ces favoris des tzarines Elisabeth et Catherine II, dont l'immensité de la richesse était égale à l'obscurité de la naissance ; il montre l'élaboration du décor " aux oiseaux ", inspiré par des ouvrages dont l'auteur, George Edwards, était anglais, mais dont l'édition fut bilingue, anglaise et française. On peut y voir une ambition vraiment scientifique : la mode était aux études d'histoire naturelle et aux cabinets de curiosités où l'on conservait des animaux empaillés. Ces services en porcelaine de Sèvres nous disent les rites d'une société qui avait fait de la mondanité un art de vivre.
L'exposition Art et diplomatie. Les oeuvres japonaises du Château de Fontainebleau (1862- 1864) sera inaugurée dans les salles du château lors du Festival de l'histoire de l'art le 5 juin 2020 et restera visible jusqu'au 6 juillet 2020. Elle présentera au public des cadeaux diplomatiques offerts par l'avant-dernier Shôgun Iemochi à Napoléon III, lors de deux ambassades japonaises en 1862 et 1864. Un temps exposé et admiré, cet ensemble d'oeuvres d'art a par la suite été rangé dans les réserves du château et progressivement oublié. L'exposition sera l'occasion de les redécouvrir. Les ambassades itinérantes de 1862 et 1864 avaient pour ambition de sonder les intentions des gouvernements européens et de tenter de renégocier les traités dits inégaux qui venaient d'être signés à la suite de l'ouverture forcée du Japon par le Commodore Perry en 1854. Le Japon, par son inscription dans le monde sinisé, avait une grande expérience de l'art d'offrir des cadeaux. C'est donc en s'appuyant sur cette tradition qu'il envoie en France des peintures, des objets en laque et dans d'autres matières. Les archives diplomatiques japonaises nous renseignent sur le soin qui a présidé au choix des oeuvres et sur le processus de fabrication et comment elles ont parfois été adaptées au goût occidental. Ces présents doivent avant tout permettre au Japon de manifester son prestige sur la scène internationale. Mais leur présence au Château de Fontainebleau s'inscrit aussi dans la grande tradition du goût des élites européennes pour l'art de l'Asie orientale, à la veille de l'éclosion du japonisme. A la croisée de deux univers, cette exposition donne ainsi vie à un ensemble d'oeuvres au statut particulier, situées à une période de transition où le Japon fait ses premiers pas sur la scène internationale. Elle est le résultat de découvertes faites par une équipe de chercheurs et conservateurs français et japonais.
Jean-Baptiste Greuze à Tournus ... quoi de plus naturel ! A l'occasion du trois-centième anniversaire de la naissance de l'artiste en 1725, la célèbre cité bourguignonne où il vit le jour s'associe au musée du Louvre pour lui rendre un hommage mérité. Sélectionnées parmi la riche collection du Cabinet des dessins, trente feuilles du maître témoignent à la fois de son processus créatif et de sa volonté de faire de certains de ses dessins les plus aboutis des oeuvres à part entière destinées à une clientèle d'amateurs et de collectionneurs. Tous les thèmes de prédilection du maître sont ici illustrés, scènes de genre, sujets à connotation moralisatrice, têtes d'expression, portraits. Avec évidence ils soulignent combien Denis Diderot avait eu raison en considérant que Jean-Baptiste Greuze s'était imposé à son siècle en "âme délicate et sensible" .
Les peintures réalisées dans le Saint Empire romain germanique de la fin du Moyen Âge à la Renaissance se rencontrent partout dans les collections françaises, formant un ensemble de plus de 500 oeuvres.Cet ouvrage en présente une sélection et suit un itinéraire à la fois pictural, chronologique et muséographique. Les spécialistes réunis dans ce livre proposent de nouvelles attributions ou restituent une identité à des artistes restés anonymes, tout en offrant au lecteur l'occasion d'un parcours commençant par Maître Bertram et s'achevant avec Albrecht Dürer, en passant par Martin Schongauer ou Hans Holbein. Plus qu'un catalogue d'exposition, ce volume constitue un outil de référence sur la peinture germanique des années de 1370 à 1550.Il invite au voyage à la lisière de l'Allemagne, puisque ces oeuvres sont présentées conjointement au musée des Beaux- Arts et d'Archéologie de Besançon, au musée Unterlinden de Colmar et au musée des Beaux-Arts de Dijon.Table des matières : HISTOIRE DES COLLECTIONS DE PEINTURE GERMANIQUE EN FRANCELE MUSÉE DISPERSÉ.AU SUJET DES COLLECTIONS DE PEINTURE GERMANIQUE EN FRANCE ET DE LA FORTUNE CRITIQUE DE CET ARTIsabelle Dubois-Brinkmann et François-René MartinLES COLLECTIONS GRANVELLE ET GIGOUX À BESANÇONYohann Rimaud et Amandine RoyerAUTOUR DE DÜRER, CRANACH ET HOLBEIN : LES COLLECTIONS DU MUSÉE DU LOUVREBaptiste RoellyÀ L'OMBRE DU RETABLE D'ISSENHEIM : LES PEINTURES ANCIENNES AU MUSÉE UNTERLINDEN PANTXIKA DE PAEPEUN ENSEMBLE REMARQUABLE : LA COLLECTION DARD DE DIJONLola FondbertasseANTOINE BRASSEUR, ARTISAN DU FONDS GERMANIQUE DE LILLEDonatienne DujardinENTRE NATIONALISME ET RÉGIONALISME : LES POLITIQUES D'ACQUISITION STRASBOURGEOISESCécile DupeuxLE SAINT EMPIRE ROMAIN GERMANIQUE : UN CADRE GÉOPOLITIQUE COMPLEXE ET MOUVANTIsabelle Dubois-BrinkmannCATALOGUEDu gothique international aux écoles locales (1370- 1450)Le gothique tardif : diversité des langages, uniformité des fonctions (1450-1500)La Renaissance : des artistes au style singulier (1500- 1550)La fortune des peintures et des gravures allemandes entre 1550 et 1800Que dire de Martin Schongauer et d'Albrecht Dürer ...Leurs estampes et les peintres (1470-1800)BibliographieIndex des artistes