La professionnalisation. Pour une université "utile" ?
Agulhon Catherine ; Convert Bernard ; Gugenheim Fr
L'HARMATTAN
29,00 €
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EAN :9782296967472
Longtemps circonscrite à certaines filières, la "professionnalisation" des enseignements universitaires se diffuse dans l'ensemble de l'Université. Toutes les disciplines, de la philosophie à la biologie moléculaire, doivent désormais définir les finalités de leurs enseignements en termes de compétences et de "débouchés" professionnels; toutes proposent à leurs étudiants des techniques de "définition de projet personnel" ou de recherche d'emploi; tous les étudiants de licence sont invités à faire des stages... Sur cette "professionnalisation", la communauté dis universitaires est partagée. Les uns n'ont pas attendu qu'on leur assigne cette mission pour l'accomplir, d'autres, plus récemment convertis, s'y engagent avec zèle, d'autres encore résistent, dénonçant une mise en péril des missions traditionnelles des universités et de l'identité professionnelle des universitaires. Nous nous proposons dans cet ouvrage de parcourir les différents aspects de cette "professionnalisation" sur la base d'études de terrain portant sur deux académies aux contextes contrastés : l'une, l'Académie de Lille, où l'environnement industriel ancien a marqué depuis longtemps les liens entre le monde socio-économique et l'Université, notamment dans les domaines scientifiques et techniques ; l'autre, l'Académie de Bretagne, où la "professionnalisation" de l'Université est plus récente. Nous verrons que si la "professionnalisation" n'est pas sans effets pervers, donnant souvent naissance à des formations trop étroitement adaptées à des besoins professionnels à court terme, elle peut, quand elle est bien menée, redonner à l'Université l'initiative dans la définition même des besoins professionnels, l'Université retrouvant ainsi certaines de ses missions traditionnelles : s'emparer sans cesse de domaines professionnels pour en faire l'objet d'une connaissance rationnelle, inventer constamment de nouveaux domaines de l'activité humaine.
Nombre de pages
264
Date de parution
12/09/2012
Poids
420g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296967472
Titre
La professionnalisation. Pour une université "utile" ?
Auteur
Agulhon Catherine ; Convert Bernard ; Gugenheim Fr
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
420
Date de parution
20120912
Nombre de pages
264,00 €
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Agulhon Catherine ; Brito Angela Xavier de ; Plais
A partir d'une enquête qualitative menée auprès d'une centaine de jeunes de différentes contrées venus étudier en France, les auteurs ont tenté de comprendre comment ces jeunes vivent cette expérience. S'agit-il de sélectionner des élites internationales ou d'une fuite des cerveaux ? Et au profit de qui ? Bien des facteurs construits là-bas et ici différencient des trajectoires, en fonction desquelles certains se paupérisent et se précarisent quand d'autres, privilégiés, réussissent des parcours sans faute et se projettent dans une élite internationale.
Instituée par la loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002, la Validation des acquis de l'expérience (VAE) est présentée par ses promoteurs comme un dispositif correcteur des inégalités de formation initiale et continue, comme le moyen de prendre en compte d'autres apprentissages que les seuls apprentissages scolaires, comme un outil de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. Elle s'inscrit dans le cadre du nouveau droit à la formation tout au long de la vie et des projets de sécurité sociale professionnelle. Ainsi justifiée, la VAE fait l'objet d'un très large consensus, le gouvernement vise à augmenter rapidement le nombre de ses bénéficiaires et chacun en appelle au développement de cette voie alternative d'accès aux diplômes. Le droit à la VAE apparaît pourtant problématique, à la mesure même des ambiguïtés de la notion de reconnaissance. Les contributions réunies ici croisent les regards disciplinaires (sociologie, droit, philosophie, psychologie, gestion, histoire, sciences de l'éducation) sur ce qui est à la fois un dispositif juridique, une politique publique et une pratique sociale. Comment la VAE s'inscrit-elle dans l'histoire de la formation professionnelle et de l'éducation permanente ? Quelle place prend-elle dans les politiques de formation tout au long de la vie ? Quels sont ses effets sur le statut juridique et l'économie des diplômes ? Et sur l'articulation entre système éducatif et marché du travail? Quelle est cette expérience dont on dit valider les acquis ? Comment s'opère cette reconnaissance ? Sur quelles normes s'appuient les accompagnateurs et les jurys ? Quelles sont les attentes de ceux qui sollicitent cette reconnaissance ? Quelles sont les figures du déni de reconnaissance ...
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...