Plongée au coeur de Bénarès, ville la plus sacrée de l'hindouisme qui accueille des pèlerins venus mourir ici pour effacer leurs péchés et mettre un terme au cycle des renaissances, End Time City nous immerge dans un monde hallucinatoire. Michael Ackerman nous conduit dans une folle déambulation parmi les étroites rues de la cité sainte qui mènent aux ghats et aux aires de crémation. Saturées de poussière, peuplées de présences fantomatiques aux regards intenses, les images d'Ackerman restituent un monde à la limite du rêve éveillé, où la sensation de simultanéité passé-présent semble tangible. Le temps paraît encapsulé : le photogra-phe saisit la fureur et le bruissement du monde. Ses images parlent de transformation : venus se décharger du fardeau du temps et de la mortalité, femmes et hommes se mêlent aux chiens errants, surgissent au détour d'une ruelle, nous regardent de la profondeur d'une maison. L'état fiévreux qui règne ici, empreint à la fois de lenteur et d'une folie agitée, donne à voir la vanité du monde. L'expérience intime du photographe se fait expérience de l'universel. Femmes et hommes sont unis dans un même mouvement d'errance au fil des rues. Nous sommes à la fois tout prêt de la mort comme de la vie. Rapaces venus participer à cette épiphanie, singes parés d'offrandes, vaches et éléphants sacrés, enfants se baignant dans les eaux boueuses du Gange parmi les dépouilles, sadhus célébrant leur libération de l'illusion du monde... : les photographies sont saturées de vie. Elles sont aussi des visions d'éternité : bateaux glissant sur le fleuve dans les brumes matinales, envols d'oiseaux ou pèlerins se purifiant sont autant de visions contemplatives. Décadrages, sensation de " bougé ", lumières surexposées et contrastes saturés, les images d'Ackerman interrogent les limites du photographique. L'irrespect des règles de composition, la confrontation au réel ? l'objectif posé tout prêt du sujet en mouvement ?, le sentiment de déséquilibre et le grain éclaté par la lumière extrême font exploser la notion de temps : celui-ci s'enroule et se déroule sous nos yeux, comme le souligne Christian Caujolle : " Bien au-delà de ce qui est vu et regardé, c'est l'intensité d'une émotion qui est ici restituée. "
Date de parution
08/10/2021
Poids
976g
Largeur
239mm
Plus d'informations
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EAN
9782365113175
Titre
END TIME CITY - VERSION ANGLAISE
Auteur
ACKERMAN MICHAEL
Editeur
XAVIER BARRAL
Largeur
239
Poids
976
Date de parution
20211008
Nombre de pages
0,00 €
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Michael Ackerman est né à Tel Aviv le 3 septembre 1967. En 1974, il émigre à New York avec sa famille. Il intègre l'université de New York, Albany, en 1985. Plus porté par la nécessité de photographier que d'étudier, il quitte l'université en 1990 pour retourner à New York. Les rues, les gens, la ville et ses quartiers multiples nourrissent ses explorations le plus souvent nocturnes. De 1993 à 1997, il entreprend plusieurs voyages à Bénarès en Inde. Les photographies qui en résultent font l'objet d'un livre, "End Time City", publié en France par Robert Delpire en 1999 (édition anglaise: Scalo, Zurich-New York), qui obtient le prix Nadar. Michael Ackerman reçoit également pour ce travail l'International Center of Photography Award dans la catégorie Jeune Photographe. En 1997, il rencontre Christian Caujolle et Gilou Le Gruiec et décide d'intégrer l'agence et la galerie VU"à Paris où il expose son travail en 1999, 2001 et 2004. C'est également en 1997 à Cabbagetown, banlieue hantée et sauvage d'Atlanta, qu'il commence le projet Smoke, du nom du groupe créé par Benjamin, chanteur et poète, travesti et grand amateur de drogues diverses autour duquel Jem Cohen et Peter Sillen réalisent un film documentaire. Entre 1995 et 2000, il ne cesse de photographier au cours de ses nombreux voyages à Naples, Paris, New York, Marseille et Berlin. Il en résulte un livre,"Fiction", publié par Robert Delpire en 2001 (édition anglaise: Gina Kehayoff, Munich; édition italienne: Federico Motta, Milan). En 1998 il découvre la Pologne où il s'installe par intermittence et photographie particulièrement les villes de Cracovie, Lodz, Varsovie et Katowice, ainsi que les paysages qui les séparent. Ce travail obtient le prix Scam Roger Pic en 2009. Depuis plusieurs années, il expose ses différentes séries dans de nombreuses villes en Europe et aux Etats-Unis. Ses photographies font partie d'importantes collections internationales, dont celle de Marin Karmitz qui a donné lieu à l'exposition"Traverse", présentée aux Rencontres d'Arles 2010 et dont le catalogue est publié aux éditions Actes Sud. Michael Ackerman vit aujourd'hui à Berlin. Il est représenté par l'agence et la galerie VU" à Paris.
Edition revue et augmentée du fameux livre éponyme publié vingt ans plus tôt qui inscrivait Michael Ackerman parmi les figures majeures de la photographie, Plongée au coeur de Bénarès, ville la plus sacrée de l'hindouisme qui accueille des pèlerins venus mourir ici pour effacer leurs péchés et mettre un terme au cycle des renaissances, End Time City nous immerge dans un monde hallucinatoire. Michael Ackerman nous conduit dans une folle déambulation parmi les étroites rues de la cité sainte qui mènent aux ghats et aux aires de crémation. Saturées de poussière, peuplées de présences fantomatiques aux regards intenses, les images d'Ackerman restituent un monde à la limite du rêve éveillé, où la sensation de simultanéité passé-présent semble tangible. Le temps paraît encapsulé : le photographe saisit la fureur et le bruissement du monde. Ses images parlent de transformation : venus se décharger du fardeau du temps et de la mortalité, femmes et hommes se mêlent aux chiens errants, surgissent au détour d'une ruelle, nous regardent de la profondeur d'une maison. L'état fiévreux qui règne ici, empreint à la fois de lenteur et d'une folie agitée, donne à voir la vanité du monde. L'expérience intime du photographe se fait expérience de l'universel. Femmes et hommes sont unis dans un même mouvement d'errance au fil des rues. Nous sommes à la fois tout prêt de la mort comme de la vie. Le présent ouvrage offre un nouvel editing réalisé par l'artiste. Revisitant ses archives accumulées lors de ce voyage en Inde réalisé dans les années 1990, le photographe fait ici un pas de côté : le changement de format, de concept graphique et l'introduction d'images inédites offrent au lecteur un nouvel opus. Edition revue et augmentée du fameux livre éponyme publié vingt ans plus tôt qui inscrivait Michael Ackerman parmi les figures majeures de la photographie, le présent ouvrage offre un nouvel editing réalisé par l'artiste. Revisitant ses archives accumulées lors de ce voyage en Inde réalisé dans les années 1990, le photographe fait ici un pas de côté : le changement de format, de concept graphique et l'introduction d'images inédites offrent au lecteur un nouvel opus.
Depuis toujours, Martin Parr a l'habitude de ramener de chacun de ses nombreux voyages à travers le monde un souvenir bien particulier : un autoportrait. De photographies numériques manipulées à outrance aux clichés de studio sur fond exotique, on retrouve l'humour et l'ironie propre à l'artiste. Qu'ils soient réalisés par un photographe professionnel, un amateur local, ou encore par un photomaton, ces portraits, plus kitschs les uns que les autres, ne cessent de nous surprendre. Cette galerie de portraits s'amuse de l'imagerie populaire des vacances et on y retrouve avec délice le goût bien connu de Martin Parr pour la mise en scène et l'autodérision. Ce petit livre fantaisiste a été conçu comme un de ces objets ludiques et universels qu'affectionne tant Martin Parr.
Pérez Jean-Luc ; Scoffier Richard ; Bégout Bruce ;
L'Expo universelle Dubaï 2020, qui se tiendra du 1er octobre 2021 au 31 mars 2022, s'interroge sur l'avenir de notre maison commune avec comme thématique " Connecter les esprits, Construire le futur " Depuis leur création au XIXe siècle, les Expositions universelles constituent de véritables vitrines technologiques, industrielles et artistiques. Célébrations internationales de l'idée de progrès, elles offrent aussi de nouvelles visions de la société. Poursuivant cette longue perspective, l'Expo universelle Dubaï 2020, qui se tiendra du 1er octobre 2021 au 31 mars 2022, s'interroge sur l'avenir de notre maison commune avec comme thématique " Connecter les esprits, Construire le futur ". La France se propose de relever ce défi avec un projet dédié à la lumière. Confié à l'architecte Jean-Luc Pérez, pour qui " la géographie commande ", le pavillon français, intitulé " la lumière, les Lumières ", aura la particularité d'être éclairé jour et nuit. Entièrement recouvert de tuiles photovoltaïques à l'extérieur et prolongé d'un vaste parvis surmonté d'un auvent, qui protégera les visiteurs du soleil, le bâtiment apparaît comme un grand baldaquin qui se dématérialise par la lumière, réalisant ainsi une incroyable fusion entre matière et lumière. Autre spécificité, le pavillon français s'inscrit dans une démarche de développement durable : sa peau métallique, avec ses tuiles photovoltaïques constellée de leds, est l'une des prouesses techniques qui le dotera d'une autonomie énergétique et le rendra ainsi plus vertueux. Témoignage d'un nouvel engagement pour la construction de demain, mais aussi vitrine d'attractivité économique et touristique, le Pavillon France est entièrement démontable et réutilisable. En plaçant l'immatériel de la lumière et son engagement pour le développement durable au centre d'un nouveau projet de vie, le Pavillon France se distingue par son enthousiasme pour l'avenir et pour une énergie propre et maîtrisée ; il s'inscrit déjà dans l'histoire des grands pavillons des Expositions universelles.
L'imaginaire de la forêt, les mystères du monde végétal, le monde obscur et secret des grottes imprègnent toute l'oeuvre plasticienne d'Eva Jospin. Ses paysages fictifs composés d'arbres, de détails de branches et de lianes, de roches aux douces aspérités, composent des architectures fictives et immersives. Passant d'un médium à un autre, l'artiste esquisse une nature troglodytique aux formes minérales et végétales qui se déploie telle une chimère. Dessins, petites maquettes en plâtre ou en carton ondulé - l'un de ses matériaux de prédilection -, sculptures en bronze aux surfaces plus ou moins rugueuses évoquant le bois, mais aussi immenses installations en cartons brut donnent à voir un univers organique qui obéit à ses propres lois : un monde silencieux semble s'animer sous nos yeux émerveillés. Les thèmes de l'érosion et de la ruine sont des motifs récurrents de l'artiste et témoignent de sa conception d'une nature souveraine. L'univers sombre et enchanté des bois, des sources et des grottes, recréés dans une matérialité et une échelle irréelles, permet de réinventer le concept d'oeuvre d'art, celle-ci se fait métamorphose, migrant d'un support à un autre (papier, bois, métal, croquis ou fonte). Les sous-bois d'Eva Jospin nous invitent à un voyage immersif à travers les différents registres formels qu'elle expérimente, afin de favoriser un regard enchanté sur la nature. Les notions d'artifice, de monde illusoire mais aussi un certain regard ludique plongent le spectateur dans un univers fragile et merveilleux.
Le Prix HSBC pour la Photographie accompagne chaque année 2 photographes lauréats, n'ayant jamais publié d'ouvrage monographique, dans la production d'une exposition itinérante accompagnée d'une aide à la production.Créé en 1995, le prix vient de célébrer sa 25e édition en mettant à l'honneur Louise Honée et Charlotte Mano qui ont rejoint Antoine Bruy, Petros Efsthadiadis, Dominic Teufen et Nuno Andrade, précédemment publiés dans la collection, respectivement en 2018 et 2019.Ce soutien rare et exceptionnel à la jeune création, sans critère d'âge ni de nationalité, rejoint les valeurs que défend l'Atelier EXB dans l'envie de découvrir et faire découvrir le travail de jeunes artistes au public. Le choix des lauréats est assuré par un jury de professionnels au côté de Christian Caujolle, directeur artistique du prix, et d'un conseiller artistique. Ce conseiller, différent chaque année, assure également le commissariat des expositions. Texte bilingueSylvie Hugues, Conseillère artistique du prix HSBC