Refonder les politiques de développement. Les relations Nord-Sud dans un monde multipolaire
Zacharie Arnaud
BORD DE L EAU
15,30 €
Epuisé
EAN :9782356870575
Né après la Seconde Guerre mondiale dans le contexte de la guerre froide, le concept de développement se trouve aujourd'hui confronté aux mutations de l'économie mondiale, notamment illustrées par l'émergence de nouvelles puissances du Sud et par une succession de crises globales. Un demi-siècle plus tard, les politiques de développement reposent en partie sur des fondements devenus obsolètes et doivent s'adapter à l'évolution des relations internationales. Cet ouvragea pour but de décrire les mutations de l'économie mondiale et des relations internationales, leur impact sur les relations Nord-Sud et les défis qu'elles impliquent en matière de politiques de développement. Après avoir décrit l'émergence d'un monde multipolaire et l'impact des différentes crises globales sur les pays en développement (crise financière et économique, crise sociale, crise alimentaire, crise climatique, crise de sens), cet ouvrage propose des pistes alternatives en vue de refonder les politiques de développement.
Nombre de pages
175
Date de parution
04/03/2010
Poids
224g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782356870575
Titre
Refonder les politiques de développement. Les relations Nord-Sud dans un monde multipolaire
Auteur
Zacharie Arnaud
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
130
Poids
224
Date de parution
20100304
Nombre de pages
175,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La mondialisation favorise-t-elle ou, au contraire, est-elle défavorable au développement ? Selon la théorie néolibérale, la réponse est clairement positive. Selon la théorie de la dépendance, la réponse est franchement négative. La thèse de cet ouvrage renvoie ces deux théories dos à dos : contrairement à la théorie de la dépendance, la hiérarchie de l'économie mondiale n'est pas figée et les pays du Sud ne sont pas condamnés au sous-développement ; contrairement à la théorie néolibérale, les gagnants de la mondialisation sont les pays qui n'en ont appliqué que partiellement les règles et ont disposé d'une marge d'action suffisante pour opérer une intégration stratégique à l'économie mondiale. En cherchant à identifier qui, dans le monde en développement, sont les gagnants et les perdants de la mondialisation, cet ouvrage analyse les causes et les origines historiques des inégalités Nord-Sud, l'émergence du Tiers-Monde et des théories du développement, l'impact de la mondialisation sur les marges de manoeuvre politiques des pays en développement et les implications du décentrage progressif du "système-monde" vers un ordre mondial de plus en plus multipolaire, au fur et à mesure que le centre de gravité de l'économie politique mondiale bascule des pays occidentaux vers l'Asie orientale. Il aborde ainsi le développement en tant que question majeure d'Economie politique internationale.
En ce début du XXIe siècle, la coopération au développement fait face à une vague de critiques remettant en cause son efficacité et sa légitimité. Le paradoxe est que cette hypothèse survient à une époque où l'on assiste à une vague néo-développementiste sans précédent dans les pays en développement. Le basculement du monde engendré par le développement de la Chine et des autres pays émergents a débouché sur une baisse significative de l'extrême pauvreté et des inégalités Nord-Sud. C'est ainsi au moment où les politiques de développement enregistrent leurs résultats les plus probants que la mort programmée de la coopération au développement est annoncée. À cette aune, si son approche traditionnelle semble bel et bien obsolète, la coopération au développement n'est pas pour autant en crise terminale : c'est sa géographie qui se transforme. Tous les enjeux mondiaux du XXIe siècle siècle sont liés au développement et nécessitent un renforcement de la coopération internationale. Malgré de cuisants échecs et une histoire tourmentée, la coopération au développement se voit ouvrir de nouveaux horizons : son principal défi consiste à adapter sa boussole aux enjeux d'un monde en mutation.
A l'ère du dérèglement climatique, des inégalités et des pandémies, la libéralisation commerciale ne peut plus être considérée comme une fin en soi. L'heure est à l'échange durable, qui consiste à faire du commerce international un moyen au service de l'emploi, du climat, de la santé et, in fine, de la démocratie. Après une description des gagnants et des perdants de la mondialisation et une analyse critique des théories du commerce international, ce livre détaille comment mondialiser les normes sociales et environnementales, désarmer les tribunaux d'arbitrage, promouvoir un juste échange, partager les technologies et refonder l'Organisation mondiale du commerce. Le choix ne se limite pas au libre-échange ou au repli protectionniste : l'échange durable peut transformer le commerce mondial en un puissant levier de réduction des inégalités, des émissions de gaz à effet de serre et des épidémies.
Quelles sont les déséquilibres et les ruptures que révèle la pandémie ? Comment prévenir les crises et s'adapter à l'ère des pandémies et des dérèglements climatiques ? Comment faire reposer la reconstruction des sociétés post-Covid sur des modes de production et de consommations durables ? Comment financer un Green New Deal planétaire ...
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C'est dans le double sens de la formule "â¯Le corps à l'oeuvreâ¯" que réside l'originalité de l'ouvrage. Il s'agit aussi bien de mettre l'accent sur le fait que c'est le corps de l'écrivain ou de l'artiste qui fait effectivement oeuvre, qui est au travail dans le processus créatif, que de penser la création comme un trajet qui va du corps jusqu'à l'oeuvre réalisée, puis l'oeuvre reçue, lue, vue ou écoutée.
Cet essai examine la discrétion comprise comme vertu sociale essentielle dans une société décente: elle est étudiée non pas en tant que qualité morale individuelle, mais comme un concept social qui permet de penser les phénomènes d'invisibilité sociale choisie, et non seulement subie. La discrétion caractérise les grands esprits, qui construisent leur oeuvre dans l'ombre et le silence. Ils préfèrent la patience du penser à la fébrile agitation de l'opinion médiatique. Et si cette sagesse se transfusait un peu à tous les citoyens...