Le présent volume est la seconde édition, revue et corrigée, de la traduction française de la thèse de doctorat de Mgr Zizioulas, publiée en 1993 pour la première fois dans une langue occidentale. Ayant comme principe méthodologique de base l'examen rigoureux des sources des trois premiers siècles, Mgr jean Zizioulas confirme la théorie de l'ecclésiologie eucharistique, développée dans la diaspora orthodoxe par les travaux du père Nicolas Afanassieff et du père Alexandre Schmemann, tout en la corrigeant et en la complétant. En effet, pour l'auteur, il n'est pas possible de parler de l'Église et de son unité sans faire référence à la sainte eucharistie. Elle est le centre de l'unité des chrétiens avec le Christ dans le corps de l'Église, car c'est en elle et par elle que l'Église se révèle comme corps du Christ et comme communion du Saint Esprit. Mais, pour le métropolite de Pergame, c'est dans l'unique eucharistie conduite par l'unique évêque que l'Église doit retrouver son unité. L'ecclésiologie eucharistique est surtout « épiscopocentrique ». C'est l'évêque qui manifeste la catholicité et la plénitude de chaque Église locale. C'est également par lui que « l'union commune » se réalise au sein de l'institution conciliaire. Les thèses développées dans cet ouvrage, publié en grec pour la première fois en 1965, ont été confirmées par les recherches postérieures et sont considérées aujourd'hui comme un « lieu commun ». Ainsi, pour le cardinal Yves Congar, Mgr Zizioulas est « l'un des théologiens les plus originaux et les plus profonds de notre époque » et, pour Mgr Kallistos Ware, il est « le théologien le plus créatif et le plus brillant dans l'Église orthodoxe d'aujourd'hui ».--This book is the second edition, revised and corrected, of the French translation of Mgr Zizioulas's doctoral thesis, published for the first time in a Western language in 1993. His basic methodological principle being a rigorous study of sources from the first three centuries, Mgr John Zizioulas confirms the theory of Eucharistic ecclesiology developed in the Orthodox diaspora by the research of Father Nicolas Afanassieff and Father Alexandre Schmemann, while amending and completing it. For the author, it is impossible to discuss the Church in its unity without reference to the Holy Eucharist. It is the centre of the unity of Christians with Christ in the body of the Church, for it is in and by the Eucharist that the Church is revealed as the body of Christ and communion with the Holy Spirit. But, for the Metropolitan of Pergamon, it is in the unique Eucharist, lead by the unique bishop, that the Church must recover its unity. Eucharistic ecclesiology is above all ?episcopo-centric'. It is the bishop who manifests the catholicity and the plenitude of each local Church. It is also through him that ?common union' is realized within the conciliar institution. The theses developed in this book, published in Greek for the first time in 1965, were confirmed by later research and are accepted by all today. For Yves Congar, Mgr Zizioulas is ?One of the most original theologians, and one of the deepest of our times' and, for Mgr Kallistos Ware, he is ?the most creative theologian and the most brilliant in the Orthodox Church today'.
Zizioulas Jean ; Papathomas Grigorios ; Destivelle
Le métropolite Jean (Zizioulas) de Pergame est un des théologiens orthodoxes contemporains les plus connus et les plus influents. Son oeuvre a profondément renouvelé non seulement l'ecclésiologie de l'Église orthodoxe mais aussi le dialogue de celle-ci avec les autres Églises. Le métropolite Jean est en effet un des principaux acteurs des dialogues théologiques menés par l'Église orthodoxe. Il copréside notamment la Commission internationale pour le dialogue théologique entre l'Église catholique et l'Église orthodoxe dans son ensemble. L'incarnation de la pensée du métropolite dans un contexte concret lui confère sa force et son originalité. Les grandes intuitions du métropolite Jean de Pergame se sont essentiellement développées dans des contributions à des colloques, des conférences, des ouvrages collectifs aujourd'hui difficilement accessibles. C'est pourquoi il a semblé utile de rassembler ses principales interventions en français depuis une quarantaine d'années et de les organiser selon les thématiques fondamentales de sa pensée : christologie, pneumatologie et institutions ecclésiales, l'Église comme communion, conciliarité et primauté, Église et eucharistie, les ministères dans l'Église, théologie et oecuménisme, eschatologie. Des entretiens permettent de replacer dans leur contexte les grandes intuitions du théologien. Dans un langage toujours accessible, le métropolite aborde les questions clés de l'ecclésiologie. Le présent ouvrage permettra au lecteur de se familiariser avec les problématiques ecclésiologiques contemporaines dans une perspective profondément oecuménique.
Miltos Amphilochios ; Zizioulas Jean ; Famerée Jos
A l'heure ou le pape François veut décentraliser Rome, voici l'étude qui livre des perspectives sans précédent sur la réconciliation entre les Eglises catholique et orthodoxe. Un traité sur la communion vécue. "Synodalité". Le mot, courant dans le vocabulaire orthodoxe, connaît un renouveau étonnant dans le langage catholique, notamment à travers l'enseignement du pape François, appelant de ses voeux, sur le modèle "de nos frères orthodoxes", une Eglise plus synodale. "Collégialité". Le terme désigne habituellement une doctrine centrale du concile Vatican II, qui vise à associer les évêques au pouvoir dans l'Eglise, afin d'équilibrer le dogme de la primauté romaine. Collégialité et synodalité : catholiques et orthodoxes parlent-ils de la même chose ? Cette étude tente de confronter les deux notions, en vue d'une compréhension commune de la place des évêques au sein de l'Eglise entière. Allant plus loin qu'une simple comparaison stérile ou polémique, Amphilochios Miltos, lui-même orthodoxe, essaye de comprendre la collégialité catholique dans tous ses aspects, et cherche un langage commun dans la tradition théologique que les deux Eglises partagent. Une contribution originale et puissante à la question brûlante de ce qu'est l'Eglise et de ce que doit être son avenir.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Un document pour accompagner les adultes au sacrement du baptême. Une proposition d'itinéraire en plusieurs rencontres, qui peut élargie aux recommençants.