Zay Jean ; Prost Antoine ; Cassou Jean ; Blum Léon
ALPHA
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EAN :9782383881001
En 1936, à 32 ans, Jean Zay se voit confier par Léon Blum le ministère de l'Education nationale et des Beaux-Arts. Il démocratise et modernise le système scolaire français. Il crée le CNRS, le Musée de l'Homme, le Festival de Cannes, le Musée d'Art Moderne, l'ENA. Il favorise la création artistique. Il défend les droits de l'écrivain. Il est sans relâche violemment attaqué par l'extrême-droite française comme ministre du Front Populaire, antimunichois, juif et franc-maçon. En 1940, hostile à l'armistice, il est l'une des premières cibles du régime de Vichy. Après un simulacre de procès, il est emprisonné à Riom, jusqu'à son assassinat par la milice, le 20 juin 1944. Il n'a pas 40 ans. Dans la cellule de la prison où l'avait enfermé le régime de Vichy, Jean Zay a tenu au jour le jour pendent trois ans le journal de sa captivité. Au-delà de cette chronique de la vie quotidienne d'un prisonnier, Souvenirs et solitude est un regard aigu porté sur la vie politique du moment, une réflexion hautement lucide de l'auteur sur son action passée et sur la situation de la France. Ce livre, tout à la fois méditation intime et témoignage historique, nous laisse le portrait d'une personnalité exceptionnelle : homme politique, résistant, écrivain et penseur d'une immense culture. Jean Zay (1904-1944), jeune ministre de l'Education nationale et des Beaux arts du Front populaire, fut constamment attaqué par l'extrême droite comme républicain, juif, protestant, franc-maçon et désigné comme l'homme à abattre. En octobre 1940 il est condamné à la déportation par le tribunal de Clermont-Ferrand aux ordres de Vichy, emprisonné à Riom, jusqu'au jour où - le 20 juin 1944 - des miliciens le font sortir de prison pour aller le massacrer dans un bois.
Nombre de pages
575
Date de parution
20/03/2024
Poids
310g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782383881001
Auteur
Zay Jean ; Prost Antoine ; Cassou Jean ; Blum Léon
Editeur
ALPHA
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20240320
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575,00 €
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Résumé : Inédit, Le Château du silence est le deuxième roman policier écrit en prison par Jean Zay, le brillant ministre de l'Education nationale et des Beaux-Arts du Front populaire. Après La bague sans doigt, publié sous pseudonyme en 1942, le prisonnier politique de Vichy incarcéré à Riom, infatigable travailleur intellectuel, s'évade à nouveau dans la rédaction de cette intrigue qu'il situe en Lorraine, un territoire qui lui est familier. Un château, un comte féru d'occultisme vivant reclus avec sa fille aimante et son institutrice, entouré d'une domesticité peu nombreuse, reçoit la visite d'un jeune bachelier parisien membre de la famille. Dans ce tableau de la vie de province brossé avec brio par l'auteur, fin observateur des moeurs et de l'âme humaine, une soirée spirite tourne au drame avec l'assassinat d'un invité, près du bûcher, là même où quelques années plus tôt une tragédie s'était déroulée... Avec ce roman policier qui constitue aussi une remarquable peinture de la société d'avant-guerre, Jean Zay, l'avocat orléanais devenu ministre, confirme son talent d'écrivain dans ce récit pour la première fois édité. Préface de Pierre Allorant, doyen de la Faculté de Droit, d'Économie et de Gestion de l'Université d'Orléans et Président du Cercle Jean Zay.
Résumé : Dans sa cellule, pendant trois ans, Jean Zay a écrit au jour le jour le journal de sa captivité. Au-delà de la chronique de la vie quotidienne d'un prisonnier, c'est un regard porté sur la vie politique du moment, et une réflexion hautement politique de l'auteur sur son action passée et sur la situation de la France à l'époque. C'est un livre exceptionnel, à l'image de son auteur : à la fois homme politique, résistant, écrivain et penseur d'une immense culture.
Jean Zay (1904-1944), jeune ministre de l'Education nationale et des Beaux-arts du Front populaire, a fait constamment l'objet d'attaques virulentes de la droite antisémite et anti-républicaine, pour qui il était l'homme à abattre. En octobre 1940 à l'issue d'une parodie de procès, il est condamné pour désertion par le régime de Vichy, alors même qu'en 1939, il s'était engagé volontaire pour partir se battre au front, ce dont le dispensaient ses fonctions ministérielles. Il restera 4 ans emprisonné, jusqu'au 20 juin 1944 où des miliciens le font sortir de la prison de Riom pour l'assassiner dans un bois et enfouir sommairement son corps. En prison, Jean Zay a écrit des milliers de pages pour combattre la solitude, témoigner et lutter contre l'anéantissement. Ce livre regroupe l'essentiel de ses écrits: - "L'affaire Jean Zay", un texte où Jean Zay, lui-même avocat, démonte de façon rigoureuse la parodie de procès et les accusations mensongères qui l'ont condamné. Plusieurs centaines de lettres écrites à sa famille, à ses amis (le résistant Marcel Abraham, Pierre Mendès France, etc.) qui montrent sa présence au monde, en dépit de son emprisonnement.
Résumé : Vainqueur de Marignan, prince de la Renaissance ou pantin manipulé par les femmes de son entourage, François Ier est en vérité bien autre chose que ce que les images d'Epinal ou les portraits à charge ont voulu faire de lui. Derrière la majesté et la stature du roi, on trouve un compagnon simple, amical et spontané. Derrière le géant sympathique et débonnaire, un roi autoritaire qui brise parlements, grands féodaux et favoris. Derrière le souverain absolu, un roi qui s'efforce de régner par consensus. Derrière le luxe des châteaux, les rudes campements de chasse ou de campagnes militaires. Nourri d'archives inédites, notamment italiennes, Cédric Michon nous livre à la fois une analyse du règne et un portrait empathique de François Ier. En évoquant le rôle de Louise de Savoie ou de la duchesse d'Etampes, en soulignant l'influence des favoris et en donnant à comprendre la portée de la bataille de Marignan comme du désastre de Pavie, il nous présente celui qui fut peut-être le dernier roi chevalier et le premier souverain absolu de l'histoire de France. Cédric Michon, normalien et agrégé d'histoire, membre honoraire de l'Institut universitaire de France, est professeur d'histoire moderne à l'université Rennes 2 et directeur des Presses universitaires de Rennes. Il a consacré plusieurs ouvrages à François Ieret à sa cour, notamment Louise de Savoie (2015), Les conseillers de François Ier(2011) et La Crosse et le Sceptre (2008).
Résumé : Noire, gambienne, d'origine musulmane et catholique par son père, blanche, juive et française par sa mère, Rachel Khan est fière de se dire "racée". Mais comment vivre cet excès de "races" à l'heure des replis identitaires où seule la radicalité importe ? A travers une série de mots, notions et expressions "politiquement correctes", Rachel Khan pose un regard tant critique que malicieux sur notre époque idéologisée qui interdit toutes formes de nuances. Elle condamne les "mots qui séparent" ? souchien, racisé, afro-descendant, minorité... et les "mots qui ne vont nulle part" : vivre-ensemble, diversité, mixité, etc., qui dans une " bienveillance inclusive ", alimentent la haine et les silences. Mais elle défend avec force les " mots qui réparent " ? intimité, création, désir ? qui, eux, rétablissent le dialogue, favorisent la pensée non unique et unissent notre société. Prix littéraire des droits de l'Homme, Prix du livre politique et Prix de la Laïcité 2021.
Il n'y a pas de crise climatique. Il y a un crime climatique. Telle est la thèse défendue par Mark Alizart dans cet ouvrage brillant et provocateur. Quand des Etats ne laissent pas seulement briller leurs forets, mais appellent à y mettre le feu ; quand ils ne se contentent pas d'ignorer l'accord de Paris, mais le déchirent en public ; quand ils ne se bornent pas à douter des scientifiques mais les intimident : on peut affirmer qu'ils font tout pour que la planète soit détruite. Car la crise climatique produit ses gagnants — des individus pariant sur l'effondrement du monde comme sur des valeurs boursières à la baisse. Face à ce véritable coup "carbofasciste" ourdi contre l'humanité, modifier nos comportements individuels ne suffit pas. Il est nécessaire de repenser les conditions d'une révolution en faveur d'un véritable "écosocialisme".
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