Alexandre Zinoviev, né en 1922, est un des grands logiciens contemporains. Ses ouvrages et travaux scientifiques ont ouvert des perspectives nouvelles, notamment dans l'analyse critique des manifestations culturelles en rapport avec le langage. Pourtant, si Alexandre Zinoviev est connu aujourd'hui d'un très large public, ce n'est pas à la science mais à la littérature qu'il le doit. Hauteurs béantes, cette autopsie burlesque - autant que clinique, du totalitarisme dans son fonctionnement quotidien, allait valoir à son auteur les foudres de Moscou. Déjà libéré de ses fonctions à l'Université, privé de ses diplômes et exclu du parti communiste de l'U.R.S.S., Alexandre Zinoviev reçut un visa de sortie pour l'Allemagne fédérale où il avait été invité à diriger, à l'Université de Munich, un séminaire de logique. Parallèlement à son oeuvre littéraire, que composent à ce jour Hauteurs béantes, L'avenir radieux, Notes d'un veilleur de nuit et L'antichambre du paradis, Alexandre Zinoviev poursuit avec ses essais et chroniques une oeuvre de sociologue et de moraliste. A l'instar des grands écrivains russes qui, tous et toujours, ont accompagné leurs oeuvres de fiction d'une réflexion d'actualité sur leur pays, leurs vues du monde ou leurs considérations sur l'histoire. L'ensemble de textes groupés dans ce volume réunit sous le titre de Nous et l'Occident des essais extraits de ce livre et de Sans illusions.
Nombre de pages
288
Date de parution
15/06/1982
Poids
165g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070354658
Titre
Nous et l'Occident
Auteur
Zinov'ev Aleksandr Aleksandrovic
Editeur
GALLIMARD
Largeur
108
Poids
165
Date de parution
19820615
Nombre de pages
288,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dans la trilogie composée des Hauteurs béantes, de L'Avenir radieux et du Veilleur de nuit - qui a valu à son auteur d'être expulsé de son pays en 1978- Zinoviev raconte la vie dans l'enfer soviétique, dont il saisit qu'il n'est pas produit par les dirigeants, mais par les masses. Dans cette anti-utopie, l'histoire de l'humanité se résume par une lutte entre les forces de la civilisation et celles du communisme. Zinoviev ne croit à aucune possibilité de réformer le système : le dissident est un révolté contre toute forme de société. Robert Kopp
Zinov'ev Aleksandr Aleksandrovic ; Coldefy-Faucard
Soviétique parmi les Soviétiques, ivrogne parmi les ivrognes, Ivan Laptiev ne se détacherait guère du commun des mortels d'URSS s'il n'était... Dieu, tout simplement. Il l'affirme haut et clair au début du récit, et, dès lors, ne va cesser de marcher sur les traces de son illustre prédécesseur: le Christ. Comme lui fondateur d'une nouvelle religion, Ivan Laptiev enseigne, prêche, use de paraboles et accomplit des miracles... Mais les temps ont changé et le héros vit à l'ère du communisme. Les miracles qu'il accomplit sont à la mesure de la société qui est la sienne: une société profondément apathique, matérialiste, une société au-delà: des passions, donc du désespoir. Tragique et cocasse, poétique et trivial, tourmenté et limpide à l'extrême, raisonneur "ose athée jusqu'à la moelle des os et spiritualiste jusqu'au tréfonds de l'âme, Zinoviev offre ici au lecteur une méditation d'une rare qualité."
Hey-ho ! Hey-ho ! Écoutez la terrible chanson de la Fin des Temps ! 777e année du 888e cycle de la 1111e Circonvolution du Neuvième Mandala. L'univers se refroidit et glisse vers le bleu. Dans l'immensité de l'espace, l'antique berceau de l'Humanité file vers son funeste destin et les Terriens, seuls dans les milliers de galaxies à vivre éternellement, doivent s'habituer à l'idée de leur disparition prochaine. Mais il est dit qu'un Roi sans Royaume pourrait bien changer le sort de l'univers. Et si c'était Hanosz Prime, qui vient justement d'abandonner ses titres et sa planète pour venir à la rencontre des légendaires seigneurs de la Terre, et trouver la réponse à cette obsédante question : Comment réagit un immortel face à l'imminence de sa mort ? Écrit à quatre mains, Glissement vers le bleu est un conte doux-amer sur la chute de la civilisation humaine. Robert Silverberg, auteur rôdé à tous les exercices de style à qui l'on doit quelques chefs-d'oeuvre de la science-fiction tels que Le Cycle de Majipoor, L'Oreille interne ou encore Les Monades urbaines, entraîne dans un jeu de cadavres exquis un Alvaro Zinos-Amaro qui se coule avec bonheur dans ce récit post-moderne teinté d'ironie malicieuse.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.