Un homme meurt, deux physiciens s'affrontent, un officier de police est amoureux. Le commissaire Schilf qui prise une théorie bien particulière des sciences physiques et ne croit pas au hasard, résout ici son ultime affaire. Suspense, intelligence et plaisir de littérature garantis. Une fois par mois, Oskar, chercheur en physique fondamentale, vient de Genève à Fribourg pour passer la soirée dans la famille de son ami de faculté, désormais professeur d'université. Ce soir-là, une belle soirée de juin, l'ironie et le cynisme gâchent l'ambiance. Oskar reproche à son ami d'avoir défendu en public la théorie des mondes multiples, ce que Sebastian nie. Tout récemment, un jeune homme accusé de meurtre s'est prétendu originaire d'un monde parallèle où sa victime est toujours en vie, en pleine santé. Il aurait d'ailleurs commis son crime dans le seul but de prouver l'existence des mondes multiples. Un grand magazine politique avait donc demandé à Sebastian d'expliquer cette théorie à ses lecteurs. Il s?était affranchi de cette tâche sans prendre position. Pour Oskar, cette « compromission » n'est pas seulement exécrable mais dangereuse. Il défie Sebastian, et lui propose un débat dans une émission de télévision pour aller au fond de cette question de la physique quantique: Qu'est-ce la réalité? Est-elle unique? Existe-t-elle en dehors de notre perception? Maïke, la femme de Sebastian, sent que cette soirée risque d?être la dernière du genre. Elle ignore que par la suite, ce n'est pas seulement l'amitié des deux physiciens qui se trouvera ébranlée, mais aussi sa propre petite vie jusqu'alors si tranquille. Quelques jours plus tard, en son absence, son mari deviendra la victime d'un horrible chantage: il doit tuer un ami proche de sa femme (impliqué dans une affaire d'expérimentations de médicaments) faute de quoi son fils disparaîtra. Il s'exécute, et retrouve son fils. Une réalité des plus terrifiantes l'accable: il a tué, et probablement, sa victime n'a pas la vie sauve dans un monde parallèle. Le commissaire Schilf, atteint d'une tumeur cérébrale et en proie à des hallucinations, se fraye un chemin à travers la jungle des indices présents ici bas, dans le monde réel. Les lecteurs de La Fille sans qualités (Actes Sud, 2007) retrouveront ici les préoccupations qui hantaient déjà l'auteur dans son premier roman: les limites entre le bien et le mal, la difficulté d?émettre un jugement, fût-ce en s'appuyant sur des textes aussi sacrés que le décalogue ou le code pénal? Au fur et à mesure que l'intrigue avance, métaphysique et physique quantique se mêlent dans le déploiement de ce thriller vivement mené. De la première à la dernière ligne: suspense, intelligence et plaisir de lecture garantis.
En vacances sur l'île de Lanzarote, Henning décide soudain de s'éloigner de l'asphyxie familiale, d'un amour mêlé d'incompréhension et d'une paternité qui l'écrase : enfourchant son vélo, il entreprend une ascension harassante.Arrivé au sommet de la montagne, il découvre une maison familière, et avec elle le souvenir d'un traumatisme enfantin. Dans cette même maison, à l'âge de six ans, l'absence inexpliquée de ses parents l'a laissé plusieurs jours durant seul responsable de sa soeur encore bébé. Le roman ressuscite chaque instant de cette expérience d'abandon qui se révèle la clef du mal-être de Henning.Au-delà de l'empathie qui se tisse entre le lecteur et les deux enfants en détresse, Juli Zeh, à son meilleur, se livre à un travail vertigineux d'expérimentation psychique.Notes Biographiques : Née en 1974 à Bonn, Juli Zeh a été propulsée sur le devant de la scène littéraire européenne avec La Fille sans qualités (Actes Sud, 2007 ; Babel n°912 ; prix Cévennes du meilleur roman européen 2008). De nombreuses distinctions ont couronné son ?uvre, traduite en une vingtaine de langues. Actes Sud a publié quatre autres romans dont Décompression (2013) et Brandebourg (2017).
Résumé : L'idyllique Brandebourg, située à une heure de Berlin, est une des contrées les plus pauvres d'ex-Allemagne de l'Est. En 2010, un projet de construction de parc éolien vient perturber une petite commune où des Berlinois romantiques qui ont effectué un "retour à la terre" côtoient des paysans du cru et leurs familles. Dans une impressionnante partie d'échecs pleine de suspense, les désirs des uns sont confrontés aux haines des autres. Grâce à la plume d'acier de Juli Zeh, cette grande fresque contemporaine nous offre du rire et de l'effroi. Un thriller rural qui renouvelle et dynamite le roman de terroir.
Allemagne, 2025. Britta et Babak ont un business florissant : grâce à des algorithmes, ils détectent sur le net des personnes ayant des envies de suicide et leur proposent une thérapie en douze étapes. Ceux qui sont guéris font un don de leur choix à leur cabinet de coaching psychologique. Quant à ceux qui s'avèrent incurables, ils sont vendus (chèrement) à des terroristes de tout bord. Les choses se compliquent lorsque des ex-candidats (non acceptés pour commettre des attentats) créent un cabinet concurrentiel dans un but plus anarchiste. Dystopie post-démocratique, Coeurs vides est la réponse allemande au Soumission de Houellebecq.
Résumé : L'idyllique Brandebourg, située à une heure de Berlin, est une des contrées les plus pauvres d'ex-Allemagne de l'Est. En 2010, un projet de construction de parc éolien vient perturber une petite commune où des Berlinois romantiques qui ont effectué un "retour à la terre" côtoient des paysans du cru et leurs familles. Dans une impressionnante partie d'échecs pleine de suspense, les désirs des uns sont confrontés aux haines des autres. Grâce à la plume d'acier de Juli Zeh, cette grande fresque contemporaine nous offre du rire et de l'effroi. Un thriller rural qui renouvelle et dynamite le roman de terroir.
Nicolas Mathieu ouvre pour nous une fenêtre sur le ciel avec ce roman qui n’est constitué que de déclarations d’amour. Son entrelacs de textes composent un hymne à la vie et à ses moments forts. Magnifié par les illustrations d’Aline Zalko.
Un contrôle fiscal, un appartement fouillé dans ses moindres recoins, des lettres et documents personnels, accumulés depuis des décennies, épluchés : voilà qui réveille chez la narratrice colère et désir impérieux de revisiter sa propre existence, les histoires des vivants et les histoires des morts — des morts, surtout. Pour la première fois, celle qui se désigne comme "la dernière des Jelinek " assène au lecteur des éléments de sa biographie relatifs à sa famille juive exilée, déportée ou assassinée sous le nazisme. Parallèlement, elle mène une enquête implacable sur les flux mondiaux de capitaux, le profit que les Etats tirent encore aujourd'hui des biens juifs spoliés. Elle dresse un réquisitoire sévère contre les sociétés autrichienne et allemande, l'hypocrisie, le passé criminel non assumé, l'antisémitisme latent. Et, plus que jamais, contre le culte omniprésent de l'argent, qui favorise tous les stratagèmes de blanchiment, d'évasion fiscale et de fraude généralisée. Le récit, véritable tour de force d'écriture, maniant humour noir ravageur, jaillissement d'images et d'invectives, associations et jeux de mots virtuoses, renoue avec les oeuvres les plus virulentes de l'autrice.
Printemps 1945. Sur l'île d'Amrum, en mer du Nord, la guerre semble lointaine malgré les bombardiers qui sillonnent le ciel. Du haut de ses dix ans, Nanning n'a qu'une vague idée des orages d'acier que brave son père sur le continent. Les contours de son monde se résument aux dunes, aux prés-salés et aux vastes étendues de bruyère. Mais l'île, privée de ravitaillement, est minée par les tensions et sa petite communauté divisée par la guerre. Jour après jour, Nanning lutte pour subvenir aux besoins de sa famille. Il chasse, pêche et troque, affrontant un quotidien toujours plus rude. Alors que la défaite du Reich devient inévitable, il découvre à ses dépens que les siens ne sont pas du bon côté de l'Histoire. Porté par la beauté sauvage d'Amrum, ce roman d'apprentissage résonne comme lm hymne aux paradis perdus.