
Regards d'Afrique sur la maltraitance
En dépit de ce que véhiculent certains discours, les enfants africains n'échappent pas aux mauvais traitements. Ainsi, en raison de croyances ancestrales dont il est impossible de retrouver l'origine, des enfants sont tués à la naissance (enfants Yôobinu) ; pour le maintien de coutumes dont le fondement reste à démontrer, des fillettes sont victimes d'excision ou de mariages forcés ; à cause de la pauvreté, des enfants sont confiés à d'autres familles, sans contrôle (enfants Vidomegon) ou livrés à eux-mêmes dans les rues ou sur les marchés ; dans le cadre d'une éducation religieuse, d'autres sont obligés de mendier et doivent rapporter le soir une somme d'argent sous peine d'être battus (talibés)... Ces pratiques sont contestées, discutées, réfutées tant par le droit coutumier que par les textes législatifs en vigueur en Afrique. Cependant, les habitudes, les schémas éducatifs parfois archaïques ont la vie dure et se maintiennent. Il faut toute la persuasion, l'engagement et la compétence des intervenants de terrain pour faire émerger un regard nouveau et tenter ainsi d'apporter une aide aux enfants en dépit des tabous, des réticences, des silences tant des parents que des instances administratives. Issues de la rencontre de Cotonou, qui a rassemblé des professionnels africains et européens, les contributions publiées dans cet ouvrage viennent éclairer un débat plus actuel que jamais. A un moment où l'Afrique est confrontée à une croissance démographique continue, à une urbanisation galopante et aux défis de la pauvreté, il faut admettre que la situation des enfants en difficulté ne dépend pas uniquement des ajustements structurels.
| Nombre de pages | 277 |
|---|---|
| Date de parution | 01/11/2003 |
| Poids | 360g |
| Largeur | 135mm |
| EAN | 9782845860346 |
|---|---|
| Auteur | Agossou Thérèse |
| Editeur | KARTHALA |
| Largeur | 135 |
| Date de parution | 20031101 |
| Nombre de pages | 277,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 6-8 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Hegel et la philosophie africaine. Une lecture interprétative de la dialectique hégélienne
Agossou Médéwalé-Jacob ; Labarrière Pierre-Jean ;L'ouvrage que l'on va lire est un essai de clarification de la question suivante : la " pensée de Hegel " peut-elle se présenter en quelque sorte comme la " matrice " ou le mode d'expression adéquat de ce que l'on nomme la " philosophie africaine " ? Il convient de noter d'abord que Jacob Agossou, notre auteur, ne se hasarde pas à définir ici ce qu'il convient d'entendre sous cette lexie de " philosophie africaine ". Plutôt entend-il traiter d'une autre question que l'on pourrait formuler ainsi : qu'est-ce que " lire Hegel " à partir de ce canton de la culture ici désigné comme étant l'Afrique en général, et comment celle-ci peut-elle en tirer bénéfice ? Le livre de Jacob Agossou veut être, sinon une réponse à cette interrogation, du moins un effort pour saisir sa pertinence et cerner son contenu. Voici donc une lecture interprétative qui a valeur de témoignage et d'exemple. Jacob Agossou note au passage qu'il s'est agi pour lui de comprendre et d'expliciter une maxime recueillie sur les lèvres de son propre père : " Réfléchis, fais faire à ton esprit retour en lui-même pour se regarder regardant " ; autrement dit, " sème en ton for interne ton esprit, et suis le procès de son mouvement de connaissance ". C'est muni de ce viatique que notre auteur s'avance sur la voie d'une reconstruction personnelle d'un univers de pensée " à la Hegel ".EpuiséVOIR PRODUIT23,00 € -

GBeto et GBetdoto. De la dialectique de participation vitale à une théorie anthropocentrique, selon
Agossou JacobDepuis une quinzaine d'années, Africains et Occidentaux parlent de "formes africaines de l'Eglise et du christianisme", de "désoccidenta1isation de la théologie", d'"africanisation de la théologie et du christianisme". Délimitons un peu le problème. a - Le christianisme est une vie. Le prêtre africain comme tout prêtre se doit d'aider ses frères dans la foi. Comme prêtre et théologien il dispose d'une référence capitale qui est le message du Christ dont l'Eglise garde le dépôt. En tant qu'Africain, il demeure conscient des valeurs spirituelles authentiques et originales qui sont comme les notes caractéristiques de sa nation ; ces valeurs forment un véritable héritage culturel précieux dont il est pétri et auquel il a aussi à se référer. Bien comprises, faut-il le dire, ces valeurs culturelles ne sont pas contraires au Message chrétien. En tant qu'acculturé, il porte, avec cette "hérédité", des valeurs spirituelles de diverses familles culture1les. Le théologien africain se trouve donc dans une situation pour le moins inconfortable. Interrogé par des questions venant de tous ces trois pôles de référence, il se demande ce qui sortira de toutes ces confrontations ? Des idées magnifiques et généreuses, de belles élévations spirituelles théoriques et vides ! S'il en était ainsi, alors le théologien africain aura failli à son devoir. b - Le Christ est venu pour que tout homme qui croit ait la vie. Il y a là une affirmation de foi et d'espérance. Cette foi n'est pas, à cause de l'espérance qui l'accompagne, un acte isolé, posé une fois pour toutes ; elle se vit dans une conversion de tous les jours, à travers les menus faits et situations de chaque instant. Cette conversion est un exercice perpétuel de traduction de notre conception globa1e et particulière de la vie dans l'unique vision de la vie apportée par le Christo Voilà pourquoi ce serait commettre une grave erreur que de vouloir réduire le problème de l'Eglise en Afrique à des questions de Liturgie, de musique sacrée voire de pastorale. Nous n'en nions absolument pas l'importance ; nous disons simplement que ce n'est pas l'essentiel. Le problème n'est pas plus résolu par la simple relève au niveau le plus haut de la hiérarchie catholique ou par des emprunts aux éléments de notre culture par ailleurs momifiée. La solution est dans la prise de conscience de notre aliénation mentale due à notre formation qui nous fait parler un langage étranger à notre peuple. Il n'est pas question pour nous de nous en prendre aux formes dégénérées de pratiques ou d'attitudes religieuses qu'elles s'appellent syncrétismes ou superstitions. Mais d'interroger les motivations profondes qui les ont créées parce que déçues par certaines formes d'importation. Cependant simplifier outre mesure le problème en traitant d'occidental tout et absolument tout ce qui est actuellement fait et vécu dans l'Eglise est également faux, tant il est vrai qu'avant d'être Africains, Asiatiques ou Européens, nous sommes d'abord des homEpuiséVOIR PRODUIT49,00 € -

Les plaintes de l'Afrique
Agossou ClaudeCher lecteur, en parcourant le premier Chapitre de ce recueil, vous allez découvrir dans un miroir, la différence entre le monde humain et le monde sauvage. La cruauté des habitants croit de jour en jour sur toute la planète. On en a marre. Un " curieux Nègre " est l'acteur principal de cette scène, où tous les continents sont filles d'une seule mère, la terre. Même si la cruauté existe partout, " ce Nègre " se réserve de ne parler que celle des enfants de sa mère : les " cains " de l' "Afiri ". Continuant votre lecture, vous vivrez non un songe, mais une réalité vivante. Avec la passion de l'engagement, le deuxième Chapitre traite de l'éducation et de l'équilibre social des hommes.EpuiséVOIR PRODUIT12,25 € -

Systèmes spatiaux et structures régionales en Afrique
Diop Amadou ; Agossou Noukpo ; Nyassogbo Gabriel KPendant longtemps l'aménagement du territoire a été dilué à travers les actions et/ou programmes sectoriels des ministères et entités de planification du développement économique. La synergie nécessaire à la mise en cohérence des politiques nationales y faisait défaut. Après plusieurs échecs et tâtonnements, la plupart des Etats se sont doté des outils de planification du développement territorial. Ce mouvement faisait suite aux actions menées plusieurs décennies plus tôt en France, en réaction notamment à l'extrême déséquilibre spatial du développement entre Paris et le reste du territoire français. Dans un souci de gestion rationnelle, des outils performants sont disponibles de nos jours. Au niveau du continent, une vision stratégique de l'aménagement du territoire contribuera à la réduction de la pression démographique sur les régions urbaines et les régions rurales fortement peuplées; il aidera à une meilleure planification des mouvements spatiaux de population et à une meilleure canalisation des flux migratoires, ainsi qu'à une gestion plus rationnelle des terres. Compte tenu de la diversité des milieux étudiés ainsi que des méthodes et outils d'analyse, cet ouvrage atteste bien des difficultés que rencontrent les Etats africains à trouver des solutions durables aux problèmes de contrôle, de gestion et de maîtrise de l'espace de développement en vue d'offrir de meilleures conditions de vie à leurs populations.EpuiséVOIR PRODUIT22,00 €
Du même éditeur
-

POLITIQUE AFRICAINE N-166. FRANCE-RWANDA : RAPPORTS, SCENES ET CONTROVERSES FRANCAISES
Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER20,00 € -

Au lieu de la différence. Une lecture structurale turco-ottomane
Fliche BenoîtA la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER24,99 € -

Evangélisation ou domination ? Le choc des cultures dans les Andes équatoriennes
Jégouzo BertrandLa question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER20,00 € -

Cent ans de négation. Les régimes mémoriels en Turquie, de l'unionisme à l'islamisme
Tasalp DuyguCent ans ont passé depuis la fondation de la République de Turquie. Les différents partis politiques qui se sont succédé au pouvoir, au rythme des élections et des coups d'Etat, ont imposé leurs politiques mémorielles. Dans le même temps, on a assisté à la publication quasi ininterrompue de mémoires des chefs du Comité Union et Progrès qui prirent le pouvoir dans l'Empire ottoman à la veille du Premier conflit mondial et furent les principaux responsables du génocide des Arméniens. Aujourd'hui, plus que jamais, ces livres constituent des succès de librairie, et leurs auteurs sont largement considérés en Turquie comme des héros, pères fondateurs de la nation. Duygu Tasalp propose de considérer ces ouvrages comme supports de la construction d'une mémoire publique en Turquie. La mise en contexte des différentes vagues de publications au cours du XXe siècle, associée à une analyse de discours, permet de repérer trois tournants - dans les années 1920, 1940 et 1990 correspondant à l'avènement de trois grands régimes mémoriels : kémaliste, inönüiste et, enfin, islamiste, qui se succèdent et se superposent. Le rôle fondamental des mémoires d'unionistes dans l'élaboration du discours officiel sur le passé témoigne de la force et de la persistance du négationnisme au fil des décennies. Au-delà de la Turquie, ce livre apporte une réflexion de sciences sociales sur les notions de secret et de mensonge, comme sur les effets durables des violences exterminatrices sur leurs auteurs et leurs descendants.Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER35,00 €
