Depuis vingt ans l'esprit d'Antoine se dégrade, sombre. Lors de moments de lucidité, il raconte l'incohérence qui par instants le submerge. Tissant un dialogue intérieur avec sa petite-fille Léa, gardienne du maquis de sa mémoire, il retrace en pensée le parcours de sa vie et revient sur son passé. Comme s'il était étranger à lui-même, Antoine se traque, se dévoile, déploie ses remords. De son côté, navigant entre les souvenirs de chacun, Léa recompose la difficile histoire de ses proches. Dans un jeu de juxtaposition des voix, se dessinent les souffrances, les désillusions, les " ratés " de cette famille. Le personnage de Léa, jeune femme sensible, déchirée entre son aspiration au bonheur et l'angoisse vertigineuse de l'anéantissement, en est l'articulation. Les Grands Lecteurs (libraires, revues, chercheurs) de manuscrit.com ont aimé... " Dans Léa et les Voix, Carole Zalberg orchestre magistralement toutes ces voix différentes; celle de son grand-père, véritable Janus, un personnage qui possède la même force et le même pouvoir de fascination que le héros principal du Nœud de vipères. À peine l'a-t-on achevé que l'on se prend à le relire. Une réussite." BLANCHE LOCHMANN, RÉDACTRICE DE LA REVUE PARAGES. " Un récit à plusieurs voix, à la tension narrative soutenue, où s'impose le personnage d'Antoine, dans sa manière de glisser dans l'oubli puis de ressurgir. " NICOLAS VIVES, LIBRAIRIE OMBRES BLANCHES (TOULOUSE)
Date de parution
13/11/2002
Poids
170g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782748800272
Titre
LEA ET LES VOIX
ISBN
2748800273
Auteur
ZALBERG C
Editeur
NICOLAS PHILIPP
Largeur
135
Poids
170
Date de parution
20021113
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Être une mauvaise mère, c'est ce que redoutent toutes les mères. Pas Emma qui sait l'avoir été. Au soir de sa vie elle assume l'abandon de ses enfants, surtout de sa fille aînée, et le désir de vivre qui ne l'a jamais quittée. Sans pathos ni culpabilité, Emma invoque son droit à la liberté et au plaisir plus fort que tout sentiment maternel, raconte comment elle n'a pas su donner. Et peu à peu le souvenir d'un caillou rose que lui avait offert sa fille devient fil conducteur et obsession, son rosebud à elle, qui n'a guère de regrets. Après La mère horizontale, Carole Zalberg poursuit son étonnante remontée narrative dans une histoire familiale où les femmes sont incapables d'aimer.
Résumé : " Je n'ai de ma mère que des souvenirs horizontaux. Je ne la vois guère autrement que couchée, étendue, jetée à terre. Je ne me la rappelle qu'échouée. " La Mère horizontale creuse un chemin singulier, celui des égarés de l'Histoire, à travers trois générations de femmes, des mère qui ne savent pas être mères ou si mal, des filles à la dérive et au capital d'amour inexploité. Une écriture musicale et expressive, un roman sobre, émouvant et juste, allant à l'essentiel.
« Ah, les réunions de famille... La cousine aux gros seins qui barbouille de rouge à lèvres, la grand-mère énergique qui décoiffe brutalement, l oncle énorme qui écrabouille la joue en la pinçant, la tante aux chats qui fait rougir avec ses allusions grivoises, le cousin de quarante ans qui taquine avec ses blagues pas drôles, le petit dernier dégoulinant de chocolat ou les cousins timides et gênés... qu on vienne pas me demander, après, pourquoi j aime pas dire bonjour! Enfin, y a quand même quelqu un à qui j aimerais bien faire des bisous, de temps en temps... »
Résumé : " Peut-être que nous n'étions pas faits pour avoir un Etat à nous, après tout. Voilà ce que me confie, à voix basse, comme pour elle-même, ma tante assise sous la pergola devant sa maison inchangée depuis ma dernière visite, trente ans auparavant. Cette réflexion, la déception qu'elle révèle me glacent mais que répondre ? Et qui suis-je pour avoir une opinion, moi qui n'ai pas remis les pieds ici depuis si longtemps ? C'est à peine croyable mais les décennies ont filé sans que j'y prenne garde, sans que j'affronte les contradictions et le malaise qui me tenaient éloignée de ce pays que je qualifiais de compliqué pour évacuer la question. " A travers leurs voix recomposées par Marie, née en France dans les années 60, les membres d'une famille juive polonaise relatent leur installation en Israël après la guerre. Au long des décennies intranquilles, les générations nouvelles venues dans l'Etat juif puis celles qui y sont nées expriment leurs attentes et leurs déceptions, au fil d'un quotidien à jamais hanté par la Shoah. C'est cette fin d'un monde que les plus âgés ont voulu surmonter en construisant un lieu sûr. C'est elle que les plus jeunes veulent empêcher de se reproduire en acceptant avec plus ou moins d'évidence les épreuves que leur pays ne cesse d'imposer. De l'après-guerre à nos jours, l'exil des uns et les questionnements de la famille restée en France se répondent, tissant des liens indéfectibles. Leurs voix se mêlent pour dire avec puissance une destinée familiale complexe et vitale qui est aussi une magnifique plongée dans les paradoxes de l'Etat d'Israël, autour de la question des pionniers, de leurs rêves, de leurs déceptions.
Disons que c'est l'histoire de la journée d'un homme dont la principale occupation est de se suicider avec entrain. Du lever au coucher, dans son immeuble, dans la rue, à son travail, à l'enterrement de ses amis... En fait tout irait à peu près bien si son médecin ne venait de lui annoncer qu'un requin nage dans son corps. Heureusement, pour lui changer les idées, un quatuor de Mexicains apparaît régulièrement pour lui interpréter une chanson. L'auteur sait parfaitement mettre en scène les manies et les mesquineries de ses semblables. Maniant habilement l'humour noir, il réalise une sorte de conte cruel drolatique qui rappelle L'Ecume des jours.
Modelé par les exploits de Mermoz et Guillaumet, Pierre Nolens est un jeune pilote de vingt et un ans qui fait ses armes pendant la guerre d'Algérie, secondé par J-C, son fidèle navigateur. Accompagnant ses propres aventures de lectures d'Albert Camus et d'Isabelle Eberhardt, le guerrier qui n'en est pas vraiment un cherche à construire son identité dans les périodes calmes du cœur du Sahara, sous la profusion des nuits étoilées, ou à Tipasa, sur les bords accueillants de la Méditerranée. Ce roman enlevé alterne commentaires sur la guerre, sur le pilotage des avions de chasse (T6, Vampire, Météore, Night-Fighter) et méditations existentielles - pour ne pas dire existentialistes. Entre Terre des hommes de Saint-Exupéry, L'Espoir (Sierra de Teruel) de Malraux et La Rançon de Paul Nothomb, François Nicol dessine en creux le visage d'un homme " porteur de guerre " qui s'interroge sur la légitimité de la guerre et se livre à la rude exploration de sa conscience.
La dictature brésilienne, les orphelins de São Paulo, l'exil et la guerre qui l'a opposée à la " Reine de Pigalle ", autant de Circonstances atténuantes qui ont conduit Claudia Tavares à la prison de la Santé, dans le quartier des hommes. Ce récit est le témoignage d'une battante qui a toujours cru en la vie, en sa bonne étoile et en ses rêves. Il a les accents d'une saudade brésilienne, la spontanéité d'un récit populaire et l'humour d'un film d'Almodovar.
Dans les pays du Maghreb, la " nuit afghane " désigne un moment de terreur absolue. Un homme hésite entre rester dans son HLM sordide de la banlieue d'Alger en proie aux exactions des extrémistes ou partir pour sa chambre de bonne à Paris. Cauchemars et crises de lucidité face à la violence intégriste, à l'amour et aux désirs inassouvis, ce récit est avant-tout l'histoire d'un chaos, d'un exil intérieur. Le portrait implacable, entre rêve et réalité, d'un pays qui souffre à travers un intellectuel résistant.