Les mal baisants foisonnent. Tous ces mauvais coucheurs qui ne peuvent s'empêcher de vouloir régenter l'entrecuisse de leurs contemporains, au besoin par la manière forte. Alors qu'eux-mêmes ne font de leur sexe qu'un usage déplorable, ou nul. L'outrecuidance est en effet la plus insupportable quand ceux qui ont fait v?u de chasteté veulent persuader les grandes personnes qu'ils savent mieux qu'elles comment il faut faire ou ne pas faire. Mais ceux qui mutilent les petits enfants ne valent pas plus cher. Ni ceux qui voudraient qu'on fasse l'amour avec la tête, avec les Pensées de Mao, dans les cabinets, devant ses rejetons, etc. A l'inverse de ces forcenés moralistes ou antimoralistes, Gérard Zwang pense que le sexe des humains comporte naturellement sa propre morale, et qu'il est vain d'espérer contrer la mort en se privant de plaisirs charnels, ou en oubliant les lois naturelles de contrôle des naissances. Il n'a pas eu l'ambition de dresser un répertoire complet de tous les mal baisants : il y en a trop ! Il décoche cependant un certain nombre de flèches sur les mal baisants les plus voyants, sans trop se soucier d'augmenter le nombre de ses adversaires. Ses prises de position lui ont déjà valu les injures ad hominem les plus radicales et les plus définitives, ce qui lui procure une rafraîchissante tranquillité d'esprit. Il se préoccupe plutôt de donner aux bons baisants, bons vivants, des arguments pour qu'ils continuent... à bien faire. C'est surtout à eux que cette Lettre ouverte s'adresse. Avec l'espoir de les amuser, en une époque où le rire paraît un péché capital, où la valeur de quelqu'un semble se mesurer au poids d'emmerdement qu'il est capable de faire subir à ses concitoyens.
Date de parution
06/06/1975
Poids
307g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782226001979
Titre
LETTRE OUVERTE AUX MAL-BAISANTS
Auteur
ZWANG GERARD
Editeur
ALBIN MICHEL
Largeur
135
Poids
307
Date de parution
19750606
Nombre de pages
0,00 €
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De 1919 jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale, Madeleine Grey (1896-1979) fut une des plus talentueuses cantatrices françaises. On applaudit dans toute l'Europe et dans les deux Amériques sa voix prenante et sa parfaite musicalité. Créatrice des Mirages de Gabriel Fauré, dédicataire du troisième cahier des Chants d'Auvergne de Joseph Canteloube, elle fut l'interprète vocale privilégiée de Maurice Ravel. C'est en Italie qu'elle connut ses plus grands succès, partout fêtée, en particulier par Gabriele d'Annunzio qui l'invita dans son célèbre "palazzo" le Vittoriale. Elle y connut aussi le grand amour de sa vie, le professeur Emilio Bodrero, fasciste convaincu qui fut sous-secrétaire d'Etat sous Mussolini. Elle vécut avec lui une liaison passionnée mais paradoxale, pour cette fille de juifs russes émigrés en France. Sous l'Occupation elle put échapper aux persécutions antisémites, cachée à Saint-Paul- de-Vence. Elle dut malheureusement mettre fin à sa carrière en 1952, lorsque sa voix exceptionnelle fut altérée par la ménopause. Gérard Zwang, qui l'avait rencontrée lors d'un voyage organisé en Russie, a pu recueillir ses souvenirs d'artiste, mais aussi de femme. Elle les lui conte ici avec autant de sincérité que de sensualité. Le texte reproduit fidèlement les propos qu'elle a tenus, pendant leur douze heures d'entretiens de 1975.
Présentation de l'éditeur L auteur fut parmi les tout premiers rebelles au rouleau compresseur baroque. Il s efforce, depuis quarante ans, de démontrer l outrecuidance, la voracité et la nocivité de cette ""révolution baroque"". Il prouve aisément qu on profère un non-sens, voire une injure, en traitant de baroques Bach, Rameau, Haedenl, Purcell - entre-autres. Ces génies créateurs sont les Premiers classiques. Confisquer leur musique pour la ""baroquiser"" est à la fois une absurdité esthétique et une odieuse mauvaise action. Gérard Zwang a ici écrit son ""J accuse"".
Epilation, "labioplastie", excision, autant de sujets d'indignation ayant suscité cette apostrophe. Au bas du ventre des femmes la vulve, puisqu'il faut l'appeler par son nom, est le plus original, le plus élaboré, le plus personnel des organes génitaux femelles, au sein de la lignée mammifère. Le plus richement complexe des organes externes humains. Un mirobolant prodige biologique. Forgé par sept millions d'années d'évolution. Il est néanmoins l'organe le plus occulté, le plus mal décrit, le plus mal représenté. Et aussi le plus méprisé, le plus injurié, le plus agressé. Tous ses constituants, sa décoration pileuse, ses grandes et petites lèvres, son clitoris, ont pu subir, subissent encore couteau, ciseaux, rasoir, couture. Son odeur même se fait censurer. Aucune autre partie du corps humain ne subit pareilles avanies, pareil discrédit. Faisant autorité dans la description anatomique et physiologique des organes génitaux externes féminins, Gérard Zwang entonne ici un vibrant plaidoyer en faveur du respect absolu de ce legs imprescriptible. Il incite chaque femme vivant sous nos climats à révérer dévotieusement le trésor que lui a offert Dame Nature : au seuil de l'asile vaginal, siège de l'étreinte, cette bonne mère l'a dotée d'un luxueux portique, aussi singulier que son visage. Qu'elle ne l'altère jamais. Mais qu'elle soit fière de cet emblème de féminité, et de sa configuration particulière, qui confère une note personnelle à ses charmes secrets : "c'est moi qui ai le plus beau !"
Résumé : Les hommes et les femmes demeurent étroitement tributaires, pour la survie de leur espèce, de la conjonction charnelle des deux sexes. Mais des conditions proprement humaines (la bipédie, la conscience, la richesse de la physiologie orgasmique et l'intensité du retentissement affectif-amoureux du lien sexuel) ont donné à leur sexualité un aspect bien particulier, conjurant amplification, sectorisation et personnalisation. Ces phénomènes se sont tellement développés qu'ils ont pu occulter le théorème animal fondateur du notre biologie sexuelle, physique et comportementale. Souvent au grand dam des humains, ballottés entre les réglementations répressives abusives et le culte du l'excentricité. Agissant en naturaliste, Gérard Zwang s'efforce ici, à la lumière des dernières données scientifiques, de cerner les invariants génétiques dont l'évolution a doté l'espèce humaine pour sa perpétuation, en se penchant sur les conditions originaires de son émergence, à partir de la lignée primate. Ce retour aux sources permet à l'auteur de poursuivre la démarche de ses ouvrages précédents. Il peut ainsi démontrer l'inanité de tant de conceptions extra-scientifiques, métaphysiques, psychanalytiques, philosophiques voire socio-politiques, qui ont tellement obéré la juste compréhension comme l'épanouissement vécu de notre condition sexuée. Il indique enfin selon quels critères on doit, poursuivant la libéralisation des m'urs sexuelles née au XXe siècle, préserver sinon faire encore fructifier le legs transmis par nos aïeux. C'est à eux que nous devons l'art... et l'amour.
Un roman noir, malaisant, addictif qui nous emmène dans le quotidien des circassiens à travers les choix de Tony, un jeune gadjo qui fuit un père violent et alcoolique. Très vite fasciné par les fauves, il veut les approcher et les dompter. L’autrice interroge sur les rapports de force, les blessures intérieures, les héritages inconscients, la colère, la passion, l’amitié et l’impatience. Une lecture à la fois suffocante et envoûtante, elle ne laisse pas de répit. Un récit qui happe, fascine, bouleverse, et questionne jusqu’à un final explosif. « Nous, les hommes, on a beau paraître civilisé, on est comme eux : des bêtes sauvages et impatientes, enclines à la violence. »