L'origine religieuse des droits de l'homme. Le christianisme face aux libertés modernes (XVIIIe-XXIe
Zuber Valentine
LABOR ET FIDES
26,95 €
Épuisé
EAN :9782830916393
La question des fondements religieux et / ou philosophique des droits individuels de l'homme proclamés à la fin du XVIIIe siècle, en Amérique puis en France, n'a cessé de passionner les penseurs de la modernité politique, de la Révolution française jusqu'à nos jours. Au lendemain de l'ébranlement provoqué par la "révolution des droits de l'homme", pour reprendre le beau titre de l'ouvrage de Marcel Gauchet, les christianismes occidentaux ont eu à se positionner face à cette idéologie devenue rapidement dominante dans les sociétés européennes en voie de modernisation. Alors que le protestantisme francophone s'est immédiatement senti en affinité avec les théories des droits individuels, le catholicisme, fort de sa théologie du droit naturel, s'est d'abord arc-bouté contre une pensée séculière qui oublierait la prééminence absolue de Dieu. Le ralliement de la doctrine catholique à celle de la liberté religieuse au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et le rappel renouvelé de la pensée calviniste au fondement essentiellement divin de la réalité humaine ont permis un rapprochement confessionnel sur la base d'un véritable oecuménisme des droits de l'homme. Mais cette nouvelle compréhension religieuse est-elle vraiment la même que celle, laïque et essentiellement juridique, défendue par les instances internationales qui lui sont dédiées ? C'est à ce travail de clarification que le présent ouvrage est également consacré.
Nombre de pages
380
Date de parution
08/11/2017
Poids
515g
Largeur
143mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782830916393
Titre
L'origine religieuse des droits de l'homme. Le christianisme face aux libertés modernes (XVIIIe-XXIe
Auteur
Zuber Valentine
Editeur
LABOR ET FIDES
Largeur
143
Poids
515
Date de parution
20171108
Nombre de pages
380,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, ouvre éclair du mois d'août 1789, est devenue dès sa promulgation l'un des symboles révolutionnaires les plus populaires en France et à l'étranger. Véritable évangile des principes sacrés de la République française, elle a immédiatement été considérée comme l'indispensable abrégé, le catéchisme de la formation politique des futurs citoyens. Le souci constant de son affichage et de sa diffusion en France depuis la Révolution jusqu'à nos jours montre encore l'exceptionnalité conférée à ce texte singulier, finalement constitutionnalisé. La sacralisation implicite de la Déclaration des droits, credo révolutionnaire devenu républicain, pose la question de l'existence d'une forme de religion civile dans la République, en dépit de sa laïcité revendiquée. Le culte des droits de l'homme, élaboré dès les premiers mois de 1789, s'est en effet constamment perpétué dans la tradition républicaine, du centenaire de 1889 au bicentenaire de 1989, jusqu'à l'exaltation plus contemporaine de la France "pays des droits de l'homme".
Les débats sur la laïcité, qui agitent à intervalle régulier l'espace politico-médiatique en France depuis une trentaine d'années, n'ont malheureusement pas contribué à éclaircir la définition de ce principe essentiel de notre République. Reflets d'anciennes positions antagonistes réactivées par une visibilisation accrue du religieux dans nos sociétés si profondément sécularisées, ils prennent souvent un tour idéologique qui excède largement l'esprit initial de cet outil juridico-politique à la fois pragmatique et libéral. Ces confrontations nous font parfois oublier qu'il n'y a pas une Laïcité, mais des formes diverses et contextualisées de laïcités. Chaque type de laïcité est en effet le résultat d'un processus historique long de modernisation politique et sociale, différencié selon les espaces politiques et les forces en présence, qu'elles soient civiles ou religieuses. C'est à l'éclaircissement des attendus de ce débat, souvent passionnel et parfois confus, que cet ouvrage est consacré.
Les débats sur la laïcité, qui agitent à intervalle régulier l'espace politico-médiatique en France depuis une trentaine d'années, n'ont malheureusement pas contribué à éclaircir la définition de ce principe essentiel de notre République. Reflets d'anciennes positions antagonistes réactivées par une visibilisation accrue du religieux dans nos sociétés si profondément sécularisées, ils prennent souvent un tour idéologique qui excède largement l'esprit initial de cet outil juridico-politique à la fois pragmatique et libéral. Ces confrontations nous font parfois oublier qu'il n'y a pas une Laïcité, mais des formes diverses et contextualisées de laïcités. Chaque type de laïcité est en effet le résultat d'un processus historique long de modernisation politique et sociale, différencié selon les espaces politiques et les forces en présence, qu'elles soient civiles ou religieuses. C'est à l'éclaircissement des attendus de ce débat, souvent passionnel et parfois confus, que cet ouvrage est consacré.
A l'âge où on l'on cherche des figures inspirantes pour nous guider vers l'émancipation, les défis et les promesses de la vie d'adulte, Hélène Vignal ne pouvait pas se tourner vers ses parents : pris dans l'admiration malsaine qu'ils vouaient à un véritable gourou, ils ne pouvaient pas être des modèles pour l'adolescente qui bouillonnait silencieusement devant les injustices du monde et de sa propre vie. Un jour, en allumant la radio, elle rencontre par les ondes celui qu'elle va admirer le temps qu'il faut pour trouver sa juste place dans le monde. Car admirer peut nous hisser au-delà de nos propres capacités. A condition que l'admiré nous conduise ailleurs qu'à son seul plaisir d'être admiré, impasse dangereuse qui condamne à l'aliénation et au mépris de soi. De cette expérience précoce du meilleur et du pire de l'admiration, Hélène Vignal tire un récit puissant de la rage d'être à la fois libre et relié. Une lecture urgente pour prévenir l'emprise et trouver les admirations qui font grandir !
Puisant dans les sources bibliques, dans la littérature juive et chez les Pères de l'Eglise, l'auteur nous entraîne dans une compréhension originale de la charité comme " prêt " fait à Dieu, croisant ainsi les dimensions sociale et spirituelle du don. Ce prêt pose aussitôt le problème de ce qui est attendu en retour par le créancier qui l'a concédé. Pour y répondre, l'auteur engage une réflexion plus large sur la dette, l'altruisme, le temps et le purgatoire, la gratuité et la foi. Face au paradoxe d'un geste de générosité intéressé par une rétribution divine (paradoxe que n'auront pas manqué de soulever les Réformateurs), l'auteur s'appuie sur une étude minutieuse des textes pour défendre une interprétation revigorante du devoir de charité : amasser un trésor dans les cieux, c'est essentiellement " s'exprimer sur la nature du monde " , monde créé selon une architecture du don de la charité entre humains. Une réflexion on ne peut plus actuelle qui intéressera les historiens, les économistes, les biblistes et les croyants de toutes confessions.