Au croisement d'attentes et de responsabilités relevant aussi bien de la politique, de la santé que de la finance, l'industrie du médicament suscite plus d'intérêts que la plupart des autres industries. Ce livre concis en balaye les différents aspects pour mieux éclairer les différents enjeux portés par cette économie pour le moins particulière. Le poids économique mondial de l'industrie du médicament ? plus de 1 000 milliards de dollars de chiffre d'affaires ? attise les appétits financiers. Mais les enjeux de la production du médicament débordent largement les problématiques industrielles habituelles. L'innovation est porteuse d'espoirs en termes d'amélioration de bien-être ou de décès évités ; la production en quantité suffi sante et l'accessibilité des populations aux traitements sont des enjeux majeurs de santé publique ; la sécurité et l'efficacité des produits à des prix abordables engagent la responsabilité des pouvoirs publics. Pour autant, connaît-on réellement les mécanismes économiques par lesquels les firmes pharmaceutiques et les pouvoirs publics répondent à ces enjeux ... Cet ouvrage propose d'analyser les conditions de production et de distribution, les modalités de fixation des prix, les exigences de qualité, d'accessibilité et d'efficacité du médicament. Il s'intéresse ainsi aux stratégies de tous les acteurs dont les intérêts, quelquefois divergents, sont canalisés par un compromis (ou modèle de production) en évolution permanente et une régulation complexe et contraignante.
Nombre de pages
128
Date de parution
15/11/2018
Poids
140g
Largeur
122mm
Plus d'informations
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EAN
9782707196149
Titre
Economie du médicament
Auteur
Abécassis Philippe ; Coutinet Nathalie
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
122
Poids
140
Date de parution
20181115
Nombre de pages
128,00 €
Disponibilité
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Abécassis Philippe ; Batifoulier Philippe ; Zeghni
Alors que l'Etat est un concept flou, il cristallise pourtant l'essentiel des interrogations et des mécontentements en matière économique. L'intervention de l'Etat dans la vie économique et sociale est, en effet, un des débats majeurs de notre époque. Il apparaît impossible de nier le rôle de l'Etat, qu'il soit décrié ou, plus rarement, encensé, tant son action est fondamentale dans l'existence des individus. Les auteurs de cette étude nous livrent ici une indispensable clarification du phénomène. Dans cette optique, l'ouvrage aborde les justifications micro et macro-économiques, politiques et sociales à l'intervention publique avant de s'intéresser aux moyens dont dispose l'Etat pour s'affranchir de ses missions. Enfin, il analyse l'efficacité et les limites des stratégies mises en ?uvre, qu'il s'agisse des politiques de stabilisation, de régulation conjoncturelle ou de protection sociale.
La Shoah est la tentative la plus radicale, dans l'Histoire, d'anéantissement de l'homme par l'homme, et plus précisément, de ce qu'il y a de plus humain en l'homme : sa pensée. Ce point est en voie de devenir de plus en plus clair aux consciences contemporaines. Mais celles-ci distinguent-elles également que la Shoah n'est pas terminée ? Les principes en jeu dans cet événement historique inouï continuent en effet à produire des catastrophes ; l'une d'entre elles, encore trop rarement identifiée, est l'entreprise visant à nier l'existence même de la Shoah : le négationnisme. Interroger le négationnisme, c'est interroger encore la Shoah, mais sous une autre forme. C'est apporter du coup un éclairage supplémentaire sur cette tentation suicidaire dont l'homme sait faire particulièrement preuve depuis le XXe siècle.
La question du mal serait assez simple si la science pouvait y répondre. Le mal est à comprendre ; entendons : il intéresse la philosophie. Si dans le projet de compréhension du mal déployé dans ce livre, l'Inquisition et la Shoah sont convoquées, c'est parce qu'elles offrent l'une et l'autre à observer et à penser le mal jusqu'à ses principes les plus fondamentaux. Il s'agit de proposer une compréhension évitant les simplifications de l'analyse et rendant compte de l'extrême complexité du sujet.
Féminisme pour les 99%, c’est un ouvrage qui permet d’ouvrir les thèses du féminisme au plus grand nombre et qui invite à s’écarter de ce féminisme libéral ciblant uniquement les classes les plus favorisées de la société. Pour les autrices, un ennemi incarne aujourd’hui toutes les oppressions que subissent le plus grand nombre : le capitalisme. Et pour s’opposer à ce système capitaliste, elles proposent de créer un féminisme pour les 99% qui doit nécessairement s’allier aux luttes écologiques, antiracistes, syndicalistes, lgbtqia+ pour triompher. Un manifeste condensé mais très riche à partager !
L'énergie se prête bien à l'analyse géopolitique, conçue comme l'étude des relations entre pouvoirs et territoires. Rien n'est possible dans le monde sans recours à l'énergie, et les rivalités et conflits que son exploitation toujours croissante suscitent sont omniprésents à toutes les échelles de l'analyse géographique, de l'international au local. Cet ouvrage s'intéresse aux effets de la transition énergétique et écologique en cours sur la transformation de ces rapports de forces, mais également sur les reconfigurations des échanges internationaux et de la coopération interétatique. Les alternatives aux hydrocarbures s'élaborent depuis les années 1970, mais la révolution actuelle des pétroles et gaz de schiste bouleverse en profondeur la question des énergies sous un angle géoéconomique, géopolitique et environnemental. Ainsi, à l'ère de l'économie numérique et des territoires "virtuels", la matérialité des énergies nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire les pieds sur terre, au coeur d'un "grand jeu" sans cesse réinventé au sein duquel les Etats font leur retour après des décennies de déréglementation.
La politique étrangère française est depuis longtemps sous le feu des projecteurs, tour à tour présentée comme le vestige d'une gloire passée, la marque d'une présence maintenue dans un monde qui n'a plus de limites, ou le signe d'une arrogance blessée par une succession d'échecs. Le débat reste vif, rehaussé par la présidentialisation, chaque locataire de l'Elysée voulant faire de sa propre diplomatie le gage de son succès et de son prestige... Et pourtant, cette politique reste peu étudiée, regardée avec une série d'a priori jamais évalués : l'effectivité de la grandeur gaullienne et sa perception à l'extérieur, la fonction de l'arsenal nucléaire en un temps post-bipolaire énigmatique, la revendication de prés carrés ou de zones d'influence, un souverainisme rhétorique malmené par la mondialisation, un essor notable de la politique d'affichage et de communication... Existe-t-il d'ailleurs un principe qui organise l'ensemble de ces traits, et le logiciel qui lui est associé correspond-il au contexte international actuel ? Pour comprendre comment la France s'insère dans un monde dont elle est de plus en plus tributaire, les auteurs répondent à trois grandes questions, axes majeurs de l'ouvrage. Comment cette politique s'inscrit-elle dans l'histoire ? Ses instruments sont-ils adaptés, ou répondent-ils à d'autres considérations, économiques, politiques, administratives et idéologiques ? Peut-on en mesurer les résultats et la pertinence, eu égard aux grands enjeux contemporains ? Ces analyses éclairantes esquissent, en creux, la possibilité d'une autre politique.
Première cause de handicap acquis chez l'adulte, l'accident vasculaire cérébral, ou AVC, peut brutalement faire disparaître ou empêcher, de façon temporaire ou non, un grand nombre de capacités de la vie quotidienne, dans des domaines physiques ou intellectuels très divers : la marche, la déglutition, la planification, la lecture, la préhension, etc. Parce qu'il touche à des savoir-faire acquis, l'AVC peut apparaître comme une atteinte biologique du social qui en efface les effets en réinitialisant les expériences, les compétences et les dispositions, autrement dit comme un accident égalisateur qui annule les différences sociales entre individus. Pourtant, à âge égal et à gravité équivalente des lésions cérébrales, les séquelles ne seront pas les mêmes si le patient est un homme ou une femme, un ouvrier ou un cadre supérieur, si la récupération de ses capacités a une grande ou une moindre valeur aux yeux des acteurs de la rééducation, si l'AVC a laissé intact chez lui un rapport aisé ou difficile aux modalités scolaires d'apprentissage. Pour mettre en évidence et expliquer ces phénomènes, Muriel Darmon a mené une enquête approfondie dans un service de neurologie d'un hôpital universitaire et auprès des différents corps de spécialistes - kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues, etc. - de deux centres de rééducation. En suivant le parcours post-AVC des patients au sein de ces unités et des étonnants " plateaux techniques " conçus pour favoriser leurs réapprentissages, ce livre montre que, par-delà ce qui semble perdu, le social perdure chez les individus et résiste à l'atteinte biologique.