Dans le prolongement de sa thèse sur Victor Hugo, poète de la Nature, l'étude consacrée à La Légende des siècles par Louis Aguettant est la bienvenue. Pour lui, la première série de la Légende est "probablement le chef-d'oeuvre de Hugo". Elle se distingue d'abord par l'éclat de la vision poétique; la vision est si intense qu'elle va jusqu'à une demi-hallucination, contagieuse pour le lecteur. Mais c'est aussi un développement prodigieux de la faculté mythique, soutenue par une puissance verbale extraordinaire: Hugo devient vraiment le souverain seigneur des mots, il en tire les effets les plus imprévus, il en joue comme un symphoniste de génie joue des timbres de l'orchestre moderne. La versification, et spécialement la rythmique, est plus variée, plus libre que jamais. La rime n'a jamais été plus riche. Tout cela engendre une virtuosité poétique de premier ordre. Assurément, Hugo n'a jamais eu autant de puissance que durant l'exil. A la suite de cette exégèse du génie épique de Hugo, Aguettant analyse en profondeur, avec cette grande culture qui le caractérise, six poèmes importants et divers de La Légende des siècles.
Nombre de pages
192
Date de parution
02/02/2010
Poids
225g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296112971
Titre
Lectures de La légende des siècles de Victor Hugo
Auteur
Aguettant Louis
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
225
Date de parution
20100202
Nombre de pages
192,00 €
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Comme les deux livres précédents, consacrés à certains des plus beaux poèmes de Verlaine et de Baudelaire, cet ouvrage sur les Méditations poétiques de Lamartine n'a pas pour but d'apporter des éléments biographiques, scientifiques ou critiques nouveaux sur un auteur abondamment scruté, et commenté de cent manières à l'aide de maintes disciplines, mais simplement de permettre au lecteur épris de poésie d'en goûter la beauté, au-delà de souvenirs scolaires plus ou moins lointains; et pourquoi ne séduirait-il pas les étudiants? Les analyses poétiques de ce grand "lecteur" qu'était Louis Aguettant sont d'autant plus précieuses qu'il est un musicien éminent; il sait à merveille exalter la beauté poétique et musicale de Lamartine, par-delà une langue qui n'est pas toujours aussi accessible qu'elle en a l'air. Il disait, à propos de Mozart: "Méfions-nous des auteurs clairs; quand ils ont du génie, ce sont souvent les grands impénétrables." Il était sensible aussi bien à la fraîcheur de l'expression, du mot, du vers, qu'à l'envolée lyrique d'une ode.
L'auteur de ce livre, Louis Aguettant, étudiant, écrivait à un ami à propos de ses lectures : "J'ai lu mieux que tout cela - car le père Hugo dépasse malgré tout les autres de la tête - j'ai lu Le Satyre de La Légende des siècles. J'en suis sorti, ahuri, me demandant s'il est bien possible qu'un homme voie et écrive de telles choses. La vie de la nature, le fourmillement de tout, la dryade qui vous regarde sous l'écorce, l'herbe qui broute au fond des forêts, les racines qui fouillent du bec dans l'abîme, le panthéisme en un mot, tout cela n'a jamais été, à ma connaissance, plus fortement exprimé"... Est-ce Victor Hugo qui a tiré cette vision de son cerveau de poète ? En tout cas, elle est étrangement belle." Le Satyre restera toujours pour Aguettant une des pièces maîtresses de Victor Hugo, un résumé et un symbole de son oeuvre, comme le montre sa thèse.
Admiré en son temps par Paul Claudel, Paul Valéry et Francis Jammes, Louis Aguettant s'est partagé entre deux vocations : la littérature et la musique. Ses travaux de critique littéraire témoignent de cette richesse : son analyse est musicale au premier chef, par l'attention qu'il porte aux rythmes, aux sonorités, aux formes changeantes des mots comme à la polyphonie des thèmes. Qui pouvait mieux rendre compte de la proximité entre musique et poésie qu'un Louis Aguettant dont l'intelligence critique et la science musicale s'alliaient à la plus fine sensibilité pour interpréter l'art le plus inexprimable qui soit ...
On hésite toujours à écrire le gros mot de chef-d'œuvre. En présence du livre de Louis Aguettant, je n'éprouve aucun scrupule : c'est un chef-d'œuvre authentique. Je l'ai lu et relu, médité, oublié puis rouvert. Chaque nouveau contact m'a donné le choc de l'évidence, la preuve irrécusable d'une vérité que le temps confirmera. Ce n'est pas un livre sur la musique : c'est la musique elle-même, écoutée par un esprit infiniment sensible, puis transcrite par lui dans le langage des mots. Un maître-livre, utile et merveilleux. Bernard Gavoty. C'est, à la lettre comme dans son esprit, et bien conçu occasionnellement par un amateur de génie (rompu par ailleurs aux plus hautes exigences des disciplines intellectuelles), un véritable bréviaire de l'interprète musical, et qui mérite d'être tenu par lui comme un livre de chevet, prêt à aviver quotidiennement la ferveur de son étude, et à lui ménager, sur les particularités d'écoles, d'intentions ou de style des grandes œuvres de la littérature pianistique, des échappées divinatrices bénéficiaires de l'analyse la plus déliée comme de la plus communicative éloquence. Alfred Cortot. On s'émerveille de la finesse d'esprit, de la délicatesse de pensée, de la clairvoyance et du sens critique de ce parfait musicien qui jugeait son art avec tant de lucidité et de sensibilité... Emile Vuillermoz. Un esprit de la plus grande rareté, car très rares sont ceux qui se développent comme lui sur les confins de la musique, des lettres et de l'abstrait. Paul Valery.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...