Regards croisés sur la (post-)racialité aux Etats-Unis
Aje Lawrence ; Dessens Nathalie ; Gachon Nicolas ;
PU MIDI
20,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782810707614
Au lendemain de l'élection de Barack Obama, de nombreux observateurs annonçaient l'avènement d'une ère post-raciale aux États-Unis. A l'heure où le pays est en prise à des affrontements souvent violents, cet ouvrage collectif propose des regards croisés sur les questions raciales, adoptant des perspectives politiques, sociales, culturelles et mémorielles. L'ouvrage présente l'originalité de ne pas se limiter à la dichotomie Noir/Blanc et celle d'analyser des domaines aussi variés que la politique, le sport, la cuisine, le cinéma, l'éducation ou les dynamiques mémorielles.4e de couverture : L'histoire des États-Unis est celle de relations tumultueuses entre différents groupes que des expériences coloniales, migratoires, économiques et politiques (de la quasi-extinction des populations autochtones à la ségrégation raciale en passant par l'esclavage) ont liés sans parvenir à les fusionner dans le creuset d'un seul et même projet de société. Au travers de chapitres rédigés par des spécialistes de l'histoire politique, sociale et culturelle des États-Unis, le présent ouvrage propose des perspectives innovantes et suggère, sous la forme de neuf « regards croisés », une réflexion sur les tenants et les aboutissants d'une hypothétique Amérique post-raciale dont l'avènement fut annoncé au lendemain de l'élection de Barack Obama. En étudiant divers groupes racialisés (Amérindiens, immigrants venus d'Amérique latine ou de la Caraïbe, Africains-Américains), et en se penchant sur la vie politique, sur le sport, le cinéma, l'éducation, la cuisine et sur la mémorialisation de l'esclavage, de la suprématie blanche ou de la pratique du lynchage, le volume sonde l'omniprésence et la complexité des questions raciales aux États-Unis aujourd'hui.Notes Biographiques : Anne Stefani est professeure de civilisation américaine à l'université Toulouse - Jean Jaurès. Elle est spécialiste du Sud ségrégationniste et du « long » mouvement pour les droits civiques. Son ouvrage Unlikely Dissenters: White Southern Women in the Fight for Racial Justice, 1920-1970 (Gainesville: University Press of Florida, 2015), explore l'intersection entre genre, race et identité régionale dans le Sud des États-Unis. Ses derniers travaux se concentrent sur les rapports entre race, histoire et mémoire dans la culture états-unienne contemporaine." Nicolas Gachon est maître de conférences HDR à l'université Paul-Valéry-Montpellier. Spécialiste de politique et des questions mémorielles, il a notamment co-dirigé deux ouvrages avec Lawrence Aje : Traces and Memories of Slavery in the Atlantic World (Routledge, 2019) ; La Mémoire de l'esclavage : Traces mémorielles de l'esclavage et des traites dans l'espace atlantique (L'Harmattan, 2018). Nathalie Dessens est professeur de civilisation américaine à l'université Toulouse -Jean Jaurès. Spécialiste de l'esclavage aux États-Unis, elle a publié trois ouvrages aux Presses universitaires de Floride : Myths of the Plantation Society (2003) ; From Saint-Domingue to New Orleans : Migration and Influences (2007) ; Creole City : A Chronicle of Early American New Orleans (2015). Elle s'intéresse également aux questions mémorielles. Lawrence Aje est maître de conférences en civilisation américaine à l'université Paul-Valéry-Montpellier. Spécialiste d'histoire africaine américaine, ses recherches portent principalement sur l'esclavage aux États-Unis, notamment sur les processus de mémorialisation et de mise en récit historique de cette histoire. Il a co-dirigé avec Nicolas Gachon deux ouvrages : Traces and Memories of Slavery in the Atlantic World (Routledge, 2019) ; La mémoire de l'esclavage : Traces mémorielles de l'esclavage et des traites dans l'espace atlantique (L'Harmattan, 2018). Il a également codirigé The Many Faces of Slavery: New Perspectives on Slave Ownership and Experiences in the Americas, avec Catherine Armstrong (Bloomsbury, 2019).
Nombre de pages
262
Date de parution
18/11/2021
Poids
332g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782810707614
Titre
Regards croisés sur la (post-)racialité aux Etats-Unis
Auteur
Aje Lawrence ; Dessens Nathalie ; Gachon Nicolas ;
Editeur
PU MIDI
Largeur
135
Poids
332
Date de parution
20211118
Nombre de pages
262,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Le traumatisme culturel de l'esclavage comme structurant, voire comme fondateur d'identités individuelles ou collective a récemment fait l'objet d'un intérêt croissant. L'ouvrage interroge la façon dont les descendants de populations asservies reconstruisent l'histoire de leurs ancêtres ; il évalue les effets culturels, politiques et symboliques que produisent les phénomènes de commémoration, de muséification et de patrimonialisation de la mémoire de l'esclavage ainsi que les contraintes que suppose l'insertion de cette histoire dans l'espace public.
Cet ouvrage porte un regard contemporain sur différentes questions liées à la notion de souveraineté sur l'ensemble du territoire américain, du Canada à l'Argentine. Les points forts de l'ouvrage sont multiples : Il concerne des pays majeurs situés dans des aires culturelles et linguistiques diverses : anglophones, hispanophones et lusophones. A ce titre, il s'adresse donc à un lectorat particulièrement large. Il est organisé de façon comparative et transversale, démarche peu fréquente, et s'intéresse à des questions à la fois politiques, historiques, sociologiques et artistiques (cinéma, musique...), ce qui là encore est susceptible de concerner des publics variés. Il propose aussi bien des analyses théoriques qui font le point sur la notion de souveraineté que des études de cas précises : communautés spécifiques (autochtones d'Hawaï, Navajos...), Guantanamo Bay, etc. Enfin, il porte sur des questions d'une actualité brûlante (migration, disparition de femmes indigènes, luttes paysannes...), mais offre un arrière?plan théorique et historique qui permet de les mettre en contexte, et à ce titre, intéresse aussi bien un public étudiant qu'un lectorat généraliste.
Quel est l'héritage du fascisme un siècle après son émergence en Italie ? A travers une approche internationale et pluridisciplinaire, cet ouvrage interroge la persistance de ses traces dans nos sociétés contemporaines, bien au-delà d'un simple phénomène nostalgique. Alors que le terme fascisme est fréquemment employé dans les médias, sa signification reste floue et variable selon les contextes et les pays. Dès lors, une question essentielle se pose : qu'entend-on réellement par fascisme aujourd'hui ? Pour y répondre, l'analyse porte sur plusieurs aspects : les espaces sociaux, la mémoire architecturale du régime, ainsi que les résonances idéologiques dans la culture et la politique contemporaines. En explorant ces différentes dimensions, il devient possible d'évaluer l'ampleur du travail de déconstruction - ou de perpétuation - de l'imaginaire fasciste. Ce questionnement constitue le fil conducteur de cette enquête rigoureuse, qui invite à une lecture renouvelée de notre rapport au passé et de ses influences sur le présent.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Dans un non-lieu et dans un temps suspendu, sont réunies toutes les femmes victimes de la violence des hommes : femmes riches et pauvres, cultivées ou analphabètes, jeunes et âgées, rebelles et soumises. Libérées par la mort de leur condition de victimes, elles nous racontent leurs histoires. On assiste à des drames provoqués par une société machiste, des traditions cruelles, des mentalités arriérées. A travers des témoignages/ fictions de plusieurs pays du monde (Inde, Italie, France, USA, Mexique...), toutes les conditions sociales et toutes les cultures sont mises en cause par la dramaturge. Il en résulte une anthologie de récits bizarrement pleins d'humour et d'ironie, où la tragédie du quotidien demande justice et où l'universalité des histoires pousse le lecteur-spectateur à réfléchir sur la véritable condition de la femme au XXIe siècleSerena dandini est auteure et animatrice télé. Très connue de par le caractère innovant et satyrique de ses émissions, elle a travaillé avec des artistes très populaires en Italie. En 1988, elle écrit et présente La tv delle ragazze (La télé des filles), une émission qui fera connaître au grand public de nombreuses comédiennes et artistes. Entre 2012 et 2013 elle met en scène son premier texte théâtral, Blessées à mort, inspiré par des faits divers de violence sur les femmes. Cette pièce est encore aujourd'hui en tournée en Italie et dans le monde. Texte engagé, militant, dur, il se fait porte-parole d'une situation malheureusement bien présente dans notre société, toutes ces histoires étant inspirées de faits réellement advenus.