Les révoltés de La Courtine. Histoire du corps expéditionnaire russe en France (1916-1920)
Adam Rémi
AGONE
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EAN :9782748903874
En 1917, à 6 000 kilomètres à l'Ouest de Pétrograd, deux brigades de soldats Russes prennent, à leur manière, une part active dans la révolution. "L'histoire du corps expéditionnaire russe se situe à la croisée de l'histoire des relations franco-russes, des mutineries et de la révolution de 1917. Comment la révolution a-t-elle pu se frayer un chemin jusque dans les tranchées, loin de l'agitation politique de la Russie, apparemment hors de portée de la propagande bolchévique ? Par quels canaux cette "contagion" a-t-elle innervé l'ensemble du corps expéditionnaire ? Comment est-on passé, d'une "troupe d'élite" dont les hommes et les officiers avaient été sélectionnés avec un soin tout particulier, à la plus importante mutinerie survenue sur le front occidental ? " En 1915, alors que la guerre s'est enlisée, le gouvernement français prend la chair à canon partout où elle se trouve. L'empire colonial y pourvoit largement, mais c'est encore insuffisant. Paris forme alors le projet de puiser dans les immenses réserves d'hommes de l'allié russe, en échange de quelques livraisons d'armes. C'est un faible apport militaire, mais un magnifique outil de célébration de l' "amitié franco-russe" - jusqu'au moment où la contagion révolutionnaire vient briser les rêves de la propagande. Les deux brigades, arrivées en France en 1916, accueillent la nouvelle de la révolution de février dans le plus grand enthousiaste. La détestation du tsar est unanime parmi les hommes. Après le désastre de l'offensive Nivelle dans laquelle elles sont jetées en avril, les brigades se mutinent et exigent leur rapatriement. Elles sont retirées du front, internées à La Courtine, mais rien n'y fait : l'agitation persiste. Elle sera durement réprimée.
Nombre de pages
565
Date de parution
03/07/2020
Poids
592g
Largeur
119mm
Plus d'informations
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EAN
9782748903874
Titre
Les révoltés de La Courtine. Histoire du corps expéditionnaire russe en France (1916-1920)
Auteur
Adam Rémi
Editeur
AGONE
Largeur
119
Poids
592
Date de parution
20200703
Nombre de pages
565,00 €
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Hiver 1915-1916 : vingt mille Russes sont envoyés en France pour combattre sur le front occidental, en échange de livraisons de fusils et de munitions au régime tsariste. Une "véritable troupe d'élite, soigneusement sélectionnée, composée principalement de volontaires et de sujets de choix", est constituée. Mais, au printemps 1917, la chute du tsar Nicolas II et la victoire de la révolution insufflent un immense espoir de retour à ces soldats loin de leur patrie. Ils doivent alors affronter l'hostilité de leurs officiers mais aussi celle du gouvernement provisoire. Et de juin à septembre 1917, une mutinerie éclate qui sera sévèrement réprimée. Ils seront contraints de travailler encore deux ans, bien après la fin de la guerre. Parmi ces hommes, Stéphane Ivanovitch Gavrilenko. Il est le seul dont les carnets de guerre nous sont parvenus. Ce journal décrit minutieusement un quotidien difficile, avec des accents nostalgiques et poétiques mais aussi teintés de dérision et d'amertume. Ces carnets constituent une source historique précieuse et font revivre une aventure humaine que peu d'entre nous connaissent. Jean Gavrilenko a entrepris de traduire les carnets de son père. Ce dernier fera partie des quelques centaines de soldats qui ont choisi de ne pas repartir en Russie et de s'installer en France.
Au lendemain de la chute de Nicolas II, les vingt mille soldats russes qui avaient été échangés par l'autocratie à la France contre du matériel militaire se mutinèrent sur le front français. Des soviets furent élus. Dix mille d'entre eux défièrent les autorités pendant près de trois mois au camp de La Courtine, où Kérenski les écrasa après plusieurs jours de combats, à l'aide des troupes qui lui étaient restées fidèles. Incorporés dans les compagnies de travail, jetés dans des cachots ou déportés en Algérie, ils furent gardés en otage par la France, jusqu'à ce que le gouvernement bolchevik obtienne leur retour en 1919 et 1920. C'est leur histoire, ignorée jusqu'à ce jour, qui est retracée ici pour la première fois.
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A l'occasion des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale, il est indispensable de rappeler ce que furent les réactions du mouvement ouvrier face au déclenchement de cette tragédie qui fit basculer les sociétés, en Europe et dans la majeure partie du monde, dans l'horreur et la barbarie. Alors que les rivalités impérialistes envoyaient au massacre des dizaines de millions de travailleurs et de paysans, les dirigeants des principaux partis de la Deuxième Internationale, ceux de France, d'Allemagne, d'Angleterre, et de Belgique se dérobèrent et trahirent ouvertement les travailleurs pour une politique d'union sacrée; ils votèrent les crédits de guerre, au mépris de toutes les résolutions adoptées sur cette question les deux décennies précédentes. Il en alla de même pour les dirigeants des organisations syndicales, qu'elles aient été ou non liées organiquement aux différents partis socialistes. Face à cette trahison et au désarroi qu'elle occasionna dans les rangs ouvriers, peu nombreux furent ceux qui surent s'opposer à la guerre impérialiste et menèrent le combat pour la renaissance d'une Internationale ouvrière. Mais quelques-uns s'y engagèrent, dès le mois d'août 1914. Quelques-uns des textes écrits par ces militants dans les deux premières années du conflit sont rassemblés dans ce recueil. Leur opposition à la guerre impérialiste et la défense de l'internationalisme prolétarien face à la trahison des dirigeants du mouvement ouvrier portaient, malgré la débâcle des directions réformistes, l'espoir d'une société débarrassée du système capitaliste, des frontières, du militarisme et de la guerre.
Cet essai est le procès d'une absence, celle de la gauche, désormais reléguée au second plan dans la presse. Dans cette chronique de la droitisation du débat public, l'autrice analyse la façon dont il a été verrouillé par l'ensemble des médias dominants, y compris "de gauche" , qui ont reboublé d'efforts pour bipolariser les champs politique et journalistique autour des figures d'Emmauel Macron, de Marine Le Pen, de leurs doublures et de leurs thématiques sécuritaires et économiques. Basé sur une documentation précise, ce livre retrace l'effondrement intellectuel du "journalisme politique" , qui a perdu tant en substance qu'en consistance, laissant le storytelling remplacer l'information. L'autrice aborde notamment le traitement des différents projets de réformes par les chefs-lieux éditoriaux, souvent transformés en SAV du gouvernement... S'appuyant sur l'émergence de la comm' comme cadre politique et journalistique, Pauline Perrenot dévoile le monopole absolu de la pensée libérale dans les médias et l'imbrication de la profession avec le monde patronal. Un président créé de toutes pièces par les médias, la croisière journalistique de l'extrême droite, une kabbale réactionnaire qui ponctue les séquences des chaînes d'information... drôle d'état que celui de la presse dans l'Hexagone. Pauline Perrenot s'appuie sur le traitement des thèmes qui ont "fait" l'actualité jusqu'aux élections qui ont suivi la dissolution de l'Assemblée nationale : maintien de l'ordre, sondages, loi sécurité globale, gilets jaunes, violences policières, émergences d'Eric Zemmour et de Jordan Bardella. Pour cette réédition, Pauline Perrenot applique ces grilles d'analyse aux questions d'actualités plus récentes qui confirment l'aggravation des pratiques devenues la norme du journalisme politique. Un constat pour que la disparition de la gauche ne passe plus inaperçu.
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