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Anthologie de la jeune poésie russe. Lauréats et finalistes du prix Début
Zeytounian-Beloüs Christine ; Slavnikova Olga ; He
CIRCE
19,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782842424480
La poésie russe connaît depuis quelques années un essor spectaculaire. Une nouvelle génération émerge, pour laquelle la période soviétique relève des souvenirs d'enfance, même si elle reste assez souvent une source d'inspiration. Cette anthologie rassemble une cinquantaine de poètes, tous lauréats ou finalistes du prix "Début", créé en 2000 par une fondation privée, qui a permis de découvrir et de promouvoir nombre de jeunes talents, choisis par un jury prestigieux parmi plusieurs dizaines de milliers de manuscrits affluant de tous les coins - parfois fort reculés - de Russie et d'ailleurs (le prix a notamment récompensé des poètes russophones d'Ukraine et du Kazakhstan). Aujourd'hui, les plus âgés viennent seulement d'atteindre la quarantaine, et ce sont des auteurs désormais reconnus dont beaucoup ont déjà publié plusieurs recueils et reçu d'autres prix littéraires. Leurs styles sont extrêmement variés et vont du minimalisme au baroque, en passant par l'ironie, l'absurde et le slam ; certains honorent la prosodie classique, d'autres jouent avec les formes et les sons, optent pour le vers libre ou la prose poétique, mais toutes ces voix nouvelles, différentes et originales, témoignent de la vitalité sans cesse renouvelée de la poésie russe, qui a toujours été le nerf et le coeur de toute la culture d'un pays où les mots, dans leur splendeur ou leur dénuement, continueront encore longtemps à l'emporter sur les choses.
Nombre de pages
210
Date de parution
05/04/2018
Poids
224g
Largeur
121mm
Plus d'informations
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EAN
9782842424480
Titre
Anthologie de la jeune poésie russe. Lauréats et finalistes du prix Début
Auteur
Zeytounian-Beloüs Christine ; Slavnikova Olga ; He
Editeur
CIRCE
Largeur
121
Poids
224
Date de parution
20180405
Nombre de pages
210,00 €
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Tolstoï Sophie ; Zeytounian-Beloüs Christine ; Por
Récit d'une tragédie conjugale, Sonate à Kreutzer, de Léon Tolstoï, fut, dès sa parution en 1891, un objet de polémique. Sophie Tolstoï, sa femme et plus fidèle lectrice, y voit une attaque personnelle, justifiée par leurs relations tumultueuses. Elle décide de répondre à ce violent réquisitoire contre l'amour charnel en écrivant A qui la faute, roman d'une femme. Elle oppose à la bestialité masculine les aspirations plus spirituelles de la femme à travers le personnage d'Anna, épouse tourmentée, déçue de son mariage avec le prince Prozorski et troublée par sa rencontre avec Bekhmetiev. Un bijou de finesse. André Clavel, Lire magazine. Un vibrant contrepoint. Christine Mestre, Le Figaro. Préface de Wladimir Porudominski. Traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs.
Résumé : Imaginez un roman dont le personnage principal serait le Père-Forêt, l'esprit de la nature qui engendra les hommes, un être immortel, cruel, généreux, mais désemparé face à ses enfants humains. L'arbre, comme père et mère d'une humanité qui n'a pas été créée par Dieu et qui ne cesse de se débattre dans les souffrances du siècle dernier : la Révolution, la famine, les camps allemands et les camps soviétiques, le Mal absolu d'une science devenue folle. C'est cette parabole de l'homme, enfant prodigue de la nature, que nous propose Anatoli Kim, l'un des écrivains les plus originaux de la littérature russe, dans ce livre étrange et fascinant. Touffu, inextricable comme les forêts de Sibérie.
Kiev, 1997. Dans le studio qu'il vient d'acheter, Nikolaï Sotnikov, découvre Kobzar, un livre de Taras Chevtchenko considéré comme le chef-d'?uvre du grand poète et patriote ukrainien. Dans les marges, figurent au crayon les multiples annotations d'un homme mort dans des conditions suspectes. Dans un document que ses amis ont glissé dans son cercueil, il écrivait avoir découvert une chose précieuse pour le peuple ukrainien. Nikolaï se rend la nuit au cimetière, et après avoir procédé à une exhumation clandestine, récupère cette lettre. Écrite en 1851, elle accusait Chevtchenko, alors soldat à Mangychlak, Kazakhstan, d'avoir caché quelque chose dans le sable. Veilleur de nuit dans un entrepôt d'aliments pour bébés, Nikolaï se rend compte que cette activité masque un trafic de drogue et il est obligé de quitter Kiev. Il en profite pour rallier Mangychlak afin de percer l'énigme Chevtchenko. En chemin, il rencontre une jeune Kazakh, la belle Goulia, qui va l'accompagner dans un périple jalonné de rencontres dont la plus surprenante sera sans doute celle d'un gentil caméléon. Foisonnant roman d'aventures, ce voyage initiatique du narrateur à la recherche d'un trésor qui reste ici symbolique, trouvera sa récompense. Maniant la parabole et l'humour, Andreï Kourkov, d'une écriture limpide et attrayante, proclame la vanité des nationalismes et dresse un portrait des anciennes républiques soviétiques gangrenées par les trafics et la corruption. Original ! --Claude Mesplède
Le tailleur de pierre Krylov et l'énigmatique Tania, depuis leur rencontre sur un quai de gare, cherchent à préserver leur amour des contraintes de la société et du temps. Mais Krylov doit composer avec d'autres réalités: dune part, il dépend toujours de son ex-épouse Tamara, une oligarque richissime; d'autre part, il participe à une expédition illégale dans le but d'exploiter un gisement de diamants dans les montagnes de l'Oural. Ainsi, son destin est lié inexorablement à celui de la Russie. Dans un climat lourd de menaces et d'angoisse, la grande ville ouralienne où vit Krylov se prépare à fêter le centième anniversaire de la révolution d'Octobre, nous sommes en 2017. L'événement révèle une société à jamais divisée, incapable de tirer les leçons du passé et prête à s'embraser à nouveau. Les défilés militaires en costunes d'époque donneront le signal d'une confrontation sanglante entre Rouges et Blancs... 2017 est un grand récit polyphonique, roman d'amour et fresque historique, qui fonctionne aussi comme une anti-utopie fantastique de la société russe. Finesse psychologique, force tragi-comique et dimension mythologique font de ce livre une oeuvre d'une extraordinaire maturité.
A la Sorbonne comme au bistrot, la vérité vraie, objective, pure, triomphe rarement : l'assistance lui préfère la parade la plus cinglante. Voilà qui chagrinait au siècle dernier le ténébreux philosophe Schopenhauer... Il en eut à la longue un sursaut rageur : élaborer le mode d'emploi de la controverse. Un traité qui permette de défaire n'importe quel opposant, malgré son habileté et sa mauvaise foi. Puisque si souvent la forme l'emporte sur le fond. Les brillants raisonnements des alchimistes ont interdit l'essor de la chimie pendant des siècles. Même s'ils professaient des âneries. Dans L'Art d'avoir toujours raison, Schopenhauer ne s'embarrasse pas de morale... Résultat : un mémoire ramassé et teigneux, pas plus épais qu'un agenda : trente-huit stratagèmes pour ne jamais perdre la face."
Georg Simmel (1858-1918) était un philosophe et sociologue très attentif à l'art de son temps. La sculpture de Rodin l'a particulièrement inspiré. Il publia dès 1902 une première étude (avant même celle de Rilke) et reprit régulièrement la question jusqu'à la mort de Rodin en 1917. Le paradoxe de cet art était selon lui d'installer le mouvement, propre à la modernité telle qu'il l'avait analysée par sa Philosophie de l'argent, dans l'oeuvre plastique, la déportant constamment hors d'elle-même. La reprise et l'approfondissement de ses arguments signale l'enjeu que représentait Rodin à ses yeux. Elle participe de son élaboration d'une pensée de Part originale. Pour Rodin, Simmel était, tout simplement, le "penseur" ... Le volume rassemble la totalité des écrits consacrés par Simmel à Rodin, leur correspondance ainsi que divers compléments permettant de retracer l'histoire captivante de cet échange.
Ces neuf nouvelles de Rainer Maria Rilke, écrites entre 1897 et 1901, sont d'une grande variété de forme et d'inspiration, mais elles portent toutes en elles les visions fulgurantes de l'homme qui achèvera, vingt ans plus tard, Les Elégies de Duino, en affirmant que "tout ange est terrible". Avec une certaine férocité satirique, Rilke raille autant les philistins satisfaits que les artistes complaisants, et, à l'image de son double de jeunesse, Ewald Tragy, poète de dix-huit ans, il s'attache aux humbles et aux réprouvés de l'existence. Qu'il dépeigne de grandes familles obsédées par leurs ancêtres, des aristocrates en fuite après la Révolution française, ou encore des vieillards émerveillés par le simple passage d'une petite fille dans un parc, l'auteur nous montre toujours "qu'entre horreur et splendeur se développent des relations secrètes".