Histoire contemporaine de la Caraïbe et des Guyanes. de 1945 à nos jours
Adélaïde-Merlande Jacques
KARTHALA
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EAN :9782845862524
De 1945 à nos jours, la région dite des Caraïbes (ou si l'on préfère de l'archipel des Antilles) et des Guyanes (Guyana, Suriname, Guyane française) a connu bien des mutations d'ordre politique (changement de statuts), économiques (déclin de l'économie de plantation, importance prise par le tourisme), social, culturel (affirmation ou recherche d'identité). Elle a été aussi le théâtre d'événements qui ont eu parfois des répercussions internationales : crise des fusées (1962) et démêlés de la révolution cubaine avec les Etats-Unis, crise de la République dominicaine (1963-1965), difficile retour à la démocratie en Haïti après la longue dictature des Duvaliers, crise de la Grenade avec intervention du grand voisin du Nord, en 1983. C'est cette complexité et ces péripéties que Jacques Adélaïde-Merlande s'est efforcé de relater, en ayant directement recours aux très nombreuses sources de langue espagnole ou anglaise, sans négliger bien entendu les sources de langue française. Cette étude s'est nourrie à la fois du cours qu'il a professé durant de longues années à la faculté des lettres de l'Université Antilles Guyanes, mais aussi de la connaissance concrète qu'il a de nombre des pays ou territoires de la région, qu'il eut la possibilité de visiter à l'occasion des congrès de l'Association des historiens de la Caraïbe. A cette synthèse à la fois politique, économique, sociale s'est rajoutée une approche thématique, sous la forme de fiches concernant notamment les éruptions volcaniques récentes, les migrations, les subdivisions, les partis politiques.
Nombre de pages
248
Date de parution
01/11/2003
Poids
450g
Largeur
160mm
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EAN
9782845862524
Auteur
Adélaïde-Merlande Jacques
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20031101
Nombre de pages
248,00 €
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Le peuplement des Antilles et des Guyanes avant l'arrivée des Européens; les découvertes; les colonies; les processus d'émancipation; les influences étrangères depuis 1945.
Né à Paris le 30 mars 1805, Adolphe Gatine était "avocat aux conseils". Sous la Monarchie de Juillet, il se consacra à la défense des hommes de couleur libres. Il défend ainsi en 1834 les libres condamnés à la suite de l'affaire de la Grande Anse (Martinique) et s'engage pour la cause des esclaves qui revendiquent leur liberté par des moyens de droit. En raison de cette activité anti-esclavagiste, Gatine va faire partie de la Commission chargée, sous la présidence de Victor Schoelcher, de préparer l'abolition de 1848. Au sein de cette Commission, il est l'initiateur de la création des Jurys cantonaux. En mars 1848, le Gouvernement provisoire l'envoie en mission en Guadeloupe pour y appliquer les décrets du 27 avril. Animé d'une grande foi en sa mission, ce juriste compétent va se révéler, de juin à octobre, un véritable administrateur, visitant les communes et les plantations pour consolider les acquis de l'abolition et organiser les nouvelles modalités du travail. De ces "quatre mois de gouvernement", Adolphe Gatine a laissé un récit-plaidoyer qui paraîtra à Paris dès 1849 sous le titre "L'abolition de l'esclavage à la Guadeloupe (1848)". Introduit dans cette nouvelle édition par l'historien Jacques Adélaïde- Merlande, ce récit nous révèle l'ampleur de l'événement qu'a constitué l'abolition de l'esclavage et fait apparaître les nombreux défis (statuts des travailleurs, salaires et droits, vie citoyenne...) de la nouvelle société guadeloupéenne.
Alors qu'éclate en France la Révolution de 1789, d'importants événements se produisent dans la partie orientale de l'Ile de Saint-Domingue (l'actuelle République d'Haïti) : tentatives autonomistes des propriétaires du Nord de l'île, revendications des hommes libres de couleur pour une égalité de droits avec les blancs, et surtout révolte des esclaves d'août 1791. Toussaint Louverture, l'un des leaders de la révolte des esclaves, va dominer cette période. Promu général de l'armée française de par son ralliement à une République abolitionniste, il bat les Anglais qui avaient tenté de s'emparer de l'lle. Puis il organise le pouvoir noir et devient, vers 1800-1801, le véritable maitre du pays. Lancée par Bonaparte, l'expédition du Général Leclerc échouera dans sa tentative de reprendre le contrôle d'Haïti. Ce sera l'indépendance de fait. Mais au mépris de la parole donnée, Louverture sera arrêté et transporté en France. Il y meurt en 1803 au Fort-de-Joux (Jura).
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.
Cent ans ont passé depuis la fondation de la République de Turquie. Les différents partis politiques qui se sont succédé au pouvoir, au rythme des élections et des coups d'Etat, ont imposé leurs politiques mémorielles. Dans le même temps, on a assisté à la publication quasi ininterrompue de mémoires des chefs du Comité Union et Progrès qui prirent le pouvoir dans l'Empire ottoman à la veille du Premier conflit mondial et furent les principaux responsables du génocide des Arméniens. Aujourd'hui, plus que jamais, ces livres constituent des succès de librairie, et leurs auteurs sont largement considérés en Turquie comme des héros, pères fondateurs de la nation. Duygu Tasalp propose de considérer ces ouvrages comme supports de la construction d'une mémoire publique en Turquie. La mise en contexte des différentes vagues de publications au cours du XXe siècle, associée à une analyse de discours, permet de repérer trois tournants - dans les années 1920, 1940 et 1990 correspondant à l'avènement de trois grands régimes mémoriels : kémaliste, inönüiste et, enfin, islamiste, qui se succèdent et se superposent. Le rôle fondamental des mémoires d'unionistes dans l'élaboration du discours officiel sur le passé témoigne de la force et de la persistance du négationnisme au fil des décennies. Au-delà de la Turquie, ce livre apporte une réflexion de sciences sociales sur les notions de secret et de mensonge, comme sur les effets durables des violences exterminatrices sur leurs auteurs et leurs descendants.