Aux douze maisons du Zodiaque, il convient d'en ajouter une treizième, porteuse de malédiction. Qui en franchit le seuil perdrait toute espérance s'il pouvait prévoir l'avenir. Mais Zahid, humble bureaucrate pakistanais, optimiste inébranlable, se réjouit d'avoir trouvé un toit pour sa famille et un gourou qui lui promet de guérir son petit garçon. La chance lui sourirait-elle enfin ? Tout en rendant grâce à Dieu, il court à la catastrophe, entraînant les siens avec lui. Avec ce premier roman, Adam Zameenzad, jeune auteur pakistanais, s'est imposé comme un conteur hors pair. Sa descente aux enfers, ponctuée de gags très noirs, force le rire et la terreur. Il arrache le masque à son pays natal et pose le doigt sur les plaies de ses compatriotes. Par cruauté? Non, par solidarité pour ces hommes de bonne volonté qui meurent incognito à l'autre bout du monde.
Nombre de pages
342
Date de parution
01/09/1989
Poids
315g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782267007541
Titre
La treizième maison
Auteur
Zameenzad Adam
Editeur
BOURGOIS
Largeur
120
Poids
315
Date de parution
19890901
Nombre de pages
342,00 €
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Gavroche du tiers-monde, fils naturel d'un riche politicien, Pepsi est un enfant des rues qui s'est donné deux missions: d'abord ramener la petite Maria vers son lointain "Paradis", l'énorme tas d'ordures où vit sa famille et où elle a été kidnappée pour être vendue à des étrangers. Ensuite, survivre d'un jour au suivant, c'est-à-dire trouver à manger, affronter maints dangers, mais surtout échapper à Caddy, le policier psychopathe des "escadrons de la mort" qui aimerait débarrasser la Ville de tous ces petits miséreux, en les tuant l'un après l'autre. Maria, de son côté, rêve de retourner chez elle, au "Paradis". L'argument de Pepsi et Maria, assez proche de celui de La Nuit du chasseur, est donc à la fois la fuite de deux enfants devant l'incarnation du mal, et un voyage de retour aux origines. Le réalisme magique qui caractérise l'écriture d'Adam Zameenzad transcende ici l'invraisemblance pour nous faire accéder à un niveau poétique de réalité où le rationnel et la magie, loin de s'opposer, tissent la trame d'une admirable fiction politique. Biographie: Adam Zameenzad a passé une partie de son enfance à Nairobi mais il a été élevé au Pakistan. Après avoir fini ses études, il a voyagé en Europe et en Amérique puis il s'est installé en Angleterre, où il enseigne. Son premier roman, La Treizième Maison (1987), a reçu le prix du meilleur premier roman de l'année. Depuis il a publié cinq autres romans. Il écrit sur les pauvres, les dépossédés et les exclus, sans souci de leur couleur de peau, de leur race ou de leur genre, apportant ainsi une voix aux silencieux. Il écrit aussi de la poésie. (N.d.E.)
Un village en bordure de la forêt entre Equateur et Tropiques dans les années quatre-vingt. Musulmans, chrétiens, animistes, juifs y vivent en bonne intelligence depuis des siècles. Ou plutôt y vivaient, car tout est en train de changer. Trois enfants très pauvres Kimo, le narrateur, Matt son copain, et la petite Hena. Ils partent, au début, à la "Fête des Esprits" (des morts) et n'y trouveront que la cruauté des vivants. Ils rêvent d'une autre existence à la ville, et ce qu'ils rencontreront, au fil des mois, des années et des pages, c'est la faim, une misère encore plus grande, la prostitution enfantine organisée, la corruption, la violence, les massacres. Hena n'est pas une putain, elle est, comme ses deux petits camarades de jeux ou plutôt de souffrances, une victime. Une histoire pleine de bruit et de fureur, racontée par un innocent qui n'y comprend rien, parce qu'il n'y a rien à comprendre. Il faut seulement que cela ne continue pas, c'est le message envoyé par le grand romancier pakistanais dans ce très beau récit: "Dans l'espoir qu'à une certaine étape de la vie de notre planète, plus aucun homme ni aucune femme ne connaîtra la honte de devoir écrire un autre livre pareil à celui-ci." Biographie: Adam Zameenzad a passé une partie de son enfance à Nairobi mais il a été élevé au Pakistan. Après avoir fini ses études, il a voyagé en Europe et en Amérique puis il s'est installé en Angleterre, où il enseigne. Son premier roman, La Treizième Maison (1987), a reçu le prix du meilleur premier roman de l'année. Depuis il a publié cinq autres romans. Il écrit sur les pauvres, les dépossédés et les exclus, sans souci de leur couleur de peau, de leur race ou de leur genre, apportant ainsi une voix aux silencieux. Il écrit aussi de la poésie. (N.d.E)
J.R.R. Tolkien n'est pas seulement l'auteur d'une des oeuvres romanesques les plus originales du XXe siècle. Il est aussi et avant tout un des plus grands spécialistes de philologie et du Moyen-Âge, un linguiste exceptionnel, professeur à Oxford pendant trente-cinq ans. A travers sept articles et conférences destinées au public, Les monstres et les critiques donne un aperçu de l'intérêt particulier de Tolkien pour les langues réelles et imaginaires, pour la littérature médiévale (récits arthuriens et Beowulf) ainsi que pour le merveilleux et la fantasy. Autant de domaines que l'on retrouve dans ses romans : chez Tolkien (qui annonce de ce point de vue Umberto Eco), il n'y a pas de distinction entre le savoir universitaire et l'invention d'un monde imaginaire. Les textes de ce volume, datant de 1931 à son départ de l'université d'Oxford en 1959, constituent un formidable témoignage sur la vie et l'oeuvre complexe de J.R.R. Tolkien et éclairent directement le monde du Seigneur des Anneaux et du Silmarillion. A noter que ce volume inclut une nouvelle traduction de l'essai Du Conte de fées.
Invité en 1966 à Princeton, à une session du Groupe 47, Peter Handke y fait un éclat en s'opposant à la vogue du "réalisme" en littérature : Une certaine conception normative de la littérature désigne d'une belle expression ceux qui se refusent à raconter encore des histoires, tout en étant à la recherche des méthodes nouvelles pour décrire le monde (...) : elle dit qu'ils "habitent une tour d'ivoire" et les traite de formalistes, d'esthètes. Que les écrivains se réfugient dans leur "tour d'ivoire", c'est ce que revendique paradoxalement Peter Handke. Confrontation avec Brecht, Horvath ou Bernhard, avec les méthodes du théâtre et du cinéma ou avec le discours de la justice, réflexions, critiques, satires, pamphlets..., cet ensemble de textes divers passe du sérieux à l'humour, des méditations austères aux "gais feuilletons". Handke s'attache à y définir sa position par rapport à l'écriture : longtemps, la littérature a été pour moi le moyen, si ce n'est d'y voir clair en moi, du moins d'y voir tout de même plus clair. Elle m'a aidé à reconnaître que j'étais là, que j'étais au monde.
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