Et si Alassane Ouattara n'avait pas gagné les élections ?
Ahoué Djié
L'HARMATTAN
11,00 €
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EAN :9782296549784
La crise post-électorale en Côte d'Ivoire s'est transformée rapidement en crise internationale. Les médias, les experts internationaux, les entreprises multinationales et les politiques occidentaux sont unanimes pour reconnaître la légitimité d'un Président virtuel et vilipender le Président réel. Loin des discours arrangés et construits autour des vertus supposées de l'interventionnisme international, de la démocratie et de la paix défendues par les acteurs internationaux, Et si Alassane Ouattara n'avait pas gagné les élections ?, est une réflexion iconoclaste qui aiguillonne et dénonce entre raison d'Etat, protection des intérêts nationaux de certains Etats, la perfidie et le cynisme de la Communauté dite internationale. Celle-ci sanctionne, humilie et prive des milliers d'Ivoiriens de travail, d'argent, de nourriture, de médicaments, dans une logique néolibérale de pression et de contrôle des ressources énergétiques de la Côte d'Ivoire.
Nombre de pages
51
Date de parution
31/03/2011
Poids
80g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296549784
Titre
Et si Alassane Ouattara n'avait pas gagné les élections ?
Auteur
Ahoué Djié
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
80
Date de parution
20110331
Nombre de pages
51,00 €
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Loin des discours convenus, La jeunesse ivoirienne face à la crise en Côte d'Ivoire est une réflexion construite autour d'une enquête menée en Côte d'Ivoire pendant six ans. Elle est révélatrice dans la compréhension de l'imaginaire social sur la construction politique car elle interroge la rébellion, la France, la communauté internationale, l'ivoirité, l'État, les mouvements de jeunes, la violence au travers des jeunes, afin de mettre en exergue leurs croyances, leurs motivations, leurs actions, leurs attentes, et dévoile les méandres des conflits politiques, postcoloniaux ou idéologiques entre " petits " et " grands " États, entre souveraineté et droit d'ingérence humanitaire dans les relations internationales contemporaines.
Ni Alassane Ouattara, ni Laurent Gbagbo, ni Konan Bédié, encore moins Guillaume Soro, ne peuvent se prévaloir du sceptre de la justice pour déférer les autres devant une instance judiciaire. Chacun, au cours de cette décennie d'ignominie, a, à un moment donné, failli. Chacun a failli par sa posture. Chacun a failli par ses choix politiques. Chacun a failli par les décisions qu'il a prises. Chacun a failli par les actes que ses partisans ont posés en son nom. Aussi apparaissent-ils les stigmates d'une responsabilité partagée. Ce livre, nourri de témoignages et d'archives, est le résultat de la synthèse de cette décennie d'infamie en Côte d'Ivoire. Alassane Ouattara : FRCI et Dozos, l'envers du régime vise à donner des armes militantes, pour lutter en connaissance de cause contre l'impérialisme diplomatique et juridique qui éclaire à dessein certaines souffrances et en camoufle d'autres, parce que ces dernières discréditent l'acteur politique qu'il soutient.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...