Le statut d'autonomie dont dispose la Polynésie française est unique dans la République. Entre Etat et pouvoir local, les rapports y sont marqués par la complexité, pour ne pas dire une tension toujours forte: c'est que, d'un côté, l'Etat s'est fait "violence" pour accorder cette autonomie, qui contrarie le concept français de l'Etat unitaire, et de l'autre, le pouvoir polynésien estime insuffisant le statut. Si les tensions entre les deux pouvoirs sont d'abord d'ordre juridique, on ne peut isoler le juridique de son environnement culturel et politique car il s'agit là d'abord de cohabitation de deux cultures politiques différentes. Les hommes politiques polynésiens sont mus par une éducation, une histoire, une langue, une culture propres qui façonnent leurs certitudes, leurs perceptions, leurs actions, leurs visions du monde. Comment les Polynésiens peuvent-ils percevoir l'Etat, l'appartenance à la République? Ce fossé qui sépare les cultures politiques explique pour une très grande part l'incompréhension entre ces deux pouvoirs.
Nombre de pages
312
Date de parution
03/05/2000
Poids
384g
Largeur
135mm
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EAN
9782738467003
Titre
TAHITI ET LA FRANCE . LE PARTAGE DU POUVOIR
ISBN
2738467008
Auteur
Al Wardi Sémir
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
384
Date de parution
20000503
Nombre de pages
312,00 €
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Cette étude tente d'expliquer la complexité de la vie politique en Polynésie française de 1996 à 2006. Après la fin des essais nucléaires à Moruroa, eu égard à sa grande proximité avec le président de la République, le chef de l'exécutif polynésien n'a plus été freiné dans sa tentation autoritaire qui, à partir de 1996, a finalement abouti à "verrouiller" la société. Pour diverses raisons, ce pouvoir chute en 2004 et c'est alors l'alternance avec une coalition autonomiste-indépendantiste qui donnera une gouvernance peu efficace. La Polynésie connaît quatre années d'instabilité notamment dues au nomadisme politique. Par ailleurs, on peut avancer que le concept d'"autonomie" étant assez étranger à la culture politique républicaine, il n'est compris ni par l'État, ni par le pouvoir local: on note une collusion, même inconsciente, entre les deux pouvoirs pour maintenir la Polynésie en dehors des valeurs et des principes de la République. De plus, dans certains domaines essentiels comme ceux du droit, des libertés, de la démocratie, de l'économie, du social, de l'environnement, la pratique de l'autonomie a souvent représenté une régression. Biographie: Sémir Al Wardi est maître de conférences en science politique à l'Université de la Polynésie française. Il a déjà publié, chez le même éditeur, Tahiti et la France, le partage du pouvoir.
Al Wardi Sémir ; Regnault Jean-Marc ; Sabouret Jea
Continent immense, mais encore " invisible ", l'Océanie attise les convoitises. S'aventurant dans cet espace-océan, les hommes se sont peu à peu établis dans des îles dispersées: ils atteignent d'abord la Papouasie-Nouvelle-Guinée il y a 60 000 ans, puis la Polynésie au iiie siècle et l'île de Pâques vers 700. L'élan donné par les chasseurs- cueilleurs s'est poursuivi sans relâche, amplifié à partir du xvie siècle par des navigateurs européens en quête de paradis sur terre et de ressources à échanger. Cet ouvrage, réunissant une quarantaine de spécialistes, analyse cette Océanie " convoitée " sous l'angle historique, politique, religieux, économique, et culturel. Tentant d'aller au-delà du mythe, toujours vivace, d'îles paradisiaques retrouvées, il dévoile les convoitises incon- ciliables d'une multitude d'acteurs, parfois inattendus, tout autant que les ambitions hégémoniques des grandes puissances. Car si l'Océanie est devenue l'une des nouvelles " routes de la soie " de la République populaire chinoise, dans le cadre de sa stratégie-Monde, elle n'en reste pas moins un univers largement américanisé et anglophone. Et, alors que nous sommes à la veille d'un important aggiornamento politique en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie, ce livre inédit interroge aussi les tentatives des peuples de l'Océanie pour se rassembler et défendre leurs identités dans un monde bouleversé par les effets des changements cli- matiques et la montée des eaux.
Interdit de publication par les Allemands en 1943, Le Journal de Spirou continua pourtant d'être produit et distribué clandestinement dans les rues de Bruxelles. Se résumant à une page pliée mettant en scène Spirou, Fantasio et Spip, le "journal" était signé par le dessinateur Al, un émule de Gus Bofa et de Jigé. Se procurer alors ce Journal de Spirou distribué sous le manteau s'apparentait à une véritable chasse au trésor : sur chaque dessin étaient imprimés, codés, la date et le lieu de distribution du numéro suivant. Dans chacun des 41 numéros de ce Journal de Spirou clandestin, Spirou, Fantasio et Spip partagent le quotidien des Bruxellois. Rationnement, systèmes D, bombardements, répression allemande... Tous ces sujets graves qui faisaient le quotidien des adultes et des enfants sous l'Occupation sont présents dans ces dessins, souvent caustiques, toujours frondeurs, qui constituent de véritables petits bijoux pour le lecteur d'aujourd'hui. Introuvables depuis des décennies, ces tracts ont été confié par un des descendants du dessinateur aux Éditions Dupuis, qui les ont réunis dans cet ouvrage, témoin émouvant de la vie sous l'Occupation, mais également preuve revigorante de l'incroyable force de l'humour.