Quelle étrange abomination Proust a-t-il pu commettre pour s'attirer la rage et le mépris de ses contemporains ? Montesquiou : "Mélange de litanies et de foutre" ; Gide : "Offense à la vérité" ; Cocteau : "Il n'a aucun coeur" ; Lucien Daudet : "C'est un insecte atroce" ; René Boylesve : "Une chair de gibier faisandée" ; marquis de Lasteyrie : "Quel genre épouvantable !" ; André Germain : "Vieille demoiselle" ; Lucien Corpechot : "Il était complimenteur, obséquieux, flatteur, hystérique" ; Alphonse Daudet : "Marcel Proust, c'est le diable !" ; Jeanne Pouquet : "Ce détraqué de Proust" ; Barrès : "Sa tête de rahat-lokoum" ; Claudel : "Vieille Juive fardée"... C'est simple, Proust a perpétré le plus fabuleux des crimes, et ce crime porte un nom : il s'appelle Albertine. Albertine, ou l'écriture faite femme. Albertine, ou la femme faite lesbienne. Albertine, ou la ronde des femmes enfin radicalement pénétrée, au fil du temps et de mère en fille, par la grâce de ce qu'il faut bien nommer, eh oui, l'hétérosexualité dans l'âme du très glorieux Marcel Proust." Stéphane Zagdanski.
Nombre de pages
128
Date de parution
06/09/1994
Poids
205g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070738779
Titre
Le sexe de Proust
Auteur
Zagdanski Stéphane
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
205
Date de parution
19940906
Nombre de pages
128,00 €
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On ne compte plus depuis la Libération les tentatives d'explication, de réfutation, de réforme ou de justification d'un monde que le Factice a totalement remodelé à son image. Or, puisqu'il s'agit de fausseté, quiconque a un jour trempé dans l'imposture doit d'emblée être exclu de toute considération. Exit pétainistes, gaullistes, staliniens, socialistes, trotskistes, léninistes, maoïstes, fascistes, libéralistes et tous leurs divers ersatz et bâtards mêlés de droite et de gauche. Exit aussi quiconque aura démontré son inaptitude à penser en donnant crédit - fût-ce une demi-seconde - au racisme ou à l'antisémitisme... Demeure Debord.
Résumé : "J'ai désiré en finir une bonne fois avec la bêtise qui englue la question Céline. Bêtise des anticéliniens et bêtise des céliniens, cécité de Sartre et bêtise rebattue de Rebatet, bêtise maximale des antisémites et bêtise râleuse des moralisateurs...On a beaucoup écrit sur l'épineux cas Céline, de très bonnes choses parfois - rarement, qu'on se rassure -, mais il semble que nul n'ait traité la question en adoptant une position fondamentalement littéraire (ni historique, ni universitaire, ni psychanalytique, ni éthique, ni critique), en laissant autrement dit le texte de Céline penser la position spiralée de Céline. Prenant le parti de laisser le génie de Céline éclairer son propre parcours, j'ai découvert que du Voyage jusqu'à Rigodon, en passant par les pamphlets, Céline a su et a dit quel était son rapport à la question juive. Non point contre, mais face à face. Face à la Bible, et surtout face à Proust. Lecteur, la guerre est déclarée, il faut choisir ton camp. Non pas : Céline ou les juifs, mais : Céline, les juifs et la littérature, ou bien le reste du monde."Stéphane Zagdanski.
Résumé : "Martin Heidegger, une première question. Avez-vous un lien de parenté avec le grand penseur d'Etre et Temps ? - Non. - Ce livre est-il un récit, un témoignage, un journal intime, un pamphlet ? Vous parlez d'"agenda"... - Je décris une année vécue depuis le coeur éclaté et coulissant du temps. Ce livre est donc un agenda de moi-même tenu par le temps. - Votre jeune héroïne, Virginie, a un destin plutôt tragique... - Disons qu'elle couve à la fois comme un oeuf et comme une maladie quelque chose qui a partie liée avec le domaine de la mort. En ce sens elle incarne parfaitement notre belle époque. - Vous critiquez violemment les plus grandioses réalisations de notre société contemporaine : les téléphones portables, les fax, les ordinateurs, la télévision, la politique, le cinéma, les journaux, les magazines, les autoroutes de l'information, l'IVG, le RU-486, les images virtuelles, Internet, les drag-queens, etc. Vous êtes parano ! Qu'est-ce qui trouve encore grâce à vos yeux ? - La grâce". Stéphane Zagdanski.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.