LA PRISON PARISIENNE AU XVIIIE SIECLE - FORMES ET REFORMES
ABDELA SOPHIE
CHAMP VALLON
24,99 €
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EAN :9791026707806
On sait peu de choses sur la prison d'Ancien Régime. Les historiens, fascinés par le pénitencier, l'ont largement négligée. Ce livre comble cette lacune en explorant le monde carcéral parisien du XVIIIe siècle, et particulièrement la geôle ordinaire. La prison y est abordée comme un objet urbain parfaitement intégré dans les dynamiques et les trajectoires quotidiennes de la capitale. Entre ville et prison, les échanges sont nombreux, voire incessants : visiteurs et voisins rendent l'isolement du monde carcéral impossible, peut-être même indésirable. La prison est aussi considérée comme un objet économique. D'une part, son fonctionnement quotidien dépend des - rares - fonds qui lui sont accordés par l'Etat et par les élites de la capitale. D'autre part, elle s'inscrit dans les circuits financiers de Paris par le biais d'une panoplie de marchands chargés de fournir l'univers carcéral en marchandises et denrées de toutes sortes. Pour eux, la prison n'est qu'une occasion d'affaires. Finalement, la prison est un objet social : les détenus comme le personnel s'organisent et tentent de préserver un équilibre fragile. Ils y tissent des liens - de collaboration ou de concurrence, voire d'opposition - qui contribuent à façonner la prison et à la réformer.
Date de parution
04/04/2019
Poids
502g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9791026707806
Titre
LA PRISON PARISIENNE AU XVIIIE SIECLE - FORMES ET REFORMES
Auteur
ABDELA SOPHIE
Editeur
CHAMP VALLON
Largeur
155
Poids
502
Date de parution
20190404
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Abdela Sophie ; Dagenais Simon ; Perrier-Chartrand
Le thème de la sociabilité du solitaire invite à une nouvelle appréciation de l'existence sociale et des expériences communes de ceux qui inscrivent leur vie et leur action dans le recueillement, la retraite, le bannissement ou la clandestinité. La notion d'individu, qui est au coeur de ces préoccupations, a parfois écrasé le caractère public de la représentation et des expériences de l'intime, comme si le privé ne pouvait se concevoir qu'à l'encontre du public, l'individu qu'à l'encontre des autorités légitimes et la prise de parole personnelle qu'à l'encontre d'une communauté. Une autre facette de l'émergence de l'intimité à l'époque moderne s'exprime ainsi dans les Mémoires, la correspondance, les romans et diverses formes de récit où se côtoient expérience vécue et fiction. Ces solitaires qui s'écrivent sont plongés dans une sociabilité à laquelle ils ne peuvent - ni ne veulent, bien souvent - se soustraire ou échapper et dont leurs écrits sont imprégnés. Ces actes du XVIIIe colloque "Jeunes chercheurs du CIERL" suggèrent de repenser à la fois la sociabilité, la solitude, leur croisement, ainsi que les sources qui nous permettent de les saisir. Surtout, ils nous convient à abandonner les dichotomies trop simples - individu et groupe, privé et public - qui voudraient compartimenter une réalité bien trop alambiquée pour être ainsi disjointe.
Que chantait-on dans les rues ou à la cour, lors des révoltes anciennes ? Des paroles souvent vulgaires et parfois polémiques, élogieuses ou satiriques, sur des airs connus de tous. Pendant la Fronde (1648-1653), des milliers de couplets ont ainsi circulé dans les rues de Paris, à l'écrit comme à l'oral, avant d'être collectés pendant au moins un siècle. Ce livre explore pour la première fois la dimension orale de ce qu'on a appelé les mazarinades, ces textes imprimés et copiés en millions d'exemplaires, destinés à commenter l'actualité de la guerre, mais aussi à agir. Des éléments de langage y étaient diffusés par les chefs des factions en lutte : la chanson était un véritable média politique dans une société largement analphabète, qui pouvait s'en approprier les airs et les paroles. L'édition des paroles de quelques chansons permet de mesurer la variété de leurs usages, depuis la chanson d'auteur (Scarron, Saint-Amant), jusqu'à la chanson produite dans l'atelier d'imprimerie qui, peut-être, donne accès aux mots des subalternes. Cette étude sur les mazarinades chantées donne ainsi à entendre un nouveau discours sur la guerre civile en France au milieu du XVIIe siècle. Elle contribue enfin à réévaluer la place du sonore dans la société de la première modernité. Pour mieux la rendre concrète, des enregistrements font entendre 45 extraits chantés - et entêtants - des mélodies de la Fronde.
Alors que la pollution plastique touche désormais les fosses abyssales, que les projets d'extraction minière profonde se multiplient et que s'est tenue à Nice une Conférence décisive des Nations Unies sur le devenir de l'océan, cet ambitieux ouvrage collectif croise histoire, sociologie, anthropologie et droit pour tenter de restituer aux environnements sous-marins un peu de leur profondeur historique. De la pêche des huîtres perlières dans les Caraïbes du XVIe siècle aux habitats sous-marins destinés à abriter l'homo aquaticus au temps de la Guerre froide, en passant par la colonisation verticale du Maghreb à la fin du XIXe siècle, ces études apportent un éclairage inédit sur les interactions de longue durée entre les sociétés humaines et les fonds marins.