L'Émerveillée raconte l'histoire d'une fascination. Dans sa chambre d'hôtel d'une île bretonne où elle se prépare pour une fête chez des amis, Régine revit en quelques heures son étrange aventure : à force d'entendre parler de Guy Mériel, qu'elle n'a jamais rencontré, elle a peu à peu permis à l'ombre de ce jeune écrivain de prendre une inquiétante consistance, jusqu'à l'obséder et menacer son présent amour pour Antoine. Qui l'emportera dans ce duel à mort entre deux hommes, dont aucun ne se doute de la partie qu'il dispute dans l'imagination d'un tiers ? Ce soir-même aura lieu la confrontation dont Régine attend qu'elle rompe le charme.Casanova ou la dissipation, qui valut à son auteur le Prix Sainte-Beuve, révéla voici deux ans un grand essayiste. Avec L'Émerveillée, Robert Abirached affirme maintenant son talent de romancier. Le récit procède selon le mouvement capricieux de la rêverie de Régine, par faisceaux de scènes contrastées qui toutes relèvent du monologue intérieur. À travers ces bribes de comédie mondaine, ces épisodes lyriques, ces dialogues imaginaires et ces histoires apparemment étrangères au récit, qui affleurent parfois à la conscience de l'héroïne, c'est au lecteur de déchiffrer la personnalité de celle-ci et la signification de l'opéra intérieur qu'elle joue sous ses yeux. À lui aussi d'éviter le piège qu'elle lui tend et de discerner ce qui se dissimule de grave ou de trouble derrière le charme frivole de l'Émerveillée. Il connaîtra alors l'émerveillement que dispense un style tout de rigueur et de poésie et un monde romanesque qui ravit par sa profondeur et son originalité.
Nombre de pages
194
Date de parution
01/01/1967
Poids
199g
Largeur
127mm
Plus d'informations
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EAN
9782246807902
Titre
L'émerveillée
Auteur
Abirached Robert
Editeur
GRASSET
Largeur
127
Poids
199
Date de parution
19670101
Nombre de pages
194,00 €
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Sosie ou fantôme, mannequin ou icône, qu'est-ce que le personnage de théâtre ? Contrairement au comédien chargé de l'incarner, il n'a guère été étudié jusqu'ici : c'est à quoi s'emploie ce livre, qui va constamment des oeuvres à leurs représentations, des théories aux pratiques scéniques, de l'acteur au spectateur. Dans une traversée de l'histoire du théâtre, conduite d'un point de vue original, Robert Abirached aide à comprendre le difficile parcours de la figuration à la défiguration qui a marqué, depuis un siècle, la scène occidentale. Notre société a-t-elle encore besoin de l'entremise du personnage pour se représenter, alors qu'elle se donne directement en spectacle à elle-même dans une omniprésente exhibition ? Cette question, si elle concerne d'abord le théâtre et son avenir parmi nous, met en jeu le statut même de l'image dans le monde moderne, en délicate balance entre l'imaginaire et le réel.
Depuis la royauté, l'état et les arts forment en France un couple d'amants terribles. C'est pourquoi le retour du "Prince" sur la scène artistique depuis 1981 a suscité des sentiments mêlés et excessifs. En établissant l'état des lieux du théâtre au sortir d'une décennie (1981-1992) riche en changements de toute nature, Robert Abirached dévoile, de l'intérieur, les mécanismes de l'intervention publique en matière culturelle. Cet état des lieux, éclairé par l'histoire et le récit, est nourri d'une réflexion personnelle sur l'usage de la culture.Publiée initialement en 1992 chez Plon, cette nouvelle édition devient ici le premier volume d'un diptyque, Le Théâtre et le Prince. Le second volet, Un système fatigué (1993-2004), vient de paraître chez Actes Sud.
Mettant fin à la longue réserve qu'il avait adoptée en quittant le ministère de la Culture en 1988, Robert Abirached reprend dans cet essai sa liberté de parole. Il analyse la montée du désenchantement et du trouble qui ont paralysé la réflexion des politiques et désorienté les artistes et les spectateurs au fil des années, comme si le sens et le rôle du théâtre s'étaient brouillés, faute d'enjeux clairement formulés. Dans ce second volume du Théâtre et le Prince, Robert Abirached montre le fossé qui s'est creusé, depuis la dissolution des utopies fondatrices du théâtre public, entre les mots et la réalité des choses, en se souciant d'apporter des suggestions concrètes dans un débat ouvert il y a vingt ans et singulièrement avivé par la crise des intermittents du spectacle.
La grande aventure du théâtre public a commencé au lendemain de la guerre, sous l'impulsion de Jeanne Laurent, haut fonctionnaire à l'Education nationale, cette femme volontaire et passionnée a créé de 1947 à 1952 les cinq premiers centres dramatiques nationaux et réanimé le Théâtre national populaire en le confiant à jean Vilar. En ce premier âge de la décentralisation, c'est un véritable combat qui a été engagé par des pionniers pour sortir le théâtre de Paris et pour le rendre accessible à tous, par son répertoire, par son style et par son organisation. Universitaires, historiens et acteurs ou témoins directs du passé, réunis sous la direction de Robert Abirached, font revivre cette époque héroïque qui a tant marqué le théâtre en France.
A chaque jour son crime. Ils nous parlent, nous touchent, nous troublent, nous révèlent. J'ai voulu rassembler, sous la forme d'un almanach, ce que je sais, ce que j'ai découvert de 314 tueurs en séries, 193 autres types d'assassins et de plus de 5 700 meurtres. Serial Krimes ? Des articles de fond sur des tueurs en série français comme Landru ou Claude Lastennet, une évocation de crimes célèbres qui ont défrayé la chronique à Hollywood, l'histoire de criminels sexuels tels que Léger, Menesclou ou Soleilland, ou encore des enquêtes réalisées par des voyants. Vous lirez des reportages tirés de la presse de l'époque et le récit de certaines pratiques judiciaires oubliées. La réalité dépasse souvent la fiction, ce qui n'a pas empêché de nombreux auteurs ou scénaristes de s'inspirer des meurtres atroces que vous vous apprêtez à découvrir", S. B.
Depuis tant d'années, je tourne en rond dans ma cage, mes rêves sont peuplés de meurtre et de vengeance. Jusqu'au jour où la solution se présente enfin, la, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l'enfermer dans un livre". Séduite à l'âge de quatorze ans par un célèbre écrivain quinquagénaire, Vanessa Springora dépeint, trois décennies plus tard, l'emprise que cet homme a exercée sur elle et la trace durable de cette relation tout au long de sa vie de femme. Au-delà de son histoire intime, elle questionne dans ce récit magnifique les dérives d'une époque et la complaisance d'un milieu littéraire aveuglé par le talent et la notoriété.
Raconter René Goscinny en bande dessinée. Et lui donner la parole, au fond, pour la première fois. Tel est le projet de cet album exceptionnel. Un événement artistique. Et un livre de tendre amitié. Catel, célèbre dessinatrice, travaille depuis quatre ans, avec l'appui et l'amitié d'Anne Goscinny, à ce "Roman des Goscinny" - un roman graphique où tout est vrai. 320 pages magnifiques, en trichromie, où Catel nous raconte la vie de René Goscinny. Sa naissance, dans le Paris des années 20, au coeur d'une famille juive, exilée de Pologne et d'Ukraine. Son père, chimiste, fils de rabbin. Sa mère, née en Ukraine, ayant fuit les progroms. Son grand-père, imprimeur de journaux yiddish. Son grand-frère moqueur, Claude. L'enfance en Argentine, bientôt. Et les passions de René : le dessin, le rire, puis l'écriture. Catel nous emmène dans un voyage familial marqué par l'histoire, entre l'Amérique et l'Europe. Tandis que le jeune René cherche sa voie, lui le "paresseux contrarié" , une partie de la famille meurt dans les camps d'extermination. René part à New York, frappe à toutes les portes, dessine et vit dans la pauvreté avec sa mère. A Bruxelles puis à Paris, il trouvera peu à peu sa vocation : non pas dessiner, mais écrire, scénario, sketchs, histoires. Goscinny crée, avec Uderzo, le personnage d'Astérix, qui devient très vite célèbre dans le monde entier ; mais aussi le Petit Nicolas avec Sempé. Et il est le grand scénariste de Lucky Luke et de Iznogoud. C'est aux portes du "célèbre village gaulois" que s'arrête le premier tome du "Roman des Goscinny" : alternant avec force et tendresse des épisodes de la vie de "René" ; et ceux racontés par sa fille Anne à son amie - donnant une vérité, une drôlerie et une émotion à ce projet fondateur.
Voici Dany Laferrière dans tous ses exils. Obligé de fuir Haïti à l'âge de 23 ans sous les aboiements d'une meute de chiens, il entame une vie d'exils, de Miami à Paris en passant par le Brésil, sans avoir ajamis vraiment quitté Montréal. Après l'Autoportrait de Paris avec chat, Dany Laferrière approfondit la veine du roman dessiné et écrit à la main. L'Exil vaut le voyage offre un point de vue original sur le sentiment de l'exil : est-ce une expérience aussi terrible qu'on le dit ? En revenant sur ce qu'on croit à tort une fatalité, Dany Laferrière nous dit combien les pérégrinations obligées, si on les accueille en ouvrant les yeux et l'esprit, nous enrichissent. Quelle occasion de rencontres nouvelles, avec des écrivains, des femmes et des chats ! Le monde regorge de richesses, et ce livre nous les fait découvrir avec charme et humour, mais aussi, parfois, un lyrisme pudique : " Je viens de parler à ma mère longuement, et je dois partir sans bagage " . Si les exils ont leur part d'arrachement, ils donnent aussi à voir le monde et des mondes. De Jorge Luis Borges à Virginia Woolf, de jazzmen solitaires en cafés bondés, de l'Amérique à l'Europe, voici de fructueux exils, avec, pour compagnons de voyage, de chapitre en chapitre, les grands exilés du monde, Ovide, Mme de Staël, Graham Greene, le grand romancier cubain José Lezama Lima, et bien d'autres.