La mémoire est-elle une zone d'archivage du cerveau ou bien une certaine capacité à établir des relations entre des réalités différentes ? Pourquoi oublie-t-on ? N'est-il pas quelquefois préférable d'oublier ? de privilégier certains souvenirs à d'autres ? La mémoire est-elle un élément constitutif de notre personnalité ? Comprendre cc qu'est la mémoire, à quoi elle sert et son rôle dans la construction du moi, tels sont les objectifs de cette anthologie, qui rassemble des extraits des plus grands textes sur le sujet. A l'heure où notre société accorde une si grande importance au "devoir de mémoire" et où la maladie d'Alzheimer cause tant de souffrances, comment ne pas s'interroger sur cette notion-clé qui fait de nous ce que nous sommes ? Cette anthologie rassemble les plus grands textes sur la mémoire, de Platon à Squire, Kandel et Rosenfield, en passant par Aristote, le l'seudo- Cicéron, Plotin, saint Augustin, Locke, Spinoza, Leibniz, Hegel, Schopenhauer, Kierkegaard, Taine, Ribot, jantes, Nietzsche, Freud, Husserl, Bergson, Proust, Halbwachs, Benjamin, Borges, Sartre, ou encore Ricoeur.
Nombre de pages
255
Date de parution
08/10/2014
Poids
178g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782081280533
Titre
La mémoire
Auteur
Abensour Alexandre
Editeur
FLAMMARION
Largeur
108
Poids
178
Date de parution
20141008
Nombre de pages
255,00 €
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Cette initiation propose un parcours de lecture à travers les 30 textes essentiels de la philosophie. Une sélection d'extraits commentés, qui permettra au lecteur de se familiariser avec la pensée des grands auteurs, de Platon à Sartre, et de consolider ses connaissances en histoire de la philosophie. Pour chaque texte étudié : - Une présentation de la vie de l'auteur et de son oeuvre - Un extrait de l'une de ses oeuvres emblématiques - Un commentaire détaillé de l'extrait - Un zoom sur la postérité et l'actualité de la pensée de l'auteur
Peut-on penser l'art ? Comment mettre des concepts sur le sensible ? Y a-t-il un sens à parler de "philosophie de l'art" ? Mais que l'art relève du sensible pur, voilà peut-être un préjugé qui demande examen, et n'est-ce pas la tâche de la philosophie que d'interroger nos préjugés ? L'art n'est-il pas du sensible pénétré d'esprit ? Et, là encore, ce qui intéresse la philosophie, n'est-ce pas bien plus la rencontre du sensible et de l'intelligible que le "monde des idées" à l'état pur ? La philosophie de l'art peut ainsi aller jusqu'à faire de l'oeuvre un des lieux où se révèle l'absolu lui-même... Mais, cette lecture métaphysique a constamment rencontré l'effort inverse : réfléchir à cet effet particulier des oeuvres sur notre sensibilité : le plaisir, le goût sont aussi le lieu de vifs débats sur la place des arts dans l'éducation de l'homme et du citoyen. Ces problématiques n'ont pas disparu, même si les bouleversements des arts moderne et contemporain ont conduit le regard philosophique à examiner les limites mêmes de la signification et la possibilité de sa restauration dans un monde déserté par l'"absolu".
La philosophie ne se définit certes pas par son histoire, mais elle est difficilement compréhensible sans cette histoire. Bien sûr, des questions la parcourent depuis ses commencements : que puis-je connaître, comment parvenir au bonheur, qu'est-ce que le bien, qui est l'homme? Mais ces questions, et d'autres, sont toujours reprises, retravaillées, réinscrites dans des contextes nouveaux. La philosophie est aussi une production culturelle, et à ce titre fortement ancrée dans les débats scientifiques, religieux, esthétiques? La succession chronologique des auteurs permet d'une part de saisir cet ancrage, d'autre part de montrer les rapports qui se tissent à travers les siècles entre des grandes questions, les débats et les polémiques qui rendent la philosophie vivante.Chaque fiche de cet ouvrage a donc pour ambition de donner un aperçu et de l'originalité forte de chaque penseur, et de ses rapports avec ses prédécesseurs ou contemporains. Rappeler quelle fut la vie d'un auteur est d'emblée permettre de l'inscrire dans son temps, et parfois dans l'originalité de ses choix. Bien entendu, l'accent est ensuite mis sur sa pensée, articulée selon ses principaux moments. Un texte commenté donne non seulement un aperçu plus précis de cette pensée, mais fait entrer de plain-pied dans son « style ». Chaque texte est accompagné de l'explication détaillée d'un concept majeur. Une dizaine de « focus » permettent de rassembler des points thématiques. Enfin, nous avons pensé qu'il serait utile de compléter chaque entrée par une présentation du contexte historique (la cité grecque, etc.), souvent mal connu, qui forme la toile de fond, ce bruit et cette fureur auxquels nul philosophe n'est pleinement étranger.
Le vingtième siècle semble à bien des égards l'envers du précédent : l'idéal du progrès se fracasse contre les murs des guerres mondiales, du totalitarisme et d'une science soudain menaçante. Période chaotique, dont nous voudrions détenir les clefs pour ne pas entrer dans le siècle qui vient comme dans une nuit noire. Période d'une extrême richesse artistique, littéraire et philosophique, au cours de laquelle s'inventent de nouvelles formes d'expression, parfois déconcertantes. La France est un terrain privilégié pour éclairer cette époque : porteuse des idéaux républicains, pays des droits de l'homme patrie des intellectuels, foyer artistique incomparable, mais nation confrontée en même temps à la perte de sa puissance, à la crise de ses valeurs, à la redéfinition de son identité même. Cet ouvrage offre des pistes de réflexion pour comprendre la situation singulière de la France dans ce siècle qui s'achève. Des auteurs venus d'horizons très divers y analysent de façon vivante les idées politiques et philosophiques, les défis sociaux et les productions culturelles d'un pays qui semble vivre plus douloureusement que tout autre l'entrée dans l'ère de l'incertitude.
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.