Dans la collection Yole, deux écritures, deux paroles se croisent, deux personnalités se rencontrent. La première, invitée par Yole, invite à son tour la seconde à s'exprimer sur un sujet qui lui tient à c'ur. Ici les deux textes racontent la même histoire ? celle de la possession impossible de l'autre. Deux voix pour dire comment l'éphémère peut devenir ce qu'il y a de plus durable. Dans À la recherche du temps perdu, les passantes sont éternelles. Mlle de Stermaria s'éclipse, mais son empreinte perdure. Et comme souvent les personnages de Proust, sa figure conjugue le clair et l'obscur.Brigitte Albert-Jacouty, professeur de lettres classiques, en montre la face radieuse. Autour d'Alix de Stermaria, tout s'illumine : la Bretagne, le sang bleu, l'île du bois, la brume... Le rêve s'ouvre, le paysage devient promesse, la beauté matériau d'écriture. Le plaisir différé s'y transmue en éternité ; le bonheur, même suspendu, devient création.Marianne Brody-Baudin, en psychanalyste, se penche sur son versant sombre : l'inabouti, la frustration, la blessure d'enfance qu'elle entretient chez le Narrateur. Alix de Stermaria traverse le roman comme une ombre, en figure du manque et de la douleur du désir. C'est la littérature du jamais atteint, de ce qui brûle et se dérobe.
Nombre de pages
120
Date de parution
02/12/2025
Poids
150g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782354491581
Auteur
Albert-Jacouty Brigitte ; Brody-baudin Marianne
Editeur
DU PALIO
Largeur
145
Date de parution
20251202
Nombre de pages
120,00 €
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Au commencement était le Grand Hôtel ! Il est d'usage de situer du côté d'Illiers-Combray la source d? « À la recherche du temps perdu » . D'un baiser du soir compromis par la visite d'un voisin est né un récit de sept tomes. Si l'esprit de la Recherche vient de là, c'est en revanche à Cabourg que le roman doit le charme de son écriture. En 1907, on y inaugure le Grand Hôtel. Proust, qui connaît la côte normande depuis l'enfance, décide de s'y installer pour l'été. Il le fera par la suite chaque année jusqu'à la guerre. La magie des couleurs qui l'entourent imprègne son ?uvre. Bleu, rose, jaune : pour Brigitte Albert-Jacouty, le triptyque des couleurs de Balbec fonde la poésie proustienne. À l'appui de sa démonstration, elle a invité Bernard Soupre à illustrer ses pages de 21 aquarelles originales. La rigueur de la plume et la légèreté du pinceau se font écho dans un dialogue harmonieux Brigitte Albert-Jacouty, professeur de lettres classiques, est conférencière et auteure d'articles sur l??uvre de Proust. Elle est membre du Cercle littéraire de Cabourg-Balbec et de la Société des amis de Marcel Proust.
Le Petit atlas historique du Moyen Age est composé de 40 fiches qui présentent chronologiquement les grandes phases d'une période allant du Ve au XVe siècle. Il dégage les traits essentiels d'un événement, d'une aire de civilisation, d'un mécanisme économique ou encore d'un courant artistique d'une période. L'ouvrage a pour objectif d'apporter des repères simples en tenant compte des données les plus récentes de la recherche. Le lecteur trouvera dans chaque fiche des éléments complémentaires éclairants : cartes et tableaux, généalogies et chronologies, pistes bibliographiques. Un index à triple entrée - thématique, géographique, onomastique - ainsi que des renvois entre les 40 fiches facilitent une lecture transversale. Outil de travail, clair et synthétique, cet ouvrage fait le point sur les principaux aspects de la période en en présentant la trame générale.
Tout semble avoir été dit sur les malheurs de l'Ecole; mais à quelques mois des élections de 2007, les questions d'éducation restent au c?ur de l'actualité. Pendant ce temps, le mammouth, la machine administrative, prospère et profite de la complicité frileuse des politiques de tous bords: il continue à afficher de pseudo réformes et à construire de coûteuses usines à gaz. C'est cette impuissance tranquille que révèle une inspectrice pédagogique régionale. Elle introduit ainsi dans le débat un point de vue rarement exprimé, celui du veilleur, éveilleur de talents, constamment présent sur le terrain. Dégagée aujourd'hui de son devoir de réserve, Geneviève Winter rappelle des vérités dérangeantes et le leurre des solutions bâclées ou consensuelles: la décentralisation, le mythe de l'établissement de proximité, l'enseignement à la carte, les enseignants "animateurs" sans initiative ni autorité. Ce désordre a largement contribué à effacer les repères, à priver les élèves des savoirs fondamentaux et à constituer les ghettos scolaires. Et surtout le ministère, plombé par des décennies de cogestion paresseuse avec les syndicats, néglige l'essentiel: on ne fera rien pour nos enfants, si l'on ne redonne pas force et professionnalisme à un capital mal géré: les enseignants du second degré. Au lieu de soutenir leur engagement et leur autorité, une administration centrale aveugle et incohérente les noie dans un océan d'instructions contradictoires et les laisse naviguer sans boussole avec leurs chefs d'établissement débordés. Les solutions existent, et l'auteur en propose. Mais elles demandent du courage.