Lors du festival Visions d'exil (Paris, novembre 2017), sur la scène du palais de la porte Dorée, un jeune poète se demande ; "De quel pays suis-je ? Je n'en sais rien. Je suis l'exil en personne." Ce poète, auquel l'Ofpra a refusé l'asile, s'appelle Mohamed Nour Wana. Ils sont des milliers, d'Afrique, d'Afghanistan, de Syrie, de Tchétchénie, contraints de quitter leur pays, à avoir choisi la France, "pays des Droits de l'Homme". L'Etat français se montre non seulement indigne dans la gestion de l'accueil, mais il s'en prend à ceux qui leur viennent en aide. La société civile, elle, sauve l'honneur. Les collectifs Good Chance Theatre, la Fabrique nomade, l'atelier des artistes en exil, réussissent ce prodige : redonner dignité et joie de vivre à des personnes meurtries par les souffrances de la migration et de l'exil.
Nombre de pages
180
Date de parution
28/02/2019
Poids
246g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343169903
Titre
Nous, migrants
Auteur
ADRET
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
246
Date de parution
20190228
Nombre de pages
180,00 €
Disponibilité
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Alors que la menace d'un désastre climatique se fait de plus en plus pressante et que l'économie mondialisée apparaît de plus en plus inéquitable, l'auteur donne la parole à des citoyens, collectifs et mouvements dont les initiatives esquissent une autre société. Face au fantasme de croissance infinie dans un monde fini, 16 entretiens témoignent que changer le système est l'affaire de tous.
Des élèves d'un CES, dans un quartier défavorisé de Villeurbanne, déplacent leur classe dans le Hoggar et escaladent une montagne légendaire du Sahara. Des femmes maghrébines, tsiganes et asiatiques organisent ensemble la solidarité dans leur quartier, en Avignon. Des jeunes de banlieue décident de comprendre ce qui, dans leur " look ", fait tellement peur aux employeurs. Un conteur marocain parcourt les écoles du Pas-de-Calais et montre aux enfants les costumes, la musique, la cuisine arabes. Des musiciens de l'Orchestre national de Lille viennent initier les élèves d'une école primaire, dans un quartier " chaud " de Roubaix, à la musique classique. Des néo-ruraux hollandais sauvent de l'abandon un village de la Drôme, aident des jeunes à s'installer, montrent qu'une agriculture modeste, non-productiviste, est possible... Tandis que s'emballe la machine à fabriquer de l'exclusion, nombreux sont ceux qui ne se résignent pas. À la logique folle du " tout-économique ", à la montée d'une société radicalement inégalitaire, ils opposent les inventions du quotidien.
Matthieu conçoit des maisons économes en énergie, Olivier sélectionne des arbres capables de résister à la sécheresse, David enseigne le changement climatique à l'école primaire... Ils sont artisans, agriculteurs, urbanistes, ingénieurs, économiste, formateurs, spécialistes du marché du carbone, de l'eau, de l'isolation thermique, des déchets, ou des bilans carbone, etc. Ils exercent un métier vert. Comme tous les professionnels interrogés par Adret au cours de son tour de France des métiers du climat, ils sont convaincus de la réalité et de ta gravité de la crise climatique. Pour autant, ils ne sont pas résignés et, devant l'urgence, ils ont transformé leur profession. Aujourd'hui, ils sont passionnés parce qu'ils font - comme le dit l'un d'entre eux : " Exercer un métier qui a un sens, ça vaut tout l'or du monde " - et ils témoignent. Adret défend - avec d'autres - l'idée d'une croissance verte qui ne serait pas subordonnée à la satisfaction d'intérêts financiers à court terme, mais qui, motivée par l'urgence climatique, aurait en particulier l'avantage de créer un grand nombre d'emplois, et de contribuer à la construction d'un monde plus solidaire.