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L'émerveillée
Abirached Robert
GRASSET
17,85 €
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EAN :9782246807902
L'Emerveillée raconte l'histoire d'une fascination. Dans sa chambre d'hôtel d'une île bretonne où elle se prépare pour une fête chez des amis, Régine revit en quelques heures son étrange aventure : à force d'entendre parler de Guy Mériel, qu'elle n'a jamais rencontré, elle a peu à peu permis à l'ombre de ce jeune écrivain de prendre une inquiétante consistance, jusqu'à l'obséder et menacer son présent amour pour Antoine. Qui l'emportera dans ce duel à mort entre deux hommes, dont aucun ne se doute de la partie qu'il dispute dans l'imagination d'un tiers ? Ce soir-même aura lieu la confrontation dont Régine attend qu'elle rompe le charme. Casanova ou la dissipation, qui valut à son auteur le Prix Sainte-Beuve, révéla voici deux ans un grand essayiste. Avec L'Emerveillée, Robert Abirached affirme maintenant son talent de romancier. Le récit procède selon le mouvement capricieux de la rêverie de Régine, par faisceaux de scènes contrastées qui toutes relèvent du monologue intérieur. A travers ces bribes de comédie mondaine, ces épisodes lyriques, ces dialogues imaginaires et ces histoires apparemment étrangères au récit, qui affleurent parfois à la conscience de l'héroïne, c'est au lecteur de déchiffrer la personnalité de celle-ci et la signification de l'opéra intérieur qu'elle joue sous ses yeux. A lui aussi d'éviter le piège qu'elle lui tend et de discerner ce qui se dissimule de grave ou de trouble derrière le charme frivole de l'Emerveillée. Il connaîtra alors l'émerveillement que dispense un style tout de rigueur et de poésie et un monde romanesque qui ravit par sa profondeur et son originalité.
Nombre de pages
194
Date de parution
01/01/1967
Poids
199g
Largeur
127mm
Plus d'informations
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EAN
9782246807902
Titre
L'émerveillée
Auteur
Abirached Robert
Editeur
GRASSET
Largeur
127
Poids
199
Date de parution
19670101
Nombre de pages
194,00 €
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Sosie ou fantôme, mannequin ou icône, qu'est-ce que le personnage de théâtre ? Contrairement au comédien chargé de l'incarner, il n'a guère été étudié jusqu'ici : c'est à quoi s'emploie ce livre, qui va constamment des oeuvres à leurs représentations, des théories aux pratiques scéniques, de l'acteur au spectateur. Dans une traversée de l'histoire du théâtre, conduite d'un point de vue original, Robert Abirached aide à comprendre le difficile parcours de la figuration à la défiguration qui a marqué, depuis un siècle, la scène occidentale. Notre société a-t-elle encore besoin de l'entremise du personnage pour se représenter, alors qu'elle se donne directement en spectacle à elle-même dans une omniprésente exhibition ? Cette question, si elle concerne d'abord le théâtre et son avenir parmi nous, met en jeu le statut même de l'image dans le monde moderne, en délicate balance entre l'imaginaire et le réel.
Depuis la royauté, l'état et les arts forment en France un couple d'amants terribles. C'est pourquoi le retour du "Prince" sur la scène artistique depuis 1981 a suscité des sentiments mêlés et excessifs. En établissant l'état des lieux du théâtre au sortir d'une décennie (1981-1992) riche en changements de toute nature, Robert Abirached dévoile, de l'intérieur, les mécanismes de l'intervention publique en matière culturelle. Cet état des lieux, éclairé par l'histoire et le récit, est nourri d'une réflexion personnelle sur l'usage de la culture.Publiée initialement en 1992 chez Plon, cette nouvelle édition devient ici le premier volume d'un diptyque, Le Théâtre et le Prince. Le second volet, Un système fatigué (1993-2004), vient de paraître chez Actes Sud.
Mettant fin à la longue réserve qu'il avait adoptée en quittant le ministère de la Culture en 1988, Robert Abirached reprend dans cet essai sa liberté de parole. Il analyse la montée du désenchantement et du trouble qui ont paralysé la réflexion des politiques et désorienté les artistes et les spectateurs au fil des années, comme si le sens et le rôle du théâtre s'étaient brouillés, faute d'enjeux clairement formulés. Dans ce second volume du Théâtre et le Prince, Robert Abirached montre le fossé qui s'est creusé, depuis la dissolution des utopies fondatrices du théâtre public, entre les mots et la réalité des choses, en se souciant d'apporter des suggestions concrètes dans un débat ouvert il y a vingt ans et singulièrement avivé par la crise des intermittents du spectacle.
La grande aventure du théâtre public a commencé au lendemain de la guerre, sous l'impulsion de Jeanne Laurent, haut fonctionnaire à l'Education nationale, cette femme volontaire et passionnée a créé de 1947 à 1952 les cinq premiers centres dramatiques nationaux et réanimé le Théâtre national populaire en le confiant à jean Vilar. En ce premier âge de la décentralisation, c'est un véritable combat qui a été engagé par des pionniers pour sortir le théâtre de Paris et pour le rendre accessible à tous, par son répertoire, par son style et par son organisation. Universitaires, historiens et acteurs ou témoins directs du passé, réunis sous la direction de Robert Abirached, font revivre cette époque héroïque qui a tant marqué le théâtre en France.
La révolution numérique atteint son apogée, celle des intelligences artificielles. Nous sommes désormais pris en charge. Les outils et les algorithmes nous interpellent, nous encadrent, nous guident, choisissent à notre place. Répondent aux questions que nous ne nous posions pas. Jouent avec nous. Se jouent de nous. Cette dernière révolution nous laisse amers et épuisés. Nos cerveaux sont saturés de dopamine, ne connaissant ni vide, ni repos. Tout comme nos yeux, nos doigts, nos corps. Nos vies sont fragmentées, à l'image du monde. Peut-être devenons-nous des mines à ciel ouvert, aspirés et malmenés par le monde de la donnée, au coeur du d'une réalité qui semble elle-même s'effacer ? Telle n'était pas la promesse du progrès et nous voici pris de vertige : sommes-nous entrés dans une nouvelle civilisation, à la croisée du sommeil perdu, de l'hypnose et de la soumission ? Ou bien vivons-nous la dernière heure de l'homo sapiens ? " Dans la foulée de ses grands succès (La civilisation du poisson rouge, Sortir du bocal, Submersion), Bruno Patino nous livre un court essai prophétique, plein d'idées, d'hypothèses, de portraits, de lectures, de solutions.
Si la littérature est le lieu où la réalité se révèle de la manière la plus saisissante et la plus dérangeante, alors ce roman est un grand livre de littérature ! Un juge du régime des mollahs, condamné à perpétuité, écrit en prison : " Je sais que seuls mes crimes importent, mais mon récit pourrait vous aider à comprendre la fabrique des criminels. " Il raconte son enfance misérable, partageant la chambre d'un grand-père moribond dont il est le " garçon-pipi " , puis l'amour de sa vie, incestueux mais merveilleux, de la perte duquel il ne se remettra jamais. Pour épuiser sa douleur et sa haine, il s'enrôle à la guerre. " J'étais en guerre contre mon destin, et on me donnait une arme et un champ de bataille". Adolescent en quête de martyr, il est envoyé dans une école religieuse pour devenir juge et se prend pour le " Talleyrand iranien " . Il décrit les ressorts d'un régime de terreur, de tortures, de trafic d'organes, d'espionnage généralisé... Un incident va l'inciter à rendre visite à une adolescente en prison, puis, en catimini, à 117 autres jeunes et belles détenues. " Le viol me révulsait, me rebutait, vous comprenez ? J'avais besoin d'être admiré. Je leur apportais des plaisirs à hauteur de liberté. Je les traitais comme des femmes courtisées. Je rendais hommage à leur féminité bafouée. " Alors, ce " violeur attentionné et délicat " , qui reconnaît avoir condamné à mort des innocents, est-il un bouc-émissaire qui paie pour les crimes d'un régime dont les vrais puissants sont exonérés, ou un monstre manipulateur dont la bonne conscience dénonce encore plus la profonde perversion ? Au lecteur de juger. Peut-on être à la fois victime et bourreau ? On se sent mal à l'aise à ressentir de l'empathie pour ce criminel, voire à s'identifier à lui.
Le fascisme, contrairement aux doctrines politiques spécifiques aux caractéristiques clairement identifiables, telles que le nazisme ou le franquisme, semble multiforme, divers, flou. Le grand intellectuel italien se propose ici de tenter d’identifier l’essence fondamentale de ce qu’il nomme l’Ur-fascisme, c’est à dire le fascisme « primitif et éternel », forme élémentaire dont sont dérivées toutes les variations. Un texte limpide et brillant qui permet de reconnaître le fascisme sous toutes ses formes, mêmes les plus apparemment inoffensives.