Les recherches concernant l'hydraulique antique se sont multipliées ces dernières années. Cependant, on ne s'est pas encore beaucoup attaché à tirer pleinement parti de l'observation des cas complexes de structures qui portent traces de réparations ou de modifications. On a donc choisi de placer les structures hydrauliques dans une perspective historique en mettant l'accent sur leur évolution et leurs altérations ou dégradations, causées par des facteurs divers, anthropiques (nouvelles utilisations, erreurs de construction, malversations, détournements de fonction) ou naturels (épisode sismique, nature de l'eau, érosion). Le processus d'abandon est également étudié, en conjonction avec les structures avoisinantes. Les réseaux d'eau ainsi envisagés dans la longue durée permettent de comprendre la stratégie des villes en matière d'eau et deviennent un élément-clef d'interprétation de l'histoire de structures archéologiques, et plus largement d'un site. Le cadre géographique choisi s'est voulu très large puisqu'il englobe aussi bien des sites français que l'Orient méditerranéen. De même, l'accent est mis sur l'époque romaine, mais cela n'exclut pas un cadre chronologique plus vaste allant jusqu'à l'Antiquité tardive : des convergences inattendues apparaissent ainsi, qui fournissent les prolégomènes d'une analyse systématique de ces réseaux. Le livre s'organise en deux parties : dans un premier chapitre, les aqueducs, souvent étudiés dans leur aspect monumental, font l'objet de nouvelles recherches qui mettent l'accent sur les péripéties et les complications de leur construction et de leur fonctionnement. Dans une seconde partie, l'analyse s'attache à des structures plus modestes (canalisations, citernes...), souvent négligées, dont on a essayé de montrer qu'elles pouvaient également fournir des informations uniques sur l'évolution d'un paysage, l'histoire d'une structure ou l'organisation de la politique hydraulique d'une cité.
Nombre de pages
300
Date de parution
07/07/2011
Poids
762g
Largeur
216mm
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EAN
9782753513419
Titre
Les réseaux d'eau courante dans l'antiquité
Auteur
Abadie-Reynal Catherine ; Provost Samuel ; Vipard
Editeur
PU RENNES
Largeur
216
Poids
762
Date de parution
20110707
Nombre de pages
300,00 €
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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