La déconstruction une critique. Edition revue et augmentée
Zima Pierre
L'HARMATTAN
13,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782296027367
Cet ouvrage présente la déconstruction franco-américaine dans un contexte philosophique et littéraire. Il s'agit de situer les différentes approches théoriques qui se réclament de la notion de déconstruction par rapport aux discussions récentes. L'auteur se propose de rendre plus concrète la compréhension philosophique des œuvres de Jacques Derrida, Paul de Man, J. Hillis Miller, Geoffrey H. Hartman et Harold Bloom qui sont trop souvent séparées de leurs origines dialectiques, nietzschéennes et romantiques. Il cherche en même temps à résumer les principaux arguments critiques adressés à Derrida et ses disciples américains. Loin d'être guidée par des intentions destructrices, cette critique devrait amorcer un dialogue entre la déconstruction et certaines positions philosophiques, en particulier la théorie critique de l'Ecole de Francfort.
Nombre de pages
120
Date de parution
20/02/2007
Poids
168g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296027367
Titre
La déconstruction une critique. Edition revue et augmentée
Auteur
Zima Pierre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
168
Date de parution
20070220
Nombre de pages
120,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Renouant avec ses deux ouvrages sociocritiques - Pour une sociologie du texte littéraire (1978, 2000) et Manuel de sociocritique (1985, 2000) -, l'auteur résume les résultats obtenus par une sociocritique orientée vers la Théorie Critique de l'École de Francfort. Il présente des projets partiellement réalisés dans le Manuel et concrétisés ici dans la " Première partie ". La " Seconde partie " est consacrée aux problèmes de l'institutionnalisation des langages et des esthétiques dans le texte littéraire et à l'interaction entre la psychanalyse et la sociologie. Dans la " Troisième partie ", il s'agit d'ouvrir des perspectives historiques et de montrer à quel point les périodes littéraires peuvent être conçues comme des situations à la fois sociales et linguistiques.
C'est dans le cadre d'une tentative méthodologique pour mettre en relief les affinités entre la Théorie critique de la société (la Kritische Theorie de Horkheimer et Adorno) et certains théorèmes et concepts sémiotiques que les essais rassemblés dans ce recueil ont été écrits. Cherchant à représenter la Théorie critique comme une théorie du texte, ils constituent le point de départ d'une sociologie littéraire qui tient compte de mécanismes linguistiques et discursifs.
L'auteur retrace les péripéties de la négation philosophique, esthétique et littéraire de l'ordre social existant dans les œuvres de Mallarmé, Valéry, Adorno et Lyotard. Situant les deux poètes français par rapport aux philosophies de Kant, Hegel et Nietzsche, il montre à quel point la Théorie critique d' Adorno est imprégnée de négativité mallarméenne. En même temps, Mallarmé et Valéry apparaissent comme des précurseurs de la théorie esthétique d'Adorno fondée sur l'idée que le beau est négatif. Ayant absorbé le laid et le sublime, ce beau négatif s'oppose à la communication commercialisée de " l'industrie culturelle ". En même temps, il défend l'autonomie de l'art et du sujet individuel. Cette hiérarchie esthétique qui subordonne le sublime au beau négatif est bouleversée par Lyotard. Il tourne la négativité du sublime contre le sujet individuel. Bien qu'il apparaisse comme un héritier de l'esthétique négative de Mallarmé, Valéry et Adorno, Lyotard rompt avec une pensée négative orientée vers l'autonomie du sujet. Cette rupture témoigne d'une nouvelle problématique postmoderne marquée par l'indifférence et par la négation des valeurs centrales de la modernité tardive : de l'émancipation sociale, de l'utopie (esthétique et révolutionnaire), de l'autonomie individuelle et artistique. Dans le dernier chapitre, l'auteur s'interroge sur l'avenir de la littérature postmoderne en tant que littérature du sublime.
Cet ouvrage renoue avec les autres travaux de l'auteur sur la sociologie du texte (sociocritique) parus aux éditions de l'Harmattan (Coll. " Logiques sociales "). Situant pour la première fois A la recherche du temps perdu dans le contexte de la critique sociologique et sociosémiotique, l'auteur cherche à rendre compte de la structure textuelle de ce roman. Sa longueur et sa composition associative apparaissent comme des résultats de la désintégration du récit traditionnel dans une situation sociale et linguistique marquée par l'ambivalence des caractères, des paroles et des actions. En tant que sociolecte mondain la conversation proustienne est imprégnée de cette ambivalence et constitue le lien intertextuel entre le roman et la société de la Troisième République. Pour la première fois la Recherche proustienne est systématiquement comparée à L'Homme sans qualités de Musil et au Procès de Kafka.