Rendre la justice est au coeur du contrat social. C'est pour cela que les procès tiennent une place centrale dans la cité. Certains ont marqué leur époque, car ils ont changé les lois. Le procès de Bobigny, en 1972, entraîna trois ans après la légalisation de l'avortement, comme celui de Patrick Henry, en 1977, annonça l'abolition de la peine de mort de 1981. Chacun à leur tour, Gisèle Halimi et Robert Badinter ont réussi à inverser la mécanique de l'accusation. En contrepoint, le procès où un tout jeune avocat fut requis de défendre cinq de ses camarades promis au peloton d'exécution, au plus terrible de la guerre de 14-18, raconte comment la justice peut être expéditive, lorsqu'elle se veut exemplaire. Basile Ader porte ces trois procès sur scène. Le théâtre s'y prête, tant il ressemble, par sa dramaturgie et ses unités de lieu et de temps, à une audience judiciaire.
Nombre de pages
206
Date de parution
12/04/2024
Poids
215g
Largeur
120mm
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EAN
9782494738089
Titre
Procès en scène
ISBN
2494738083
Auteur
Ader Basile ; Charrière-Bournazel Christian
Editeur
MARIE ROMAINE
Largeur
120
Poids
215
Date de parution
20240412
Nombre de pages
206,00 €
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L’infamie, du moyen-âge aux réseaux sociauxL'infamie est un jugement sur la « fama », la réputation des hommes ou des femmes, construit par le regard de la société et régulé par la justice à partir du XIIème siècle. Certaines catégories « d'infâmes » ont traversé l'histoire, tels les Juifs, les lépreux, les sorcières, d'autres comme les mendiants, les filles-mères, les prostituées ou femmes violées, les criminels-nés, les terroristes dépendent davantage de l'évolution de la société. Les punir ou les exclure nourrit la cohésion sociale. Le droit devrait rétablir l'individu dans son honneur. Face à la pression de l'opinion, le juge peut-il efficacement laver l'infamie, n'en est-il pas souvent prisonnier, voire l'auteur ... Cet ouvrage explore ainsi la mise en place de l'exclusion sociale, le rôle des juges et de la justice, ainsi que le défi de concilier la présomption d'innocence avec la liberté d'expression à l'ère des réseaux sociaux.
Ader Basile ; Humbert Sylvie ; Leuwers Hervé ; Sal
Histoire d’un long parcours pour la suppression de la peine de mort en France.La loi sur l'abolition de la peine de mort du 9 octobre 1981 met un terme à de nombreux débats durant plus de deux siècles sur l'efficacité, la nécessité, la moralité ou la légitimité de la peine capitale. Cet ouvrage collectif rappelle que les termes du débat sur la peine de mort ont évolué au gré des enjeux politiques, des transformations, des sensibilités et des changements de conception des droits de l'homme. Enfin, est analysée une mise en perspective internationale d'une abolition universelle de la peine de mort et la place de la peine capitale aux États-Unis et au Moyen-Orient.
Une image vaut mille mots. Elle raconte beaucoup de choses que ni le texte, ni même les images animées ne disent. La photographie, utilisée dans les procès jusqu'en 1954, est aujourd'hui interdite. Images d'archives. Le musée du Barreau de Paris a constitué un fond de photographies d'audience unique par son nombre et sa diversité. Une partie de ces photographies sont l'objet du présent ouvrage. Elles apportent des témoignages inédits des grands procès. Elles illustrent et restituent des moments de justice très précieux L'instantanéité du moment permet de saisir un regard, un sourire, une attitude. Lesquels, parce qu'on peut s'y arrêter et les scruter, livrent des informations inédites. Là où le film se contente d'horizontalité, une photo est une victoire sur le temps. Elle fige un regard, lequel est le miroir de l'âme. Elle en révèle des vérités méconnues. Or, un procès est toujours un grand moment de vérité. Il est celui où l'on s'explique, où l'on confond le coupable, celui qui panse les plaies des victimes. Depuis que la photographie existe, elle s'est invitée dans les salles d'audience au côté de la chronique judiciaire. Des photographes ont pu saisir des images qui ont intéressé l'opinion comme celui de Dreyfus comparaissant devant le 2ème conseil de guerre, à Rennes en 1899 puis les grands procès des criminels de droit commun ou des grands criminels de guerre. Jusqu'à ce que La cohue qui a régné aux procès de Marie Besnard à Blois puis à Orléans, et surtout, à Dignes, lorsque fut jugé Gaston Dominici, a amené l'interdiction, en 1954, des prises de vue. Ce qui fit incidemment le bonheur des dessinateurs de presse, seuls autorisés à rapporter par l'image ces moments de vérité. Mais un dessin n'a jamais remplacé une photographie. Une histoire en 185 images.
Neuf considérations sur la mort et son au-delà.«Tout ce qui m'arrivait, était-ce bien la volonté de Dieu ? Il m'est apparu que c'était en fait la conjonction de multiples facteurs humains dont je porte pour une part la responsabilité. Dieu (j'emploie le mot par facilité de langage) n'a rien à voir dans cette histoire. Pas plus que dans tous les événements qui marquent l'actualité. Ils sont tous le fruit d'un enchaînement de causes et d'effets, liés soit à l'activité humaine, soit aux évolutions de la nature.»Parlant du Fondement ultime de l'univers, Bernard Besret propose en particulier d'explorer l'hypothèse d'un «Vide plein de potentialités» ou ce qui peut encore s'exprimer comme «Vide plein d'informations» qui donnent leur forme à tout ce qui existe.
Tu n'étais ni malveillant, ni malfaisant. Tu étais malaisant. Je n'ai jamais su pourquoi, mais c'est un fait. Et tu étais désespéré, aussi. " Pudique et violent, ce roman basé sur des faits réels est un cri d'amour, de rage, de désespoir. L'histoire de l'irréalisable réalisé, de la brutalité du deuil, de l'abandon. Ca crie comme ça aime, le coeur palpite encore dans cet émouvant roman.