Des élèves d'un CES, dans un quartier défavorisé de Villeurbanne, déplacent leur classe dans le Hoggar et escaladent une montagne légendaire du Sahara. Des femmes maghrébines, tsiganes et asiatiques organisent ensemble la solidarité dans leur quartier, en Avignon. Des jeunes de banlieue décident de comprendre ce qui, dans leur " look ", fait tellement peur aux employeurs. Un conteur marocain parcourt les écoles du Pas-de-Calais et montre aux enfants les costumes, la musique, la cuisine arabes. Des musiciens de l'Orchestre national de Lille viennent initier les élèves d'une école primaire, dans un quartier " chaud " de Roubaix, à la musique classique. Des néo-ruraux hollandais sauvent de l'abandon un village de la Drôme, aident des jeunes à s'installer, montrent qu'une agriculture modeste, non-productiviste, est possible... Tandis que s'emballe la machine à fabriquer de l'exclusion, nombreux sont ceux qui ne se résignent pas. À la logique folle du " tout-économique ", à la montée d'une société radicalement inégalitaire, ils opposent les inventions du quotidien.
Nombre de pages
252
Date de parution
25/02/1997
Poids
290g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782707315915
Titre
Résister
Auteur
ADRET
Editeur
MINUIT
Largeur
135
Poids
290
Date de parution
19970225
Nombre de pages
252,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Alors que la menace d'un désastre climatique se fait de plus en plus pressante et que l'économie mondialisée apparaît de plus en plus inéquitable, l'auteur donne la parole à des citoyens, collectifs et mouvements dont les initiatives esquissent une autre société. Face au fantasme de croissance infinie dans un monde fini, 16 entretiens témoignent que changer le système est l'affaire de tous.
Matthieu conçoit des maisons économes en énergie, Olivier sélectionne des arbres capables de résister à la sécheresse, David enseigne le changement climatique à l'école primaire... Ils sont artisans, agriculteurs, urbanistes, ingénieurs, économiste, formateurs, spécialistes du marché du carbone, de l'eau, de l'isolation thermique, des déchets, ou des bilans carbone, etc. Ils exercent un métier vert. Comme tous les professionnels interrogés par Adret au cours de son tour de France des métiers du climat, ils sont convaincus de la réalité et de ta gravité de la crise climatique. Pour autant, ils ne sont pas résignés et, devant l'urgence, ils ont transformé leur profession. Aujourd'hui, ils sont passionnés parce qu'ils font - comme le dit l'un d'entre eux : " Exercer un métier qui a un sens, ça vaut tout l'or du monde " - et ils témoignent. Adret défend - avec d'autres - l'idée d'une croissance verte qui ne serait pas subordonnée à la satisfaction d'intérêts financiers à court terme, mais qui, motivée par l'urgence climatique, aurait en particulier l'avantage de créer un grand nombre d'emplois, et de contribuer à la construction d'un monde plus solidaire.
Lors du festival Visions d'exil (Paris, novembre 2017), sur la scène du palais de la porte Dorée, un jeune poète se demande ; "De quel pays suis-je ? Je n'en sais rien. Je suis l'exil en personne." Ce poète, auquel l'Ofpra a refusé l'asile, s'appelle Mohamed Nour Wana. Ils sont des milliers, d'Afrique, d'Afghanistan, de Syrie, de Tchétchénie, contraints de quitter leur pays, à avoir choisi la France, "pays des Droits de l'Homme". L'Etat français se montre non seulement indigne dans la gestion de l'accueil, mais il s'en prend à ceux qui leur viennent en aide. La société civile, elle, sauve l'honneur. Les collectifs Good Chance Theatre, la Fabrique nomade, l'atelier des artistes en exil, réussissent ce prodige : redonner dignité et joie de vivre à des personnes meurtries par les souffrances de la migration et de l'exil.
La vie sociale est un théâtre, mais un théâtre particulièrement dangereux. A ne pas marquer la déférence qu'exige son rôle, à se tenir mal, à trop se détacher des autres comédiens, l'acteur, ici, court de grands risques. Celui, d'abord, de perdre la face ; et peut-être même la liberté : les hôpitaux psychiatriques sont là pour accueillir ceux qui s'écartent du texte. Il arrive ainsi que la pièce prenne l'allure d'un drame plein de fatalité et d'action, où l'acteur-acrobate - sportif, flambeur ou criminel - se doit et nous doit de travailler sans filet. Et les spectateurs d'applaudir, puis de retourner à leurs comédies quotidiennes, satisfaits d'avoir vu incarnée un instant, resplendissant dans sa rareté, la morale toujours sauve qui les soutient.
Dans Fin de partie il y a déjà cette notion d'immobilité, cette notion d'enfouissement. Le personnage principal est dans un fauteuil, il est infirme et aveugle, et tous les mouvements qu'il peut faire c'est sur son fauteuil roulant, poussé par un domestique, peut-être un fils adoptif, qui est lui-même assez malade, mal en point, qui marche difficilement. Et ce vieillard a ses parents encore, qui sont dans des poubelles, son père et sa mère qu'on voit de temps en temps apparaître et qui ont un très charmant dialogue d'amour. Nous voyons deux êtres qui se déchirent, qui jouent une partie comme une partie d'échecs et ils marquent des points, l'un après l'autre, mais celui qui peut bouger a peut-être une plus grande chance de s'en tirer, seulement ils sont liés, organiquement, par une espèce de tendresse qui s'exprime avec beaucoup de haine, de sarcasme, et par tout un jeu. Par conséquent, il y a dans cette pièce - qui est à un niveau théâtral absolument direct, où il n'y a pas d'immense symbole à cher-cher, où le style est d'une absolue simplicité -, il y a cette espèce de jeu qu'ils se font l'un à l'autre, et qui se termine aussi d'une façon ambiguë parce que le suspense dérisoire de la pièce, s'il y a suspense, c'est ce fils Clov, partira-t-il ou non? Et on ne le sait pas jusqu'à la fin. Je dois dire aussi que c'est une pièce comique. Les exégètes de Beckett parlent d'un "message", d'une espèce de chose comme ça. Ils oublient de dire le principal, c'est que c'est une chose qui est une découverte du langage, de faire exploser un langage très quotidien. Il n'y a pas de littérature plaquée, absolument pas. Faire exploser un langage quotidien où chaque chose est à la fois comique et tragique.