Les français populaires africains. Franco-véhiculaire, franc-bâtard, franco-africain
Abolou Camille Roger ; Kouadio Jérémie N'Guessan
L'HARMATTAN
24,00 €
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EAN :9782296969773
Malgré de nombreux travaux dans des domaines divers de la dialectologie, la sociolinguistique, la lexicologie, la linguistique française, la didactique, la créolistique, etc., le français populaire traîne le poids d'une culpabilité épistémologique car il est évanescent, instable et variable à souhait. Faire un état des savoirs en terrain africain est un enjeu historique, géographique, intellectuel et théorique, depuis son avènement, empreint d'idéologies coloniale et postcoloniale, jusqu'à son encensement dans les réseaux urbains africains, gage d'une pleine légitimité linguistique et identitaire. Les français populaires africains se systémisent sous des formes diverses (franco-véhiculaires, franc-bâtards et franco-africains) et se fonctionnalisent dans des contextualités sociolinguistiques et sociopolitiques de véhicularité sinon de vernacularité, de compétitivité linguistique et de cristallisation identitaire. Des enquêtes, des données, des corpus ont caractérisé, nommé, frontiérisé, typologisé et dévoilé en dernière instance des modèles et des scénarios d'évolution. La prise de conscience de ces variétés particulières dans le continuum africain de la francophonie a conduit à des prédictibilités sur les plans des politiques linguistiques et éducatives. Les politiques publiques jouent un rôle indéniable dans l'émergence des français populaires africains.
Nombre de pages
216
Date de parution
26/04/2012
Poids
280g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296969773
Titre
Les français populaires africains. Franco-véhiculaire, franc-bâtard, franco-africain
Auteur
Abolou Camille Roger ; Kouadio Jérémie N'Guessan
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
280
Date de parution
20120426
Nombre de pages
216,00 €
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La citoyenneté africaine apparaît comme un défi aux analyses politiques. Son instrumentalisation par les crises identitaires, les violences politiques, les conflits tribaux, etc. l'a dévoyée dans les jeux démocratiques contemporains. Comprendre la citoyenneté africaine recommande une relecture de la citoyenneté selon les contextualités historiques, juridiques, politiques, culturelles et linguistiques. Les questions soulevées, à la fois dans leur universalité et dans leur particularité, sont mises à la lumière de la production des citoyens africains depuis la période précoloniale jusqu'à la période postcoloniale. Cette problématisation décline trois sources de la citoyenneté africaine : la source juridique, la source linguistique et la source médiatique. Le musellement des Africains émerge dans les entrelacs de ces sources : l'incapacité de faire connaître l'Etat, de faire parler les langues officielles et nationales, d'activer la participation citoyenne, etc. Les Africains, démocrates de parole de nature, réclament des "capabilités" citoyennes : la confiance dans les rapports entre l'Etat et le citoyen, l'hybridité dans la mise à disposition d'une terminologie citoyenne, la convivialité dans l'introduction réelle des langues des citoyens dans les espaces publics, etc.
Au-delà de la communication pour le développement qui a suscité maints positionnements intellectuels et idéologiques dans la plupart des travaux d'études et de recherches des africanistes et des latino-américanistes, la communication de changement comportemental, bien qu'ayant motivé un intérêt patent en science de gestion, s'est positionnée comme le chaînon manquant. Elle a été magnifiée par les institutions internationales pour ensemencer le développement dans les pays du Sud. Son opérationnalisation a brassé des spécialistes de tous horizons disciplinaires et des experts des organisations internationales, nationales, et non gouvernementales. Appréhendée, d'ordinaire, en Afrique noire, en Amérique latine et en Asie du sud-est par les médecins et les agents de santé communautaire, elle est, de nos jours, un vivier d'activités de sensibilisation et de prévention dans les domaines existentiels tels l'agriculture, la santé, l'hygiène, la planification familiale, etc., l'urgence développementaliste aidant.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
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La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.