La pensée politique de l'islam est habituellement abordée à partir des doctrines religieuses qui y sont nées ou des institutions ayant déterminé, de façon décisive, ses spécificités dans ce domaine. Ce livre renonce délibérément à cette perspective pour se consacrer à la pensée du pouvoir et du gouvernement qu'il étudie à travers trois traditions majeures: les textes des Miroirs des princes, ceux des juristes-théologiens, et ceux des philosophes. Un dernier chapitre consacré à Ibn Khaldûn permet de faire la synthèse de ces traditions et de montrer le seuil atteint par la pensée politique de l'islam à l'âge classique (VIIe-XVe siècle). Ce travail montre comment, à partir du VIIIe siècle, se met en place une approche positive du politique qui permet de déceler les signes d'une pensée séculière présente même dans la tradition juridico-théologique qui se réclamait de la loi religieuse. Loin des considérations essentialistes ou apologétiques portant sur le politique en islam, ce livre invite à suivre les différentes élaborations théoriques en soulignant leur universalité, et en les comparant aux traditions occidentales, sans perdre de vue la perspective de les ancrer dans leurs contextes historiques. Par ailleurs, l'examen du lien entre le politique et le religieux qui est le fil conducteur de ce livre met en évidence les multiples facettes que recouvre le concept de « théologie politique », dont certains aspects continuent jusqu'à nos jours de conditionner les penseurs et les acteurs du politique dans le monde musulman. Biographie de l'auteur Ancien élève de l École Normale Supérieure de Fontenay Saint-Cloud, agrégé d arabe, Makram Abbès est actuellement Maître de Conférences à l ENS-LSH où il est responsable de la préparation à l agrégation d arabe. Ses recherches portent sur la philosophie morale et politique de l'Islam classique, et notamment sur les thèmes de la guerre et du gouvernement. Il fait partie du pôle « philosophie politique » du laboratoire Triangle. Action, discours, pensée politique et économique (UMR 5206).
Nombre de pages
311
Date de parution
06/04/2009
Poids
250g
Largeur
114mm
Plus d'informations
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EAN
9782130568551
Titre
Islam et politique à l'age classique
Auteur
Abbès Makram
Editeur
PUF
Largeur
114
Poids
250
Date de parution
20090406
Nombre de pages
311,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Enfant palestinien né en 1935 à Jérusalem, Edward W. Said endura à l’âge de douze ans la Nakba, la « catastrophe » de 1948 qui propulsa des centaines de milliers de Palestiniens vers les pays voisins lors des violences perpétrées à la suite de la création de l’État d’Israël. Sa famille trouva refuge au Caire, et, en 1951, il se retrouva aux États-Unis, son père ayant décidé de l’éloigner d’une région de plus en plus secouée par des crises politiques (Égypte, Syrie et Iran). Orientalism, livre paru en 1978, valut à Edward Said une renommée internationale. L’ouvrage eut un formidable retentissement, en particulier aux États-Unis, suscitant parfois des excès critiques et des réceptions contraires à l’esprit que Said voulait donner à son essai magistral. Ce volume rend hommage à l’homme, au penseur et au critique littéraire. Il est consacré à la réception de l’œuvre de Said, à ses audaces méthodologiques, à ses positions au sujet de l’islam et de l’islamisme, et à la portée politico-épistémologique de son travail littéraire.
La tradition musulmane fait dire à Dieu: "J'étais un Trésor caché, j'ai voulu être connu; c'est pourquoi j'ai créé les créatures afin qu'elles me connaissent." Théologiens, mystiques ou philosophes, les penseurs de l'Islam ont longuement médité cette parole, qui met la quête de la connaissance au centre de la création. Cette quête, menant de la connaissance de soi à la connaissance de Dieu, est l'objet des textes de la présente anthologie. Prenant à rebours les clichés qui trop souvent réduisent l'islam à un légalisme rigide et la spiritualité musulmane au soufisme, les extraits choisis, dont certains sont traduits pour la première fois en français, mettent en valeur la diversité d'inspiration de leurs auteurs. Car la spiritualité musulmane a puisé pendant des siècles son dynamisme et son originalité dans la multiplicité de ses sources et de ses démarches, dans le dialogue instauré entre les penseurs, comme dans les controverses que la tradition philosophique et l'héritage grec ont rendu possibles. C'est ce dialogue, cette fluidité essentielle à la vie de l'esprit dont ce livre se propose de rendre compte.
Violence, terrorisme, citoyenneté, allégeance à l'Etat, rapport aux autres religions : nul ne tente au Proche-Orient de penser de manière rénovée l'islam d'aujourd'hui comme le fait Muhammad Shahrour. Réfléchir sur la religion et poser à nouveaux frais son articulation à l'éthique, au politique ou au social constituent pour lui une des tâches les plus urgentes. L'islamologue et exégète syrien, qui suscite de nombreuses réactions dans le monde arabe, interroge ici la définition même du mot islam. Audacieux et radical, ce livre fait table rase de la tradition religieuse et du corpus exégétique, théologique et juridique, afin de faire advenir, à partir du Coran, le geste primordial qui a présidé à la naissance de l'islam. Les résultats de cette recherche surprennent par leur modernité : ils réinstallent les dimensions axiologiques au coeur de la profession de foi islamique et conduisent également à lutter contre l'intolérance. Un livre inégalé qui propose de nombreuses pistes pour le renouvellement de la pensée de la loi, du statut de la femme ou du rapport entre politique et religion.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.