Un acte honteux. Le génocide arménien et la question de la responsabilité turque
Akçam Taner ; Demange Odile
DENOEL
25,36 €
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EAN :9782207259634
Un acte honteux": tels sont les mots employés par Mustafa Kemal lui-même, père de la Turquie moderne, pour qualifier le génocide des Arméniens à partir de 1915 (un million de victimes). Pourtant, aujourd'hui encore, les historiens turcs ne peuvent travailler sereinement sur cette question, la contestation de la ligne officielle héritée de la fondation de la République étant passible de poursuites. L'exception est très certainement Taner Akçam, historien turc vivant en exil et spécialiste des archives ottomanes. Partant d'une analyse rigoureuse de documents militaires et judiciaires inédits, ainsi que des minutes des débats parlementaires, des correspondances privées et des comptes rendus de témoins oculaires, il clôt définitivement le débat sur la principale question: celle de la responsabilité. Akçam montre de manière irréfutable - puisque ce sont les documents ottomans qui parlent - que, loin de n'être qu'une conséquence aussi fâcheuse qu'involontaire de la Première Guerre mondiale, le génocide fut soigneusement planifié et exécuté par le parti au pouvoir à l'époque, le comité Union et Progrès, plus connu sous le nom de "Jeunes-Turcs". Ce n'est pas le point de vue des victimes mais celui des assassins qui est décortiqué ici. Akçam éclaire par là même les mécanismes psychologiques profonds qui ont poussé les agents de l'Empire ottoman finissant à se transformer en bourreaux avec autant d'aisance. Il montre aussi comment la Turquie a réussi à éluder ses responsabilités en jouant sur les rivalités étrangères dans la région et l'échec à traduire en justice les responsables. Sans provocation ni militantisme, à l'heure où se pose la question de l'adhésion à l'Europe, Taner Akçam appelle les Turcs à tourner le dos au discours négationniste officiel et à affronter enfin, sans crainte, la réalité de l'histoire de leur pays. Biographie de l'auteur Taner Akçam, 55 ans, est historien. Au milieu des années 70, il est emprisonné en Turquie pour avoir milité à l'extrême gauche et est "adopté" comme prisonnier d'opinion par Amnesty International. Auteur de nombreux articles et ouvrages sur les relations entre Turcs et Arméniens, il enseigne l'histoire à l'Université Clark, dans le Massachusetts.
Nombre de pages
490
Date de parution
06/11/2008
Poids
570g
Largeur
149mm
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EAN
9782207259634
Titre
Un acte honteux. Le génocide arménien et la question de la responsabilité turque
Auteur
Akçam Taner ; Demange Odile
Editeur
DENOEL
Largeur
149
Poids
570
Date de parution
20081106
Nombre de pages
490,00 €
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Un acte honteux": tels sont les mots employés par MustafaKemal lui-même, père de la Turquie moderne, pour qualifierle génocide des Arméniens qui, à partir de 1915, fit un millionde victimes. Taner Akçam, historien turc vivant en exil etspécialiste des archives ottomanes, clôt définitivement, à partird'une analyse rigoureuse de documents militaires et judiciairesinédits, ainsi que des minutes des débats parlementaires, descorrespondances privées et des comptes rendus de témoinsoculaires, le débat sur la principale question: celle de laresponsabilité. Akçam montre de manière irréfutable, puisquece sont les documents ottomans qui parlent, que, loin de n'êtrequ'une conséquence aussi fâcheuse qu'involontaire de laPremière Guerre mondiale, le génocide fut soigneusementplanifié et exécuté par le parti au pouvoir à l'époque, le comitéUnion et Progrès, plus connu sous le nom de "Jeunes-Turcs".Akçam, décortiquant non plus le point de vue des victimesmais celui des assassins, éclaire par là même les mécanismespsychologiques profonds qui ont poussé les agents de l'Empireottoman finissant à se transformer avec autant d'aisance enbourreaux. Enfin, il montre comment la Turquie, après avoirentrepris de premiers procès contre des exécuteurs, réussitavec l'arrivée au pouvoir de Kemal à éluder ses responsabilitésen jouant sur les rivalités étrangères dans la région, alorsmême que la République naissante recyclait dans sonadministration civile et militaire des acteurs de l'entreprisegénocidaire. Aussi, aujourd'hui encore, malgré les motsmêmes de Kemal, les historiens turcs ne peuvent-ils travaillersereinement sur cet "acte honteux", la contestation de la ligneofficielle héritée de la fondation de la République étantpassible de poursuites.
Résumé : Dès 1915, le gouvernement jeune-turc à la tête de l'Empire ottoman a cherché à présenter l'annihilation du peuple arménien comme un simple projet de déplacement et de réinstallation. A cette fin, des documents accablants ont été très vite détruits et ceux qui ne l'ont pas été sont considérés jusqu'à aujourd'hui par les autorités turques comme des " faux ". Parmi eux figurent des télégrammes de Talaat Pacha et les mémoires de Naïm Efendi, bureaucrate ottoman qui travaillait au bureau des déportations d'Alep pendant les années 1915-1916. Ces documents ont longtemps été controversés, et les historiens, en l'absence de preuves suffisantes, évitaient de les citer. Ce livre rouvre le dossier. En véritable enquêteur, Taner Akçam s'est en effet lancé dans une minutieuse analyse de ces mémoires et des télégrammes qu'ils contiennent. En comparant les systèmes de codage de ces câbles avec ceux employés dans d'autres documents conservés dans les Archives ottomanes, en étudiant le papier utilisé et la datation de ces pièces à conviction, en regardant de près les signatures, et en confrontant les événements mentionnés par Naïm Efendi avec d'autres sources, Taner Akçam parvient à démontrer qu'il ne peut y avoir aucun doute sur l'authenticité de ces " ordres de tuer ". Apportant ainsi de nouvelles preuves quant aux plans d'extermination de la population arménienne, ce livre rend aussi manifeste la politique de destruction systématique par le gouvernement ottoman de toutes traces relatives à ces atrocités.
En cette année 1331 de l'ère en vigueur au sein de l'Empire ottoman, l'assassinat organisé du peuple arménien d'Anatolie débutait à la faveur de la Première Guerre mondiale. A la fin de la guerre, dans l'Empire ottoman - allié de l'Allemagne - vaincu et occupé, un procès est mené par des tribunaux militaires sur ordre du sultan, qui accuse le pouvoir Jeune-Turc d'avoir organisé intentionnellement ce massacre. Les représentants de ce pouvoir seront condamnés à mort in absentia. Et Mustafa Kemal entre en triomphateur à Istanbul début novembre 1922 tandis que l'Etat turc n'a jamais, depuis, reconnu sa responsabilité dans ce génocide. Ce livre - pièce capitale versée au dossier de ce que l'on désigne comme le génocide des Arméniens - relate ce procès des dirigeants Jeunes-Turcs tenu en 1919-1920, alors que la plupart d'entre eux avaient pris la fuite. Dans ce remarquable travail, les auteurs, l'un turc, l'autre arménien, ont travaillé ensemble sur les archives et documents de l'époque ottomane et restituent toute l'ambiguïté de cette période charnière qui va de 1919 à la victoire de Mustapha Kemal. Une page d'histoire tragique minutieusement étudiée.
Laure Marchand et Guillaume Perrier sont tous les deux correspondants en Turquie, elle pour Le Figaro, et lui pour le journal Le Monde. De l'ouverture des négociations d'adhésion â l'UE, en 2004, à aujourd'hui, ils ont suivi pas à pas les transformations que connaît la Turquie, notamment sur "la question arménienne'," l'une des plus sensibles.
Hegarty Louise ; Devaux Laetitia ; Guillot-Alissan
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Enquête en immersion sur la nouvelle idéologie de l'extrême. Pendant neuf mois, Pierre Gault a infiltré les principaux réseaux masculinistes en France. Sous une fausse identité, il a suivi et imité les centaines d'hommes qui épousent la cause masculiniste : formations sur Internet, stages en forêt, sessions de coaching, forums privés, séances de drague de rue. Très vite, au-delà du sexisme ordinaire surgit la partie immergée de l'iceberg : business florissant de marchands de misère, apologie du viol, complotisme, liens avec l'idéologie d'extrême droite. Sous un humour qui apporte des respirations bienvenues, Pierre Gault ne dissimule pas ses doutes, sa sidération ni même ses maladresses à mesure que son alter ego imaginaire s'enfonce dans les entrailles de la manosphère. L'exposition prolongée à une pensée extrême le pousse à confronter son ressenti intime à la vision du monde des masculinistes qu'il rencontre. Comment en sont-ils arrivés là ? Sous-estime-t-on le danger qu'ils représentent ? Une enquête passionnante et nécessaire qui interroge les dérives de la masculinité et leur impact sur la société contemporaine.