Dimanche matin. Il fait beau. Un matin de printemps. Un échafaudage. A quoi sert un échafaudage, sinon à prendre de la hauteur ? Est-ce pour cette raison que Pierre s'y retrouve ce matin, au sommet ? En équilibre, pour y dérouler le fil de sa vie "saccadée, démolie, sauvée, espérée, détestée, attaquée, vermoulue, repeinte, rouillée, abattue, noyée, brûlée". Pierre a quitté l'école trop tôt, trop malheureux d'y n'être pas à sa place. La suite logique le conduit à l'usine, sur un échafaudage... c'est-à-dire au bas de l'échelle. Mais au fil du temps, les rencontres de hasard (mais s'agit-il vraiment de hasard ? ) ouvriront à Pierre des univers ignorés. Le plus bouleversant sans doute, l'amitié de Jean ; le plus déterminant sans doute, la bibliothèque de Max. Et le monde des livres. "Avec des livres sous la main, demain sera toujours beau, même si le livre te fait pleurer". Si Pierre porte à lui seul toute la mélancolie du monde, la perte inconsolable de l'ami perdu, il découvre, dans sa recherche d'aujourd'hui, une richesse insoupçonnée, un ciel de grands espaces semblables à ceux du Colorado. Daniel Adam emporte le lecteur dans un voyage, immobile comme la précarité de l'échafaudage l'impose, ou agité par le parcours d'une vie en quête d'absolu. Dans une écriture toute en nuances où se mêlent la tragédie la plus odieuse et la trivialité de l'oppression quotidienne à l'ironie subtile et la poésie des simples. Une vie ordinaire d'un homme ordinaire ? Toute une humanité.
Vincent va être père. Dans quelques mois, Romy mettra au monde leur enfant. Dans la tête de Vincent se mêlent espoir, souvenirs et doutes. Comment fait-on pour être père quand on n'en a pas eu soi-même ? Que faut-il apprendre à un enfant ? La fuite ne serait-elle pas la meilleure solution pour éviter le désastre à venir ? Allongé sur un talus et écoutant les trains passer, Vincent se remémore sa propre histoire. Eaux perdues est un roman sur la paternité, la mémoire, la famille et l'amour. Ballottés au rythme du présent, les personnages appréhendent la vie à venir, imprégnés d'une poésie où les absents remplissent les interstices du passé.
Émile, un jeune garçon rêveur, passe ses journées à jouer avec ses Lego et à imaginer des aventures extraordinaires. Sa relation avec son grand-père est au coeur de son monde, et ensemble, ils partagent des moments précieux et des souvenirs de famille. Un jour, Émile exprime son désir de visiter une île mystérieuse qu'il aperçoit depuis la maison de son grand-père. Malgré les réticences initiales, ils décident de traverser la Meuse gelée pour réaliser ce rêve. Ce récit touchant explore les thèmes de l'enfance, de la famille et des souvenirs, tout en mettant en lumière la complicité entre Émile et son grand-père. Leur aventure sur l'île devient un symbole de leur lien indéfectible et de la magie des rêves d'enfant. En chemin, ils rencontrent des défis inattendus, tels que des conditions météorologiques imprévisibles et des obstacles naturels, qui mettent à l'épreuve leur détermination et leur courage. Ensemble, ils découvrent des secrets enfouis notamment le fameux secret de Grand Pa, renforçant ainsi leur complicité.
Un livre de la famille? A notre époque! Au moment où les grands chambardements des moeurs l'ont fait voler en éclats? Et pourtant... Jamais le besoin d'identité familiale n'a semblé aussi nécessaire, l'envie de retrouver ses racines, une aspiration partagée. Pour remonter le cours du temps, il va nous falloir reconstitier un puzzle, mener une véritable enquête. Cet album sera un recueil de la mémoire ancestrale: l'arbre des générations antérieures mais aussi d'une galerie d'objets, de lieux, d'odeurs qui ont jalonné leur histoire. Un réservoir de souvenirs, de témoignages, de photographies, traces tangibles qui font la trame du récit de votre clan. L'histoire de votre famille commence ici. Vous en êtes le mémorialiste.
Voici l'histoire d'Adam et de la façon dont il découvrit et développa son don de guérison. À seize ans, il avait déjà la capacité exceptionnelle de se brancher aux autres à distance et d'influencer positivement leur état de santé, que ces gens soient sur le même continent que lui ou non. Dans ce premier livre, Adam partage avec les lecteurs ses observations, sa sagesse et sa compréhension de la vie, du corps humain et des mondes subtils.
Léonor aime Dan depuis quarante ans, et Nils depuis quinze jours. Dan, c'est le rêve américain de ses dix-huit ans qu'elle a quitté trop vite et qu'elle retrouve parfois à la sauvette, dans un hôtel new-yorkais décati, toujours le même. La dernière fois qu'ils se sont vus, c'était il y a huit ans. La prochaine, c'est dans quelques jours. Mauvais timing. Nils a une tête éperdument sympathique et un corps si palpable qu'il serait capable de transformer Dan en abstraction. Mais cette histoire d'amour toute fraîche pourrait tout aussi bien ne pas résister face à une telle longévité. Si Léonor replonge tête baissée dans les bouillonnements de l'existence, sa mère, elle, pense avoir tout résolu. Ce qui l'occupe désormais, c'est d'en finir proprement. Et vite. Et si possible en beauté, dans un hôtel de luxe avec vue sur la mer. Et avec ses filles pour l'aider. Mais comment fait-on ça ...
Après le remarqué Ariane, Myriam Leroy nous revient en force avec ce récit âpre et glaçant, servi par un humour noir détonant. Ce roman, bien ancré dans l’ère des réseaux sociaux , dénonce – après d’apparents débuts de drague banale - un harcèlement virtuel inexorable, d’une ampleur démesurée et d’une dimension suffocante. Elle montre de façon limpide la virulence de l’attaque, son caractère sexiste, encore amplifiés par son caractère impalpable. L’on sent viscéralement dans Les yeux rouges l’impuissance et la frustration de ne pas être prise au sérieux, qui peuvent mener à la folie. Le style percutant et affûté de l’auteure, très personnel, fait ressentir au plus près le tragique de la situation. Salutaire.