Les dessins sont liés, forment une suite organisée de façon précise, qu'il importe de pouvoir contempler d'un seul coup d'oeil. Marion, je pense, eût été satisfait de me voir à quatre pattes dans ma chambre, les dessins alignés sur le plancher, promenant au-dessus d'eux ma lampe, à la manière des explorateurs qui déchiffrent sur les murs d'une grotte des signes mystérieux." (Armen, 1967) C'est par ces lignes que nous connaissons l'anecdote: un jeune artiste résidant dans l'île de Sein confie une trentaine de monotypes à son ami gardien du légendaire phare d'Armen où il les monte, leur consacrant pendant les mois d'un hiver un acharné travail d'écriture, poussant des mots "jusqu'au bord du gouffre". L'auteur avait gardé des copies de ses poèmes, et l'artiste en avait fait un livre unique, demeuré inédit. C'est ce superbe document que nous publions, cinquante ans plus tard.
Nombre de pages
77
Date de parution
23/05/2012
Poids
272g
Largeur
166mm
Plus d'informations
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EAN
9782868535832
Titre
Journal d'hiver
Auteur
Abraham Jean-Pierre ; Marion Yves
Editeur
TEMPS IL FAIT
Largeur
166
Poids
272
Date de parution
20120523
Nombre de pages
77,00 €
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Un jeune homme arrive, un soir d'hiver, dans un hameau perdu des Basses-Alpes. C'est un marin, apparemment. Que vient-il faire là ? Ses intentions semblent claires : gagner sa vie, réparer une maison, épouser Jeanne. Mais la vie peut-elle être aussi simple ? Et cette campagne violente, plus que la mer, n'est-elle pas propice à d'insidieux naurages ? Une vie se fera pourtant, peuplée de visages et de silhouettes inoubliables, voisins rugueux, commères, assassin, filles lumineuses, enfants. Le marin regarde ; guetteur curieusement reclus, retranché, toujours au bord de l'indiscrétion inadmissible. Mais Jeanne, vive et sereine, n'en sait-elle pas bien plus que lui ? «On ne devrait se fier qu'à ses fascinations. On vit par éclats, vous savez !» s'écrie l'un des personnages. C'est peut-être la clef de ce récit allusif, de sa très étonnante progression par images furtives, par clartés successives qui sont autant d'éveils. Guetter, est-ce vivre ? Il suffit en tout cas de ce regard brûlant, de cette écriture tendue pour que le lecteur se trouve bientôt plongé dans le plus singulier envoûtement qui soit.
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Solstice d'été, sur le versant nord de la Terre, en Bretagne, au coeur de l'archipel des Glénan, dans un vieux fort occupé par l'école de voile. Au fond d'une casemate glacée, quelqu'un veille, attendant qu'on lui prête un bateau, pour mener une enquête sur une île voisine. Vastes jours, où se tisse un réseau d'images furtives qui vont donner à l'aventure un tout inattendu.
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