Les prisonniers de guerre français dans L'Illustration. (1914-1919)
Abbal Odon
L'HARMATTAN
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EAN :9782140318771
Au cours de la Grande Guerre, le sort des prisonniers français en Allemagne n'a jamais constitué une priorité pour le gouvernement français, les informations les concernant n'ont jamais été mises en avant. C'est donc en temps de guerre un sujet marginal. Tomber aux mains de l'ennemi, surtout en étant indemne est pour beaucoup de responsables politiques et militaires du pays, une marque de lâcheté, d'infamie, voire de trahison. Les déclarations de Joffre à ce sujet reflètent l'avis général. Cependant l'information concernant leur traitement devient, à partir d'octobre 1914, un enjeu dans la guerre médiatique à destination des opinions publiques et des neutres. Comme tous les grands périodiques, L'Illustration, par la publication de dessins, de photographies et d'articles a participé à cette campagne d'information - et de manipulation - quand il s'agissait de donner des nouvelles sur les prisonniers ennemis détenus par la France. Mais quel est le message que ses rédacteurs ont transmis à leurs lecteurs et à l'étranger sur les prisonniers français majoritairement détenus en Allemagne ? À quel rythme ? Sous quelle forme ? Quels étaient le niveau de validité des informations délivrées et l'objectif visé ...
Nombre de pages
250
Date de parution
16/02/2023
Poids
309g
Largeur
135mm
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EAN
9782140318771
Titre
Les prisonniers de guerre français dans L'Illustration. (1914-1919)
Auteur
Abbal Odon
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
309
Date de parution
20230216
Nombre de pages
250,00 €
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Tout sépare Pierre Chanel, missionnaire bressan, et le guerrier futunien Musumusu, insulaire polythéiste. Pourtant, durant quatre brèves années, ces deux hommes vont cohabiter avant que l'irréparable ne se produise. Pierre Chanel tombe sous les coups de Musumusu le 28 avril 1841. Il devient le premier martyr du Pacifique. Pourquoi ce drame a-t-il eu lieu ? Le fait témoigne à la fois du dynamisme d'une Église agissante soucieuse d'évangéliser les autochtones païens mais aussi a contrario, de la résistance des insulaires à une intrusion cultuelle et culturelle. Pourquoi réécrire une telle histoire ? Il ne s'agit pas de remettre en cause ou de juger des prosélytes, ni de faire l'apologie de la violence, mais d'expliquer des attitudes et tout en évitant le manichéisme. En un mot, rendre à chacun sa pleine humanité faite de qualités et de défauts, représentative d'une culture : avant d'être saint ( ?) ou sauvage ( ?) Chanel et Musumusu étaient bien les représentants de deux cultures appelées à s'affronter.
Les prisonniers de guerre français de la Grande Guerre sont les grands oubliés de la littérature française et de la production éditoriale de ces dernières années. Ce livre, très bien documenté, et avec de nombreuses photographies, raconte la vie des prisonniers dans le grand camp de Friedrichsfeld, près de Wesel, en Allemagne.
Sur le site du centenaire de la Grande Guerre, à la page consacrée à l'imagedes prisonniers en France, l'auteur anonyme a écrit : « Si de très nombreuxromans paraissent très tôt pour évoquer la guerre, à notre connaissance unseul roman décrit la captivité. Il s'agit d'Axelle de Pierre Benoi
Écrivain populaire en son temps, administrateur colonial de haut rang réputé, Aylic Marin de son vrai nom Edouard Petit, publie dans une maison d'édition à petit prix, en 1888, le récit de ses missions en Océanie, accomplies alors qu'il était jeune officier de marine. Chacune de ses escales est l'occasion de décrire, avec ses yeux d'Occidental, les îles qui jalonnent son parcours ; les Fiji, les Samoa, Tonga et la plupart des archipels sous contrôle français, notamment Les Marquises. Comme la plupart de ses contemporains connaisseurs des lieux, il porte un regard critique et qui n'est pas toujours bienveillant sur les populations locales, mais aussi sur les rivaux coloniaux de la France, qu'ils soient allemands, américains ou britanniques. Son ouvrage bien oublié aujourd'hui, bien écrit et facile d'accès, est une invite à des promenades dans des terres jugées paradisiaques, mais c'est aussi un livre reflet des préjugés du temps sur les habitants du Pacifique et des attentes du projet colonial français dans la région.