La lande des mortifications. Vingt-cinq pièces de nô
ZEAMI/KAN'AMI
GALLIMARD
30,20 €
Epuisé
EAN :9782070737192
Le monde du nô est pareil à une mystérieuse caverne. Pour qui a réussi à en trouver l'accès, ce qu'il voit, ainsi vu du dedans, n'a plus rien d'un antre noyé dans l'obscurité et forclos du monde. Comme par enchantement, les parois en ont disparu, tout y baigne dans une clarté radieuse et l'horizon s'y perpétue sans fin. Si fascinant qu'il soit, ce monde mortifié est le nôtre, tel qu'il se trouve livré incessamment aux turpitudes, aux passions sans issue. Et voici qu'il n'est plus traité que comme un objet dérisoire, perdu dans l'infini du temps et de l'espace, hors même le temps et l'espace, en une dimension que seules la danse et la poésie peuvent traduire. C'est bien de notre monde qu'il s'agit, quand bien même le lieu de sa représentation est un no man's land, en lequel seule la mort se laisse percevoir comme un accès obligé au Savoir suprême. Si quelques élus en possèdent la clé, les autres créatures, humaines ou spectrales, y errent en traînant, horrifiées, la douleur éternelle qui les accable. Cette mort qu'ils méconnaissent, qui les abasourdit chaque fois qu'elle se produit, porte en son négatif l'image noire d'une fermeture, dont la conséquence est l'écrasement et l'anéantissement. Ils vont et viennent ainsi sur cette lande des mortifications - la Maison de Flammes dans la mythologie bouddhique -, en quête de rencontres inattendues, dans l'attente, avec plus ou moins d'espoir, d'y recevoir un beau jour le salut.
Nombre de pages
618
Date de parution
25/10/1994
Poids
690g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070737192
Titre
La lande des mortifications. Vingt-cinq pièces de nô
Auteur
ZEAMI/KAN'AMI
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
690
Date de parution
19941025
Nombre de pages
618,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Fils et père d'acteurs, acteur et auteur lui-même, Zeami naît au Japon en 1365. Il meurt octogénaire après avoir composé de nombreux nô et, quarante années durant, rédigé de nombreux traités sur son art, afin qu'ils soient transmis secrètement à un homme par génération. Découverts en 1909 après cinq siècles d'occultation, les voici enfin traduits en Occident. L'esthétique du nô, les recettes et les trucs du métier d'acteur nous sont enfin dévoilés.Pour illustrer ces traités, M. Sieffert, à qui nous devons déjà les Contes de pluie et de lune, a traduit également les cinq nô et les quatre farces intercalées qui composent, selon les normes japonaises, une journée de nô automnal.En pesant les mots, nous affirmons que voici l'une des plus importantes contributions de ce siècle au trésor de l'humanisme universel. Outre que les Traités de Zeami nous apprendront enfin à voir et à lire un nô, ils nous aideront à nous purger de la «japoniaiserie» et nous rendront le sens de la vraie dramaturgie. Les jeunes Japonais ont déjà compris : depuis 1945 ils reviennent au nô.Un jour, peut-être, on écrira que le renouveau de la dramaturgie européenne date de 1960, année où M. Sieffert révéla aux Français la tradition secrète du nô. Brecht ? soit ; mais Zeami, comment donc !
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.