Deux Cubains exilés à Los Angeles, José et Ramon, braquent une bijouterie et se font prendre par la police après avoir descendu quelques otages. Avant le hold-up, José et Ramon ont sacrifié au culte d'Oggun, un des dieux de la santeria, variante cubaine du vaudou. La personnalité des deux tueurs, l'atrocité du crime font reculer la plupart des avocats. Ramon, le plus coupable des deux mais aussi le plus étrangement attirant, choisit de se défendre lui-même, et c'est Charles Morell, détective privé et ancien avocat défroqué, qui est chargé par le tribunal d'enquêter pour le compte de la défense. Mais si Ramon et José sont des marielitos, ces occupants de la prison de Mariel que Fidel Castro a vomis sur la côte de Floride comme on se débarrasse d'un trop-plein de toxines, Morell est un fils de réfugié de la première heure, un haciendero chassé par le communisme, un aristo qui n'a jamais connu les camps. Entre Charlie et Ramon passe un étrange courant, et le passé qui remonte à la mémoire de Charlie n'est guère plus reluisant que le présent pour lequel Ramon est jugé. Parce qu'il est le récit d'un procès, Le Massacre des Saints est une parabole sur la culpabilité. C'est aussi une plongée passionnante dans l'univers hispano-américain.
Nombre de pages
364
Date de parution
22/05/1992
Poids
356g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070726547
Titre
Le massacre des saints
Auteur
Abella Alex
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
356
Date de parution
19920522
Nombre de pages
364,00 €
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Deux Cubains exilés à Los Angeles, José et Ramòn, braquent une bijouterie et se font prendre - après avoir descendu quelques otages. C'est Charles Morell, détective privé et avocat défroqué, qui est chargé par le tribunal d'enquêter pour le compte de la défense. Mais si Ramòn et José sont des mariélitos, ces occupants de la prison de Mariel que Fidel Castro a vomis sur la côte de Floride, Morell est un fils de réfugié de la première heure, un aristo qui n'a jamais connu les camps. Et le passé qui remonte à la mémoire de Charlie n'est guère plus reluisant que le présent pour lequel Ramòn est jugé.
Le jour où des corps de jeunes femmes décapitées commencent à apparaître sur la côte californienne, Charlie Morell, avocat américano-cubain et héros du Massacre des Saints (Gallimard, La Noire) se trouve à nouveau confronté à ses vieux cauchemars. La San teria, version cubaine du Vaudou, fait à nouveau irruption dans sa vie et, avec elle, son cortège de meurtres rituels, de politiciens corrompus et de fantômes sortis tout droit de son âme torturée de Cubain émigré. Mais, cette fois-ci, tout accuse Morell. Il se retrouve soudain dans le box des accusés et seule Rita Carr, fringante avocate d'origine mexicaine, accepte de l'aider. L'enquête et le procès vont plonger Morell et Rita jusqu'aux tréfonds de la noirceur. Le passé remonte à la surface et, avec lui, les secrets les plus intimes, ceux, occultes et terriblement vivaces, qui continuent à faire de la Santeria une composante inexpugnable de l'histoire cubaine.
La construction est devenue un concept charnière occupant une place centrale dans le débat actuel sur la pratique psychanalytique et psychothérapeutique, tant chez l'enfant et l'adolescent que chez l'adulte. Cette notion interroge la possibilité et les modalités de compréhension de la relation du sujet à son passé et s'avère donc capitale, non seulement pour les professionnels mais aussi pour tous ceux qui s'interrogent sur la relation de l'homme avec son histoire.Ce livre réunit les divers points de vue relatifs à la notion de construction, exposés par des auteurs prestigieux représentatifs de divers courants de pensée de la psychanalyse d'aujourd'hui. Il se veut un outil de réflexion permettant d'aborder d'une façon claire et diversifiée la complexité de la question fondamentale des rapports de l'individu à son histoire.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.