Pourquoi nous parler d'occidentalisation de la Turquie" là où, au regard de la production théorique courante, on se serait attendu à un essai sur "le développement économique de la Turquie" (version néo-libérale) ou sur "l'accumulation du capital en Turquie" (version marxiste)? Parler d'occidentalisation de la Turquie - et la leçon vaut, bien entendu, pour nombre d'autres pays du "Tiers Monde" - c'est, d'emblée, semer un doute fécond sur les racines les plus intimes de l'économisme contemporain. Et si, loin de constituer cette démarche purement instrumentale d'accès à l'universel rationnel, le développement économique n'était pas autre chose, en son fond, qu'une sorte de reddition d'une tradition culturelle à une autre, la tradition occidentale, qui, par elle-même, ne serait ni plus universaliste ni moins particulariste que la tradition vaincue ? " Extrait de la préface d'Alain Caillé.
Nombre de pages
190
Date de parution
01/12/2004
Poids
250g
Largeur
135mm
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EAN
9782858025701
Titre
L'occidentalisation de la turquie:essai critique
Auteur
Aktar Cengiz
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
250
Date de parution
20041201
Nombre de pages
190,00 €
Disponibilité
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Nul n'est aujourd'hui capable de prédire comment va évoluer la Turquie ? , elle qui célébrera le centenaire de la fondation de sa République en 2023. Qui aurait pu prévoir le virage qu'il a négocié ces dernières années après avoir été au début des années 2000 l'étoile montante, candidate au club européen, le modèle à suivre notamment pour les pays musulmans en quête de justice et prospérité? ? La faillite de l'occidentalisation, dont l'Europe a sa part, a été le prélude à sa désoccidentalisation progressive accompagnée d'une belligérance tous azimuts, dans le pays comme à l'étranger. Les pays occidentaux tentent de gérer cette "? crise turque ? " , entre incompréhension et impuissance. Dans cet essai concis et bien documenté, l'auteur fournit des outils d'analyse qui permettent de comprendre l'écartèlement d'une société, entre Etat, nation, religion, mythe impérial et Occident. Cette analyse est complétée par un entretien avec deux spécialistes : l'une, sociologue, Nilüfer Göle, l'autre, historien, Etienne Copeaux, tous deux grands témoins de la transformation jamais achevée de la Turquie.
Ma conscience ne peut accepter que l'on reste indifférent à la Grande Catastrophe que les Arméniens ottomans ont subie en 1915, et qu'on la nie. Je rejette cette injustice et, pour ma part, je partage les sentiments et les peines de mes soeurs et frères arméniens et je leur demande pardon." Istanbul, 15 décembre 2008
Huit intellectuels turcs apportent des réponses claires et précises - d'ordre philosophique, historique, sociologique, politique et économique - aux idées reçues et à la "peur du Turc".
Depuis la fondation de la République Turque en 1923, la laïcité constitue le principe le plus discuté et controversé, comme impliquant un rejet de la République elle-même. Que signifie la laïcité pour la Turquie ? Le renforcement de l'autorité des élites ? Ou le sens de la République ? Aujourd'hui, comment comprenons-nous la laïcité, et avons-nous besoin de la redéfinir ...
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...