Ce livre nous emporte dans la sage des forces domptées et des illuminations distribuées, dans celle du transport facilité, du travail diminué. Réalité? Rêve? Les deux sans doute. Peut-être même renouvellement de la réalité par la force. Il s'agit d'un changement étonnamment rapide entre les 6 400 lanternes à bougies du Paris de 1740 et les métropoles étoilées qu'on voit aujourd'hui d'avion, il s'est seulement écoulé deux siècles et demi. Les élans visionnaires d'une humanité libérée ne vont pas sans batailles pour des solutions techniques diverses. Qui sait qu'une tonne de houille distillée donnait, avant-guerre, 320 ml de gaz domestique? Les immenses pipe-lines qui sillonnent la planète aujourd'hui, de même que les centrales nucléaires - au coeur du débat - évitent sans doute à la France d'être encore ce premier importateur mondial de charbon qu'elle fut dans les années 20. L'aventure énergétique pose des questions, impose des choix d'autant plus cruciaux que la population augmente et que les limites écologiques de la planète Bleue se précisent. Sait-on que les experts sont unanimes à dater vers 2050 la régression des ressources de pétrole, de gaz puis de charbon? Que les énergies dites "renouvelables" - hydraulique, solaire, éolienne - ne formeront encore que 20 % de nos ressources en 2020? Ce livre nous décrit un voyage extraordinaire qui n'est cependant pas sans péril... Les réflexions comme les opinions exposées nous incitent à la lucidité et à la vigilance. Tout cela suggère que, sans doute, nos rêves pour demain devront être un peu moins fous, nos dépenses un peu mieux mesurées. C'est un autre enjeu pour l'aventure technologique, jamais rassasiée. Et le débat est ouvert alors qu'intervient l'heure des choix.
Nombre de pages
238
Date de parution
28/12/1999
Poids
801g
Largeur
238mm
Plus d'informations
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EAN
9782702205563
Titre
ENERGIE. L'heure des choix
Auteur
Akrich Madeleine ; Beltran Alain ; Duclos Denis ;
Editeur
CERCLE D'ART
Largeur
238
Poids
801
Date de parution
19991228
Nombre de pages
238,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Au début des années 80, un groupe de chercheurs de l'Ecole des mines se penche sur un aspect du monde contemporain négligé par les sciences sociales: les sciences et les techniques. Comment sont-elles produites? Comment leur validité ou leur efficacité sont-elles établies? Comment se diffusent-elles? Comment contribuent-ils à transformer le monde? Ces travaux donnent naissance à une approche aujourd'hui reconnue: la sociologie de la traduction, dite aussi théorie de l'acteur réseau, avec ses concepts clefs, la traduction, l'intéressement, le script, la controverse, etc. Cette théorie est si féconde que les sciences sociales mobilisent désormais très largement ses concepts, mais aussi ses règles de méthodes et ses outils de travail. Or, nombre de ses textes fondateurs n'étaient pas ou plus disponibles en français. En rassemblant des textes de trois de ses pionniers, Madeleine Akrich, Michel Callon et Bruno Latour, on permettra au lecteur de comprendre les développements de la sociologie de la traduction et la manière dont elle a interrogé le lien social, les machines, les objets; les usagers, les pratiques scientifiques. Pour montrer en conclusion comment cette approche permet de renouveler l'analyse sociologique classique. Biographie de l'auteur Madeleine Akrich, Michel Callon et Bruno Latour sont tous trois chercheurs au Centre de sociologie de l'innovation (CSI) de l'Ecole des mines de Paris. Madeleine Akrich est directrice du CSI; elle a consacré l'essentiel de ses travaux à la sociologie des techniques, en s'intéressant spécifiquement aux usagers. Depuis quelques années, ses travaux concernent plus particulièrement la médecine. Michel Callon est directeur de recherche au CSI. Ses travaux couvrent un large spectre d'intérêts autour des questions relatives aux interrelations entre sciences, techniques et société, à la socio-économie de l'innovation, aux questions de démocratie et à la médecine. Bruno Latour, professeur à l'Ecole des mines de Paris, à la London School of Economics et au département d'histoire des sciences de Harvard, est l'auteur de très nombreuses publications consacrées à la sociologie et à la philosophie des sciences et des techniques, à l'anthropologie de la démocratie et du monde moderne.
Repérer des victimes, confondre des suspects: les mobilisations dans le domaine de la santé environnementale se présentent désormais comme de véritables enquêtes policières. A la différence près que, dans ce domaine, les investigations ne sont pas menées uniquement par des enquêteurs professionnels. Les "profanes" cherchent eux aussi à rendre visibles les menaces auxquelles ils pensent être exposés et à établir la réalité des dommages dont ils s'estiment les victimes. Cet ouvrage rassemble une série de travaux anglo-saxons pionniers sur des affaires célèbres qui illustrent le rôle crucial joué par les non-spécialistes dans les controverses portant sur les liens entre l'environnement et la santé.