Collection : Vie monastique 27À la demande de saint Bernard, Aelred de Rievaulx, abbé cistercien anglais (1110-1167), composa cet ouvrage pour répondre aux critiques et plaintes de ceux qui estimaient l'austérité des observances cisterciennes incompatible avec l'épanouissement de l'amour. Dans ce « Miroir », il démontre de diverses manières ce qu'est la véritable « Charit?, quels sont ses degrés, ses fruits et les façons de la manifester. Avec beaucoup de profondeur et de finesse, il réaffirme les exigences de la Règle de saint Benoît et l'enjeu d'une vie toute centrée sur le message évangélique de renoncement, voie de libération intérieure. Cette oeuvre plonge ses racines dans les écrits de saint Bernard et de saint Augustin, mais en même temps elle s'appuie beaucoup sur l'expérience personnelle d'Aelred. Elle est donc d'un grand intérêt pour connaître la vie monastique et la littérature du Moyen Âge, mais aussi pour comprendre de quoi sont faites les relations interpersonnelles de tous les temps, spécialement lorsque l'on parle d'amour ou de charité. Les développements que l'on y trouve sont tout à fait pertinents et toujours d'actualité car le coeur de l'homme ne change pas. « Les trois amours (pour soi, pour le prochain et pour Dieu) prennent corps mutuellement, se nourissent mutuellement, s'enflamment mutuellement et atteignent ensemble leur perfection » [Miroir de la Charité, III,5].
Nombre de pages
288
Date de parution
03/02/1997
Poids
385g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782855890777
Titre
Le miroir de la charité
Auteur
AELRED DE RIEVAULX
Editeur
BELLEFONTAINE59
Largeur
150
Poids
385
Date de parution
19970203
Nombre de pages
288,00 €
Disponibilité
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Ce texte est l'une des sources de la spiritualité chrétienne. Aelred, abbé cistercien de Rievaulx, a rédigé, sur les instances de sa soeur recluse pour laquelle il nourrissait une tendre vénération, ce règlement de vie qui est en même temps une méditation sur les mystères du Christ.
Pour rédiger ce petit traité, Aelred de Rievaulx (1110-1167, maître des novices, puis abbé cistercien anglais) puise à la fois dans la littérature profane (Cicéron tout particulièrement), qu'il a goûtée au cours d'une éducation soignée à la cour du roi d'Ecosse, et dans la littérature biblique et chrétienne dont il s'est imprégné par la pratique de la lectio divina monastique. Mais il fait ?uvre personnelle, parce qu'il a repensé et intensément vécu ce dont il parle; et il l'exprime sous forme de conversation avec trois amis, sur un ton vivant et chaleureux. Le traité comprend trois livres. Dans le premier, Aelred dégage, après l'avoir analysée, la notion d'amitié. Dans le deuxième, il expose les fruits de l'amitié; il dit aussi la différence entre l'amitié et la charité, les différentes espèces de l'amitié vraie et les fausses amitiés. Dans le troisième, il établit les quatre stades par lesquels doit passer toute amitié digne de ce nom : l'élection, la probation, l'admission et la fruition. L'amitié spirituelle trouve son achèvement dans l'amitié du Christ.
Ce court traité du cistercien anglais Aelred, abbé de Rievaulx dans le Yorkshire (1110-1167), commente avec délicatesse et profondeur l'épisode de Jésus perdu et retrouvé au Temple de Jérusalem. L'interprétation en est donnée à trois niveaux successifs : " historique ", " allégorique ", " moral ". L'histoire évangélique est l'objet d'une contemplation pleine de charme et de fraîcheur ; l'allégorie évoque les trois " journées " de l'histoire de l'Eglise ; la " morale " détaille les trois étapes de la vie spirituelle. Souvent attribué à saint Bernard, le " De Jesu puero duodenni " est un témoin très attachant de la spiritualité monastique du XIIe siècle. Tout en annonçant les méditations méthodiques et affectives du Pseudo-Bonaventure ou de Ludolphe le Chartreux, il exprime en termes limpides l'expérience et les leçons d'un maître de la vie contemplative.
Ecrit vers 1142 à la demande de saint Bernard de Clairvaux, ce traité est le premier écrit de saint Aelred. Il est considéré comme un chef d'oeuvre de la littérature monastique et spirituelle. Dom Anselme Le Bail, ancien abbé de l'abbaye cistercienne de Notre-Dame de Scourmont, le présentait comme un " traité pratique de la perfection chrétienne ". Les extraits choisis et publiés dans cet ouvrage sont issus d'une traduction qui ne fut jamais publiée.
Collection : Spiritualité orientale 81Isaac le Syrien naquit vers le milieu du VIIe siècle dans une région correspondant à l'actuel Qatar, dans le Golfe persique. Il se fit moine, peut-être à Bet Abé, et y fut sacré évêque de Ninive, aujourd'hui près de Mossoul en Irak. Il déposa sa charge au bout de cinq mois seulement « pour des raisons connues de Dieu seul », puis il se retira dans la solitude sur la montagne, parmi les autres anachorètes, où il s'appliqua à l'étude des Écritures divines. En rédigeant des enseignements pour ses disciples, Isaac avait un dessein précis : traiter de ce qu'il appelle le « labeur de la prière », cette « conversation avec Dieu », celle qui se célèbre dans le coeur, mais qui progresse aussi à travers des formes extérieures : psalmodie, méditation, contemplation de l'icône de la croix... Expliquer et propager la pratique de ce que nous appellerions aujourd'hui la « prière intérieure », véritable « labeur », « don venant de Dieu », telle est bien l'intention principale d'Isaac dans ses discours. Il a une vive perception de la nécessaire progression de l'expérience spirituelle à travers le temps. Ce nouveau recueil de ses écrits, découvert il y a peu d'années par Sebastian Brock et traduit pour la première fois en français, rejoint le lecteur dans sa recherche de Dieu la plus profonde. « Le commencement de toute vie en Dieu, mon frère, c'est d'avoir une foi forte dans le parcours de ta conduite (ascétique). Elle te permettra d'extraire toute la douceur que l'Esprit a déposée dans les livres saints » [Discours 1, p.93].
Ascèse corporelle, pratiques de la veille et du jeûne,ouverture des sens spirituels, apprentissage de l'oraisonintérieure, contemplation du Cosmos et de la Bible,éveil de l'esprit, prière perpétuelle, transfiguration de la chair,dons de la grâce, déification de l'humanité et vision de Dieu : laPhilocalie, l'« amour de la beauté », est le grand recueil destextes mystiques les plus éminents de l'Orient chrétien. Lorsqu'il compile et publie ce florilège à la fin du XVIIIe siècle,le moine Nicodème du Mont-Athos veut établir, face àl'asséchement du rationalisme occidental, une contre-Encyclopédie des Lumières divines. Il révèle ainsi les trésorsd'une école de vie et de sainteté qui court du IIIe au XVe siècle,des pères du désert aux hésychastes byzantins en passant parles laures du Sinaï, de Palestine, du Levant et de Cappadoce. Un trésor du patrimoine mondial enfin accessible et d'uneétonnante actualité. Tome A 1 : D'Antoine le Grand à Marc l'ascète Tome A 2 : D'hyschius de Batos à Théodore d'Édesse Tome A 3 : De Maxime le Confesseur à Théophane le Climaque