A la suite de deux ouvrages sur le burlesque et l'absurde, Norbert Aboudarham aborde ici le silence au théâtre, au cinéma et en musique. Pour Joseph Haydn, le plus difficile à écrire, c'est le silence. L'écriture de Marguerite Duras est, selon elle, à mi-chemin entre la musique et le silence. John Cage compose 4 minutes 33 de silence. En écrivant Acte sans paroles au XXe siècle, Samuel Beckett fait entrer en scène le silence. Improprement qualifié de "théâtre de l'absurde" (qualificatif réfuté par Beckett, Ionesco et Adamov), le théâtre du 100 siècle n'est-il pas un "théâtre du silence"? Et si le silence de ce théâtre était une renaissance ? La naissance d'un théâtre sans mots ? Paroles, silence, vide, corps et gestes, le "théâtre du silence" sillonne les traces d'une écriture nouvelle. Théâtre, musique, danse... Leurs silences sont-ils des textes en creux qui disent l'indicible ? Quels buts poursuivent les artistes dans l'acte d'écrire, de composer le silence ? L'auteur cherche, ici, les raisons fondamentales, esthétiques, mais aussi idéologiques des écritures du silence. Puis dans un dernier chapitre, il propose des exercices sur le silence, à l'usage des comédiens et pédagogues.
Nombre de pages
152
Date de parution
30/06/2022
Poids
192g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782377690947
Titre
Le silence au théâtre. Au cinéma et en musique
Auteur
Abourdarham Norbert ; Lemaître Jean-Jacques
Editeur
DEUXIEME EPOQUE
Largeur
135
Poids
192
Date de parution
20220630
Nombre de pages
152,00 €
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Ca s'écrit T-C-H : Il s'agit d'une enquête, menée par un homme, un Français prénommé Jean-Jacques, qui porte le nom du compositeur russe Tchaïkovsky. Depuis qu'il est né, on ne peut pas dire qu'il se sente à l'aise avec grand-chose dans le monde, et surtout pas la musique, qu'il a apprise enfant et adolescent sans aucun plaisir. M goulsda yamb depuis Ouaga (Je vous écris depuis Ouaga) : Un Burkinabé : Aristide, une Française : Charline. Chacun fait le voyage vers l'autre. Ce voyage, dans ses dimensions géographiques et politiques, traduit à lui seul l'histoire noueuse qui relie depuis des siècles ces deux continents.
Si l'Histoire a accueilli dans son rang la révolution de Mai 68, celle du mois de juillet qui traversa le Festival d'Avignon semble avoir été reléguée à sa marge. Pourtant, la XIIe édition du festival, sous la direction de Jean Vilar ; déchaîna les passions avec la même intensité que celles qui habitaient et agitaient les acteurs des contestations printanières ayant ébranlé le pays jusqu'à la dissolution de l'Assemblée. Se rejouait à Avignon la révolution alors étouffée par Charles de Gaulle, et le festival devint ainsi le théâtre de tensions entre les ennemis du " supermarché de la culture " et les défenseurs d'une conception vilarienne du théâtre populaire. Le LivingTheatre, invité à présenter trois pièces - dont la création Paradise Now - cristallisa beaucoup de ces tensions de par ses prises de position. Avignon 1968 et le Living Theatre est une immersion dans ce mois d'été 1968 avignonnais : un voyage dans le temps pris en charge par des témoins ayant vécu les évènements de juillet et dont les entretiens sont retranscrits dans ce volume, mais aussi par ceux qui sont revenus sur cette période passionnée par le biais de la fictionnalisation. La réactualisation de ces souvenirs rend compte de crises continuant à secouer un monde de la culture qui n'a de cesse d'interroger les rapports entre l'art et le politique (l'institution, la révolution) mais aussi entre l'art et le poétique (le beau, le transcendant).
Créateur majeur du XXe siècle et homme de spectacle virtuose, Nikolais fut l'inventeur d'un théâtre dansé original où mouvements, sons, lumières, couleurs et formes sont complémentaires, avec un appel fréquent à l'illusion. Adepte d'une danse abstraite qu'il mit au point dès les années cinquante, il personnalisa le lien germano-américain de la modern dance et excella autant sur scène (où il régna en maître en tant que chorégraphe, compositeur, éclairagiste et scénographe) que dans le studio de danse. Son enseignement, axé sur la triade technique-improvisation-composition, fut en effet très couru et reste d'actualité aujourd'hui. Dans le sillage des "ambassadrices" que furent Susan Buirge et Carolyn Carlson, Nikolais forma en France de nombreux danseurs-chorégraphes comme Philippe Decouflé ou Marcia Barcellos et, comme d'autres artistes de son temps (Wassily Kandinsky, Oskar Schlemmer ; Mary Wigman, Martha Graham..,), sentit le besoin de coucher sa pensée par écrit. Ces textes, qui légitiment Nikolais et le ramènent en pleine lumière, reflètent à la fois sa recherche de pédagogue et ses oeuvres scéniques. Ces écrits, quasiment inconnus du public français, sont ici traduits presque tous pour la première fois et concerneront autant les danseurs, enseignants et chercheurs que les journalistes et les curieux amoureux des arts. Nikolais y fait alterner théorie et exemples concrets, profondeur et humour. Il nous donne une nouvelle définition de la danse, s'appuyant sur les fondamentaux du temps, de l'espace, de la forme et du motion. Ceux-ci sont activés par des notions essentielles comme le décentrement et l'intelligence du mouvement, permettant l'avènement d'un danseur mobile, sensible et autonome qualifié de "métaphorique".
Allio René ; Guillaumin Annette ; Tsikounas Myriam
René Allio a, durant toute sa vie d'adulte, tenu des carnets qui n'étaient pas au départ destinés à la publication mais l'aidaient à faire le point sur son travail de peintre, de créateur de costumes et de scénographe, de scénariste et de réalisateur. Dans ces écrits se révèle un remarquable essayiste qui analyse les évènements politiques et culturels contemporains, donne ses impressions sur les personnalités auxquelles il est confronté, exprime sa conception de l'histoire et du passé, fait partager ses espoirs et ses projets, ses réussites et ses échecs. Livrant ses réflexions sur des lectures, des expositions, des films découverts en salle ou sur le petit écran, l'auteur de ce journal offre aussi un panorama passionnant des courants de pensée, des écoles et des théories qui s'affirment et disparaissent durant ces années précédant "l'avènement de la gauche". En un mot, le tome II des Carme constitue un Catalogue presque exhaustif de ce qui a vu le jour au cinéma, au théâtre et à l'opéra ; dans toute la France comme à l'étranger, entre 1976 et 1981.