La Chine dans l'imaginaire anglais des Lumières (1685-1798)
Alayrac-Fielding Vanessa
SUP
39,00 €
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EAN :9782840509349
A l?époque où les différentes compagnies des Indes européennes intensifient leurs échanges commerciaux avec la Chine, l?Angleterre, plus que toute autre nation, s?enchinoise matériellement autant qu?artistiquement. Le Chinois philosophe, le poète buveur de thé et le mandarin lettré viennent peupler l?imaginaire anglais. Les chinoiseries décorent les intérieurs et ponctuent les jardins anglais, tandis que l?exotisme du thé et des porcelaines chinoises est apprivoisé, domestiqué et anglicisé, pour s?intégrer à de nouvelles formes de sociabilité et d?échanges. Les moeurs, la civilisation et l?art chinois suscitent une curiosité et fascination immodérées : le goût chinois s?implante ainsi dans l?Angleterre du XVIIIe siècle. La Chine dans l?imaginaire anglais des Lumières cherche à retracer l?histoire du goût chinois en Angleterre et propose d?analyser l?esthétique de la réception de l?image de la Chine en fonction du contexte social, artistique, politique et économique de l?Angleterre. La popularité du goût chinois, puis son déclin relatif sont étudiés à travers une perspective historique et esthétique. La sociologie des chinoiseries, les liens entre l?art anglais et le style chinois, le développement du jardin dit "anglo-chinois", la montée d?une sinophobie motivée par des enjeux politiques et économiques sont autant de grandes questions abordées dans leur rapport avec la construction d?une identité nationale anglaise. L?ouvrage met ainsi en lumière le rôle de la Chine comme source d?inspiration, modèle ou contre-modèle, dans la définition évolutive de l?idée d?anglicité. Mêlant à la fois études de textes et analyses iconographiques, l?ouvrage croise les points de vue, sinophiles et sinophobes, pour cartographier les contours de cette Chine rêvée, fantasmée, recréée et refaçonnée par les Anglais à l?aune des climats de sensibilité de l?époque.
Nombre de pages
618
Date de parution
07/01/2016
Poids
1 602g
Largeur
227mm
Plus d'informations
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EAN
9782840509349
Titre
La Chine dans l'imaginaire anglais des Lumières (1685-1798)
Auteur
Alayrac-Fielding Vanessa
Editeur
SUP
Largeur
227
Poids
1602
Date de parution
20160107
Nombre de pages
618,00 €
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Traitant d'un des sujets 2020 et 2021 de l'oral de l'agrégation externe d'Anglais, cet ouvrage propose tout ce dont le candidat a besoin pour passer les épreuves. Comme tous les clefs-concours d'Anglais-civilisation, l'ouvrage est structuré en cinq parties : - Introduction - Historiographie - Repères sur le contexte historique et culturel - Thèmes qui structurent le sujet - Outils (documents, sources, bibliographie, chronologie, personnages, glossaire, index).
L'odorat est certes moins développé chez l'homme que la vue ou l'audition qui nous permettent de nous orienter dans l'espace. C'est pourquoi les sciences humaines ont jusqu'alors privilégié l'étude d'autres sens. Il est certes plus difficile de verbaliser une émotion à partir d'une odeur mais l'homme est en capacité d'en sentir des milliers et de les intérioriser avec une forte coloration affective : le "discours olfactif" lui permet donc d'exprimer son rapport au monde - adaptation ou aliénation - selon sa situation de communication. A la croisée des approches littéraire et info-communicationnelle, les travaux interdisciplinaires réunis dans cet ouvrage consistent à décrypter une rhétorique des senteurs. Dès lors, l'olfaction apparaît indispensable à la construction du sens et s'avère, enfin, un marqueur social équivoque.
Alayrac Pierre ; Ducange Jean-Numa ; Wilfert-Porta
A la fin du XIXe siècle, entre l'Europe et les Etats-Unis, bouillonnait une activité internationale riche. Organisations et congrès internationaux étaient au coeur d'une "première mondialisation", au sein de laquelle l'Internationale et ses militants occupaient une place singulière. En effet, tant par leurs ambitions que par les caractéristiques sociales de leurs participants, les réunions de ce mouvement politique transnational tranchaient, par exemple, avec le feutre et l'élitisme social qui entouraient souvent les rencontres internationales de savants. Loin d'être uniquement des points d'échanges ou de "transferts" entre les différentes nuances et courants du socialisme européen et américain, les congrès de l'Internationale furent également des lieux d'affirmation et de luttes pour définir ce qu'était le socialisme dans chacun des pays représentés. Ainsi, les dynamiques de mondialisation et de nationalisation des sociétés n'étaient pas antagonistes, mais au contraire s'articulaient et dessinaient des formes d'inter-nationalisme. Ce livre invite à se pencher sur le fonctionnement concret de ces congrès pour y observer les enchevêtrements de différentes formes de l'internationalisme socialiste. Avec les outils de la sociologie et de l'histoire sociale et transnationale, il s'efforce de suivre les préparatifs et les conséquences d'un congrès réputé décisif pour le socialisme et l'anarchisme, mais plus largement de comprendre ce qui se jouait dans ces formes (inter)nationales de sociabilité qu'occasionnèrent les congrès socialistes.
Pouvelle Jean ; Demarche Jean-Pierre ; Alayrac Van
Le Guide de la littérature britannique des origines à nos jours s'adresse en premier lieu aux étudiants, qu'ils soient anglicistes ou spécialistes de lettres modernes, mais également à un public plus vaste de non-spécialistes désireux de compléter leurs connaissances. Quelque 100 oeuvres marquantes sont analysées dans cet ouvrage collectif auquel ont participé 89 contributeurs, pour la plupart universitaires. Des auteurs contemporains (Julian Barnes, William Boyd, Jeanette Winterson, Patrick McGrath ou Ian McEwan) côtoient les "incontournables" de la littérature britannique que sont Chaucer, Shakespeare, Shelley, Thackeray, Dickens et D.H. Lawrence. Chaque oeuvre est présentée dans un article de quatre pages rédigé selon le même plan : une biographie succincte de l'auteur ; une liste de ses oeuvres essentielles ; un résumé analytique de l'oeuvre ; un commentaire situant l'oeuvre dans son contexte littéraire et social ; une ou plusieurs citations avec traduction. Le Guide de la littérature britannique des origines à nos jours n'est pas un traité de la littérature britannique, ni même une anthologie. Il répond à un double objectif : donner l'envie de lire aux utilisateurs et les guider dans leurs choix de lectures.
Quelle transfiguration que d'aimer ! [...] On croit que cela ne finira jamais. Les philosophes, les poètes, les peintres regardent ces extases et ne savent qu'en faire, tant cela les éblouit", confie Victor Hugo, dans Les Misérables. En effet, lorsque naissent les premiers émois, nous habite souvent l'intime croyance que l'amour durera toujours. Pourtant, en dépit de sa prétention à l'éternité, le sentiment amoureux rencontre un grand nombre d'obstacles à son maintien. Par le travail inexorable du temps, nous changeons, et nos sentiments se modifient, ou s'altèrent. Avec les années, le désir quelquefois s'éteint, et avec lui la passion. Et si la relation semble se maintenir, ce n'est parfois qu'en vertu d'une lente et discrète substitution de l'amour par l'habitude : ainsi croit-on que l'amour perdure tandis qu'il a, en fait, disparu sous l'effet de celle-là. Le couple est resté, mais le coeur n'y est plus. Mais alors, que doit être l'amour pour parvenir à durer, et à quelles conditions nous rendra-t-il heureux ? En s'appuyant sur un matériau littéraire et philosophique, Quentin Biasiolo, dans ce petit essai à la prose sensible et poétique, interroge nos conceptions de l'amour et cherche une nouvelle manière d'aimer dans te temps long.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.